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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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même a, a 1 , a* , < 1 + , &c. On dit aussi la /or-mation des équations.

FORMATRICE, adj. f. Formatrix. Terme de Physique.Les anciens Philosophes admettoient une venu for-matrice qui donnoit la forme à tous les corps.FORME. f. f. Forma. Terme de Physique. C’est, selonAristote, le second principe, qui, étant joint à lamatière , compose tous les corps naturels. La formed’un être, est ce qui le fait être en particulier ce qu’ilest, & qui le rend différent de toute autre choie. Roh.fCr* Ce qui détermine la matière à être telle ou tellechose. La matière est fulceptiblc de toutes sortes deformes. Chaque corps a une forme qui lui vient del’arrangement ôc de la configuration de ses partiessensibles Sc insensibles.

La forme & la figure diffèrent, en ce que la figureest la disposition des parties extérieures du corps,au-lieu que la forme est la disposition des parties in-térieures , par laquelle un corps est déterminé à êtrece qu il est, Sc distingué de tout autre. La forme estessentielle au corps ; la figure lui est accidentelle.fjGT Dans l’ancienne Philosophie, pour expliquer lesopérations des bêtes, qui paroiffent sentir Sc pensercomme nous, fans leur accorder une ame spirituellecomme la nôtre, on avoir imaginé je ne lais quelsêtres mitoyens , qui n’étoient, ni madère, ni esprit,des êtres matériels, mais qui n’étoient pourtant pasmatière, auxquels on avoir donné le nom At formessubstantielles , Sc dont on avoir fait l’amc des bêtes.Cette opinion, toute absurde qu’elle est,étoit regar-dée comme un article de foi dans les Ecoles. Desearresosa faire main-baffe fur les formes substantielles , silong-temps respectées, Sc prétendit prouver que lesbêtes n’étoient que de pures machines, dépourvuesde sensations dont ellcs^n’ont que les apparences.Mais pent-on proposer sérieusement une idée auiìlrévoltante ì Voyez Automate Sc les articles relatifs.Forme , en termes de Théologie, íê dit d une des pat-ries essentielles des Sacremens, qui leur donne l’êtresacramentel. Cc sont les paroles que le Ministre prononce en les conférant. Forma. En quelques Sacre-mens la forme est absolue Sc indicative, en d’autresdéprécative. Les Pères Sc les anciens Théologiensdisoientque les Sacremens étoient composés de chosesSc de paroles, sseà & verbis. Guillaume d Auxerreest le premier qui, au commencement du XIII e siècle,sc soit servi des noms de matière Sc de forme , quisignifient la même chose. Les paroles, je te baptise,&c. sont la forme du Sacrement de Baptême; l’eauen est la matière.

Forme sc dit, en termes de Théologie, au même sensqu’en Physique, pour ce qui constitue une chose, cequi la fait être ce qu’elle est. Ainsi l’on dit la forme Ihypostatique de chaque Personne Divine. Voye £Hypostatique. On concoií les formes hypostari-ques comme quelque chose d’absolu, Sc c’est la mê-me chose que pcrionalité.

Forme est aussi l’apparenceextérieure de tous les corps,Sc ce qui en dispose les parties selon leur quantité’étendue en longueur, largeur Sc profondeur. Ainsion dit qu’un corps est de forme sphérique, cylin-drique; que les Diables se font voir en mille étrair-ges formes; que l’Ange apparut à Tobie (oush formed’un voyageur. II n’est point de forme sous laquellel’amour ne se déguise pour s insinuer dans un cœur,non pas même celle de la raison Sc de la vertu. S.Réal. On emprunte des attraits, lorsqu on auroithonte de se montrer sous fa véritable forme.

fcy Dans cette acception, la forme, dit M. l’AbbéGi-

rard, naît de la construction, & résulte dc Tarran-gement des parties. Le conducteur de 1 ouvrage larend plus ou moins naturelle , selon qu il sait réglerson imagination, au-lieu que la figure naît du des-sein , & résulte du contour de la chose. L’autem duplan la fait plus ou moins régulière , félon qu’il estcapable de justesse. Le coup d’œil détermine pour laj figure ,• il ne s’agit que de savoir juste. L’espcce règle laforme j il faut y assujettir le goût.

IgrCe mot deforme, pris au figuré» se dit particu-

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' fièrement à l’égard du cérémonial. C’est ainsi qué l’otïdit que la forme devient souvent plus elíenticlle quele fonds. Voyey encore Façon Sc Figure.

C’est dans ce sons que les Peintres, les SculpteursSc les Graveurs emploient le mot de forme , poursignifier l’idée générale des surfaces , des contoursdes objets. Imiter, non-seulement les jormes géné-rales des objets, mais encore les formes particulièresSc caractéristiques, c’est dessiner la nature.

Ce mot vient du Latin jorma, qu’on prétend ve-nir par métathèso du Grec

Forme, terme de Mécanique, qui est en usage darisplusieurs arts; il signifie quelquefois un moule, unmodèle , Sc fe dit particulièrement de ceux des sou-liers Sc des chapeaux, dçs bas, d’un luth, d’une gui-tarre, Sc. même il le dit de la figure qu ils ont ac-quise fur le moule. Remettre un chapeau en jorme.Mon Cordonnier a fait faire une forme exprès pourmoi, pour me chauffer. La. forme de ce soulier estcorrompue.

Forme , se dit particulièrement en termes de Chape-lier dc la partie du chapeau qui est élevée au-dessusdes bords, Sc dans laquelle entre la tête. La modedes chapeaux change souvent par la forme , qui esttantôt haute Sc tantôt basse ; Sc par ses bords, quisont tantôt grands Sc tantôt périr s. Molière dnns sonMariage forcé , introduit plaisamment un l hiloso-phe Aristotélicien , disputant avec un emportementextrême pour savoir, s’il faut dire la forme , ou lafigure d’un chapeau.

On dit de mème la j"orme d’un soulier y la partie dedessus d’un soulier. C est dans ce sons qu’on dit que lajorme d’un soulier est gâtée, corrompue.

On appelle au Manège, la jorme , une dureté oUcalus qui vifntau paturon du cheval, entre la corneSc le boulet, fur les deux tendons qui fe joignenten cet endroit, Sc qui souvent 1 estropie. Soleisei-

Forme , se dit figurément en choses spirituelles Sc mo-rales de la manière d’crre , de parler, de fe compos-ter , d’agir, suivant certains usages , certaines règle 3établies. Cette République a changé la forme dc iongouvernement; c’est-à-dire, la constitution , f an-cien ordre. Observer les formes , se dispenser desformes.

Forme, Façon, manière de faire les choses. Modus ,ratio , formula. Ces lettres portent abolition d’un telcrime, en quelque forme Sc manière qu’il ait été com-mis. On ne voie guère de traités , dc testamens , dcdonations, où il ne soit dit qu’on prétend que le schoses se fallent en la meilleure forme que faire sepeut. On dit aussi: il a dit cela pat forme d’entretien*Il lui a rendu visite pour la jorme : c’est-à-dire >par manière d’acquit.

Forme, en termes dc Jurisprudence , se dit de cer-taines règles établies parles Ordonnances pour se> reles procédures de Justice ; Sc en ce cas il est opposesfond & à la matière dont il s’agit. On a examine Wforme : il faut venir au fond. Il faut qu’il y ait ou-verture de Requête civile dans la forme, avant Çl úíd’être reçu à contester fur le fond. C’est une maxse ieau Palais, ' que la forme emporte le fond : la ff'xime directement contraire devroit être véritab* *La Br.

Et dans Vamas confus des chicanes énormes,Ce qui fut blanc aufond, rendu noir parles

Là-dejfus au fond des forets,

Le loup Vemporte , & puis le mange,Sans autre forme de procès. * La Font*

|fT Forme authentique , forme exécutoire , forme Pbante. Voyr$ ces mots. ., 0ll

Informé judiciaire; c’est l’ordre & le style c l u ^ tC eobserve dans la procédure Sc dans les jugement-forme doit être beaucoup plus exactement oen matières criminelles qu’en matières eseise '

En termes de Chancellerie Romaine,des provisions en forme gracieuse, celles q ul p^jiéc*

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