z6z FOS
pour y recevoir les excrémens humains. Fojsa cACa,latrina.
On dit proverbialement, qu’un homme a un pieddans la fojje , qu’il est íur le bord de fa sojse; pourdire, qu il est vieux, proche de fa fin. On dit auíïlmettre la clef fur la fojje de quelqu’un, pour dire,renoncer à ses biens, à fa succession, à cause d’u-nc cérémonie qu’on íailoit autrefois, de mettre ence cas les clefs de la maiíon & des coffres d’un dé-funt effectivement íur la fojje.
(Fosse. Bourg de TEvêché de Liège. Fqsa, Foffe. Ilest dans le pays d’entte la Sambrc & la Meuse, à unelieue de cette dernière rivière, Sc à deux ou troisdu Chastelet & de Namur. De Valois, Not. Gall.
x p. 623 , dit qu’on écrivoit autrefois Fojje , & au-jourd’hui, Fojs; que cependant Fojses au pluriel,feroit mieux, pareeque c’est en Latin Fojft. U y aun Monastère fondé parGertrude, fille de Pépin,Maire du Palais. Il s’appelloit d’abord Vosuenfe Mo-najlerium , puis en changeant \’F en F, Fojsense ,doit s’est fait Fojsa , & Fojs, ou Fosse.
Poire de Fosse, horte de poire qui est d’un goûtsauvage. La Quint. T. 7 , p. 234.
\ífT FOhSÉ. f. m. Folle plus ou moins large Sc pro-fonde, creusée pour enfermer un champ ou quel-que espace de terre, pour en défendre Feutrée, oupour l’écoulement des eaux. Foffa. La Flandre estun pays tout entrecoupé ácfofjes Sc de ouatergans.La crête d’un fojje.
- Ce mot vient de fossatum, qui a été employé parplulieurs Auteurs Latins. Mén.
En termes de Guerre, on appelle fossé, ce creuxqui est entre l’efcarpe Sc la contrescarpe, au-des-sous du rempart. C’est la profondeur qui entoureune place fortifiée. Il y> a des JoJJés eícarpés ,ou à fond de cuve, Sc d autres en talus. Les JoJJéssecs, ou fans eau, Sc les fojjes pleins d’eau, ontchacun leurs avantages. La largeur d’un fojfe doitêtre plus grande que la longueur du plus grand ar-bre : on la hit de quinze à vingt toises; fa pro-fondeur de quinze à vingt pieds. On a fait une des-cente dans le fojfe ; des travaux , des caponnièrespour défendre k fose. Un fojje revêtu est celui dontl’efcarpe & la contrescarpe font revêtues de maçon-nerie en talus.
Fossé d’Amintas. f. m. Terme de Chirurgie. Espècede bandage dont on fe fervoir pour la fracture dunez. Galien l’appeloit ainsi, du nom de Ion Auteur.
FOSSERÉE. f. f. Terme de Coutumes. Certaine éten-due de terre plantée de vignes.
FOSSET, f. m.'■Petit morceau de bois, brochette ser-vant à boucher le trou qu’on fait à un tonneau. Onécrit fausset. Voyez ce mot.
FQSSETTE. f. f. Diminutif, est un petit trou que lespetits enfans font en terre, pour y jetrer Sc y faireentrer des noix, des noyaux. C’est ce qu’ils appel-lent jouer a la Mette. Fojsula, scrobiculus.
On appelle auni fossettes , certains petits trousqui fe forment au menton Sc fur les joues en riantSc qu’on nomme dans le dogmatique le gelasin , dumot Grec n\ «r, qui signifie rire, ce qui rend unvisage plus agréable.
FOSSIGNY - . Faussigny.
AI- FOSSILE. Terme de Physique, adj. Sc subst. Com-me substantif, il designe toutes les substances qu’onrire du sein de la terre. Fossilia. Tous les métaux,rous les minéraux, font des fossiles. Ceux qui ontété formés dans la terre, comme les métaux, lespierres, &ç. font appelés fossiles natifs. Ceux quine lui font point propres, ou qui n y ont point étéformés, comme les coquilles, les plantes, les ani-maux, &c. qu’on y trouve souvent, font appelésfossiles étrangers. Un fofífk, les fossiles. Quand 'onemploie le mot de fojjile comme adjectif, on lejoint au nom des substances qu’on tire, pour les dis-tinguer d e celles qui fe trouvent ailleurs. Bois fos-sile. Ivoire fojjile. Coquilles fossiles. Fossilis.
On trouve en bien des endroits, dans la terre ,des fossiles , qui ont bien exercé la curiosité des
FOS
plus habiles Physiciens, ou Naturalistes, depuis quel- 1ques années. Ces fossiles font des postions pétrifiésdans des lieux fort éloignés de la mer, & fur lesommet des montagnes , des dents d’éléphant, deáos d’animaux qui ne fe voient que dans les paysdu midi, trouvés bien avant dans la terre en despays septentrionaux, des coquillages jusques dansle centre des carrières, ó’c. Quelques-uns préten-dent que ces coquillages font de vraies pierres.Mais, i°. les coquillages qui fe trouvent fous terre,conviennent en tout avec les coquillages de mer ,leur forme, leur substance, leur grandeur, ù'c. fontles mêmes. z°. La substance- de ces fossiles diffèreessentiellement de la substance des pierres. Il estvrai qu’on les trouve quelquefois couverts d’unematière minérale, qui s’est insinuée peu à peu dansles pores ; mais il est facile de distinguer cettematière de la substance même des coquillages.Quelques autres Naturalistes ont voulu prouverque ccs fossiles y Sc tous les autres corps étrangersqui fe trouvent dans la terre , comme les os desanimaux terrestres, les arbres, les plantes, áx. yont été enfouis au temps du déluge universel, SCque la matière bitumineuse qui fe trouve principa-lement dans les lieux aquatiques, où les sels quifont dans la terre, les ont pénétrés, conservés dansleur entier, & quelquefois pétrifiés. Il y en a quiprétendent que les coquillages qui fe trouvent dansles terres, Sc jufqu’au íommet des plus hautes mon-tagnes , n’ont pu y être portés par les eaux mêmedu déluge; pareeque ces animaux aquatiques, parla pesanteur de leurs coquilles, demeurent toujoursau fond de l’eau, & ne fe meuvent jamais qu’ensillonnant la vase ; mais ils pensent que le séjourd’un an que les eaux du déluge, devenues salées parle mélange de celles de la mer ont fait fur la terre,peut avoir fait naître des coquillages de différentesefpeces en disterens climats; Sc que la salure uni-verselle des eaux, est la cause de la rellemblancóqu’ils ont avec les coquillages de la mer. Les étangsque l’on forme tous les jours par la rétention deseaux de pluies, ou de fontaines, en produiíent dedisterentes espèces. Quelques autres disent que leseaux de la mer, des rivières, Sc celles qui tom-bèrent du ciel, bouleversèrent tout le globe de hterre, de même que la Loire & les rivières qui rou-lent (ur un fond sablonneux, bouleversent tous leurslabiés, & même les terres, dans leurs crues Sc leursdébordemens; que dans ce bouleversement, ellesont enterré là des coquilles, là des poissions, là desarbres, Sc les autres choies qu’elles y trouvoienGou qu’elles y entraînoient. Voye\ le Journ. des í>av.171J, p. 15) Sc fuiv. Sc les Mém. de Trev. 17 sp. 34 & fuiv.
Mais personne n’a mieux expliqué ce sentiment,que M. Woodward, dans son Histoire naturelle dela terre, publiée d’abord en Anglois, traduite en-suite en Latin par M. Scheufchzer, Professeur elïMathématique à Zurich, & imprimée en 1704, f° aSle titre de Geographia Physica , mise ensuite entin par l’Autcur même , beaucoup augmentée, fimprimée à Londres en 1714, fous le nom de A'jjturalis historia/ Telluris , illustrata 6' aucla , & c 'prétend que toute la masse de la terre ayant été mfoute par les eaux du déluge, il íe forma eníu 1 ^une nouvelle terre dans le íein de ces eaux, c0 /sspoíée de disterens lits, ou de diftérentes c °f C -i cde la matière terrestre, qui nageoir dans ce “ UI u *Sc que ces couches s’arrangèrent les unes íur k s ‘tres, à peu près suivant leurs divers dégrés dc Pfanteur ; enforte que les plantes Sc les . a ss l ^ 0 j en tíur-tout les poissons & les coquillages, qui n a u „point encore été dillous comme le reste, rjlròrcnt confondus avec les matières minérales v 7 ^fies, qui les ont conservés dans leur cntlCs r ’ e jH-du moins qui en ont retenu les diverses emPres, soit en creux, soit en relief. Voye{ aDéluge. i e yt
M. Camérarius, qui a attaqué le sentiment"