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pcdiées ensuite d’une information devie 5c mœurs,faite fur les lieux ; de forte qu’on n’a pas besoin dansl’exécution d’avoir un visa de l’Ordinaire, comme encelles qu on appelle informa dignum.
On appelle un Arrêt en forme , un contrat en for-me , ceux qui font en parchemin, en grosse , signés& scellés en forme probante 5c authentique.
^En ce sens, on le dit de toutes les autres chosesou il y a quelques règles- d’agir établies, soit par lesprincipes d’un art, soit pour des précautions qui fonta prendre, fort simplement pour la bienséance. Ainsion dit que les ennemis de la Médecine appellent lesMédecins, quand ils font malades, parcequ’ils veu-lent mourir dans les formes : que la recherche d’unefille, ou de son mariage, a été faite dans les formes ;pour dire dans la bienséance 5c la régularité.
On dit auffi qu’un Cavalier s’est battu dans lesformes , pour dire, fans supercherie-, qu’un Docteura été reçu dans les formes , pour dire, après avoircté examiné & passé par les dégrés ; qu’une ville a étéprise dans les formes, pour dire, après un siège ré-gulier. Ils fe font élevés par les formes jufqu’auxpremiers emploits de la République. De Choisi ;c’est-à-dire, par dégrés.
On dit en termes de Logique, qu’un argument esten forme; pour dire , qu’il est selon les règles que laLogique prescrit. Mettez votre argument en forme.Votre argument n’est pas en forme. La forme logi-que est la forme d’une opération de l’ame, faite se-lon les règles de la Logique; une définition, parexemple, faite en forme logique , est une définitionfaite lelon les règles de la Logique, & dans laquelleles réglés en font observées. Forme fyllogistique, c’esten particulier la forme que donnent à un syllogismeles réglés de la Logique , quand elles y font bien ob-servées. Toutes les Sciences ont emprunté de la Lo-S^ne ìz forme logique 5c ìa.forme íyllogistique. LesHérétiques ne veulent point àc\z forme Iyllogistiquel a Théologie, parcequolle les presse trop,qu’elle met plus leurs erreurs en évidence, 5 c leurote tous leurs faux-fuyans»
$3” Pour \zforme , façon de parler adverbiale, qui si-gnifie, afín d’obferver les cérémonies ordinaires, parmaniéré d acquit. Dicis gracia ou causa, d irai le voirpour la forme.
Forme , en termes de chasse, est le gîte d’un lièvre, oùil est couché tant la nuit que le jour ; & c’est d’or-dinaire entre deux sillons. Leporis cubile. Un lièvre enforme, au gîte.
On appelleauffi forme , le lieu où repose le renard.
Forme, en termes d'Oifeleur, est un espace de terréfur lequel un filet s’étend, & qu’il couvre, lorsqu onle fait jouer.
Forme. En termes de Fauconnerie ; on appelle toute:les femelles des oiseaux de chaste iesformes, & le:mâles s’appellent Tiercelets.
Forme , en termes de Menuiserie, se dit des sièges qufont dans les chœurs des Eglises pour asseoir les Pretres, les Chanoines & Religieux. C’est un rel Menuisier qui a fait les formes d’une telle Eglise. DiCange dit qu’on leur a donné ce nom, à caule qu’;leur dos il y avoit plusieurs images de Sculpture o>de Peinture, qu’on appeloiten Latin Forma , typusC’est ce qu’on appelle stales dans un chœur.
C’est auffi un banc étendu en longueur 5c fans doífier, qu’on transporte & qu’on range dans les lieu:ou l’on veut faire asseoir plusieurs personnes; 5c iest quelquefois garni de bourre, ou de crin, 5c couvert de tapisserie, ou d’éroffe. Du Cange croit quse nom a ete emprunté à formis Monachorum.
Dans la vie de S. Guillaume de Rofchild, on tronvforma , pour signifier le siège fur lequel un Ecclésiaitique , un Religieux ou Religieuse est astis au chœur& formula au même sens dans celle de S. Lupicin*1 Mars, n. 2, dans celle de S. Eugène, i Janviern '4 y 5c dans la Règle du Monastère de sainte CésaireJanvier, n.^/, la Religieuse qui préside au chœuíst appelée Primiceria , velformaria. Voyez les Ac,*orue If*
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Sancl. aUx endroits marqués, 5c Aprìl. T. I, p . 6 3 q ,
' F.& 641 D.
Forme, en termes d’Imprimerie, est une planche com-posée de caractères d’Imprimerie , selon l’ordre qu’ondésire, qui font enfermés dans un chalîìs de fer, 5cfur laquelle on tire les feuilles. Une feuille d’impref-sion est compoíée de deux formes. Il a fallu remaniercette forme pour la corriger.
Forme, terme de sucreries. On nomme ainsi des es-pèces de moules de terre, dans lesquels on met lesucre qu’on blanchit, lorfqu’il est prêt à prendre con-sistance.
Forme est encore le nom que l’on donne dans les Pa-peteries aux moules qui fervent à faire les feuilles depapier.
Forme , fe dit auffi parmi les paveurs. C’est l’étcn-due de fable qu’on met avant que de poser le pavé.Faire la forme. Remuer la forme. Fouiller k forme.
Forme est auffi l’éclisse , ou cercle de bois dans lequelon dresse les fromages de Gruyère Sc de Berne.
Forme, en ternies de Marine, est une partie d’un ar-senal fermé de murailles , où l’on fait la constructionSc le radoub des vaisleaux, dans laquelle on fait en-trer la mer par une écluse, quand les œuvres vivesfont faites, pour mettre par ce moyen le vaisseauà fiot.
Forme, chez les Chimistes. Ils entendent par ce mot, au-tant qu’il cstpoffible de le deviner ,ou l’efprit de l’Uni-vers, par lequel tous les corps naturels font produits,ou la faculté qu’ont toutes les choies de produireleurs semblables : ainsi la forme de l’homme est dansl’homme, 5c non dans autre chose ; la forme d’un ar-bre est dans un arbre; la forme d’un métal dans unmétal : ainsi du reste. Ruland entend par les formesdes choses, les influences qui leur viennent d’enhaut,le pouvoir, la force 5c les vertus occultes de toutesles substances. Dict. de James.
FORMÉE, f. m. Vieux terme de Coutumes, qui a ét Saboli; il signifie service qu’on fait pour les morts*Sacra pro mortuis , folemnes preces , parentalia.
M. DeLaurière conjecture que ce morde formée estdérivé de celui de forme, pareeque dans les servicesqu on fait pour lés Morts, il n’y a dans l’Eglise quela forme , ou représentation du defuntr
FORMÉES, terme de chasse. Il fe prend comme ad-jectif 5c comme substantif ; on dit des fumées for-mées , ou simplement des formées : on entend par cemot des fientes de bêtes fauves en forme de crotes dechèvre.
FORMEL, ELLE. adj. Qui donne la forme, qui faitqu’une chose est telle. Formalis , qui concerne laforme. La cause formelle fe jwignant à la matérielle,produit le corps , ou le composé.
En termes dogmatiques, on distingue l’objet ma-tériel d’une science, &r son objet formel. L’objet ma-tériel d’une science est k matière, les choses def-quelles elle traite. Ainsi l’objet matériel de la Logi-que font les opérations de l’ame; l’objet matériel dek Physique est k nature 5c toutes les choses natu-relles ;& l’objet matériel de k Théologie, c est Dieu& les choies divines. L’objet formel d’une science,ou d’un art est la raison, k qualité fous laquelle elleconsidère son objet matériel : car deux, ou plusieurssciences, peuvent avoir le même objet matériel ; maischacune le considère fous un rapport, ou qualité dif-férente, qui est son objet fórmel, Sc qui distingue cessciences Sc les spécifie. La Physique & k Logique*peuvent considérer les opérations de l’ame ; mais làPhysique les considère comme les actions d’un etre na-turel , & k Logique les considère en tant qu elles fontdirigiblesi Quand une science est purement spécula-tive, elle n’a qu’un objet formel, qui est la raison,ou k formalité fous laquelle elle considere son objet.Quand elle est spéculative & pratique , on lui distin-gue deux objets formels un qu on appelle ob)et for-mel fubquo, Sc 1 autre objet formel quoi. Le premierest celui dont nous avons parle jufqu’ici, c’est la rai-son fous laquelle elle considere son objet matériel,Sc en cela elle est spéculative; l’autre est k sortne
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