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Woochvard , remonte plus haut que lui, Sc suppose,i u . que la plupart des coquillages que Ton tire au-jourd'hui de la terre, s’y font placés avant le dé-luge , c’est-à-dire, lorsque dans la création du mon-de, Dieu sépara la terre des eaux. z°. Il íoutientque lans recourir à la dissolution de la terre parledéluge, on peut supposer que la plupart de ces co-quillages qu on tire des mines, s’y íont gliílés parles fentes & les crevasses qui arrivèrent à la terre,après que les eaux qui l’inondoient, lc furent re-tirées. j 0 . Que quelques inondations particulièresont pu entraîner ces coquillages dans les lieux oùnous les trouvons. 4 0 . Que la mer, par des conduitssouterrains, a pu poulïer la plupart de ces corpsdans ces lieux. 5 0 . Enfin, que Dieu a créé parmiles fossiles Sc les minéraux, divers corps, ou pier-reux, ou métalliques, tout semblables aux végé-taux Sc aux animaux que nous voyons fur la terreSc dans la mer.
M. Woodward répond à toutes ces suppositions,i°. qu il n est pas vraisemblable que Dieu eût crééà la fois un aussi grand nombre de coquillages dela même espèce, qu’on en trouve, Sc cela unique-ment dans la vue de les détruire ii peu de tempsaprès ; que parmi les coquillages fossiles de mêmeespèce, on distingue aisément leurs différons âges,tk qu’on en remarque fur-tout un grand nombrequi parodient précisément tels qu’on les voir auprintemps, saison où commença le déluge; qu’ou-tre ces coquillages, on tire de la terre des os dequadrupèdes, des plantes Sc des arbres d’une.gran-deur extraordinaire, & qui ne font point du nom-bre des aquatiques ; qu’enfin , les eaux furent sé-parées de la terre le troisième jour, Sc que toutesces choses ne furent créées qu’après, Sc les poissonsmême feulement le cinquième. i°. Que dans la se-conde supposition, ces coquillages seroient disposésperpendiculairement, Sc non pas horizontalement,comme ils le font toujours ; qu’on en trouveroitquelques-uns dans les fentes de la terre , ce qui estlans exemple; ou h l’on y en trouve, le coquillageest rompu & corporisié de part Sc d’autre, ce quimontre qu’il étoit dans la substance même de lapierre avant qu’elle se fût fendue. 3 0 . Que l’on n’aaucune connostíànce de ces prétendues inondationsparticubères; qu’clles n’auroicnt point transporté enAngleterre Sc en d’autres lieux d’Europe, des coquil-lages d'Aménque, certains cerfs du même conti-nent , des éléphans, des pins & des sapins d’unegrandeur énorme, arbres qui n’ont jamais cru enAngleterre. D’ailleurs, il faut que ces inondationsaient monté juíqu’au sommet des plus hautes mon-tagnes, Sc par conséquent, elles n’ont pu ctre quegénérales. 4 0 . Dans la quatrième supposition, il fau-dra dire que Dieu a voulu créer dans les entraillesde la terre, non-seulement tous ces différons corpsen entier, mais encore les différentes parties sépa-rées, & de simples fragmens de ces mêmes parties ;un morceau de coquille, par exemple, une feulepièce d’un coquillage, qui en a deux; un coquillage vide du poisson qu’il devoir contenir; des barbes de ble fans épi, des fragmens d’écorce de cèdrefans bois; des morceaux de cuir de bœuf, fanschair fans os; des peaux humaines fans corps;des bras tk des jambes fans tronc ; un os fans lèreste du squélette ; une dent furs la mâchoire, &c.Car la terre récèle dans son sein toutes ces sortesde productions. De plus, les coquillages fossiles ont,avec les coquillages de la mer, des rapports essen-tiels, Sc qui ne font pas seulement de la ressem-blance extérieure; car, par l’analysc, les uns &les autres donnent également du sel marin. D’ailleursquel hasard heureux fait trouver parmi les dentsfossiles des poissons, des dents qui. paroissent uséesprécisément comme le sont quelques-unes de cellesqui se tirent des mâchoires des postions effectifs &dont on veut que les premières ne soient que desreprésentations î Enfin, dans le coquillage appeléPourpre, est un poisson qui, par le moyen d’unc
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langue allez longue, Sc dont l’extrcmité est osseuseSc sort aiguë, perce les autres coquillages, Sc entire les poissons pour íe nourrir. Or, l’on trouve ,en creusant la terre T plusieurs de ces coquillagespercés, Sc tout semblables à ceux que les pourpresont percés dans la mer. Artribuera-t-on cette res-semblance à un jeu de la nature ì Voilà le précis dece qu’on a écrit de meilleur fur cette matière.
|CT Les Anciens, pour expliquer un point de Physi-que auílì embarraffant, avoient simplement ima-giné que la mer avoir autrefois occupé le continentque nous habitons.
tJCT M. deBuffon attribue à la mer qui a long-remps cou-vert toute la terre, les bancs de coquillages qui se trou-vent dans les montagnes & dans les vallons; les fosfi-,les, Scc. Voy. son Hifloire Naturelle, Tome I.
FOSSOMBRONE. Ville Episcopale de l’Erat de l’E-glise en Italie. Foffumbrunum. Elle est dans le Duchéd’Urbin, à trois lieues de la ville de ce nom, dontson Evêché est suffragant. Fosfombrone a été bâtides ruines de l’ancicn Forum Sempronii , qui étoità cinq cens pas de là, & qui fut détruit par les GothsSc les Lombards. Hoffman l’appclle en Latin Fos-sumbron , Fosfombrone , FosJ’umbruno. Fosfombrones’est fait par corruption de Forum Sempronii. Long.
3 0 .d. 2 S m. lat. 43 d. 42 m.
FÓSSOYER. v. a. Fouir, creuser en terre, faire desfosses, des fossés, enclore un champ, un héritagede foliés. Foveis circumdare 3 fodere , circumfodere.Cette maison a été autrefois fosoyée. II a été ordon-né de faite fosfoyer les bois, quand on en a de con-tigus à ceux du Roi, pour les séparer.
Fossoyer une vigne, la fouir. Vitem fossione exer-cere , ligone proscinderet fodere.
FOSSOYÉ, ÉE. part. Sc adj. Qui est entouré de fossés^Foveis circumdatus , cinclus , munitus. La principaleforce d’une place, c’est d’être bien fosfoye'e.FOSSOYEUR, f. m. Celui qui fait lés fosses pour en-terrer les morts. Fossor. Que pourroit-on faire d’unsi malotru animal, si on n’en fait un Fossoyeur?Ablanc. Ducange dit que le premier dégre des Ec-clésiastiques , chez les anciens Chrétiens, étoit ce-lui de Fossoyeur , lequel avoir foin de 1 inhumationdes Fidèles, à l’exemple de Tobie. Voy. Fo s s aire.
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FOTA. f m. Terme de Relation, autrement Pechte-mal. C’est un tablier rayé de blanc & de bleu, dont lesTurcs fe couvrent au bain. Ventrale } prs.cinclorìum.FOTAS, f. m. pi. Sorte d’hnbillemens dont aimentà íe parer les femmes de 111 e de Java, <Se qui y fontapportés tout faits de la côte de Coroniandel deBengale Sc de Surate. ’
FOTERNE. f. f. Espèce d’Aristoloche. Foyer Aristo-
IOCHE.
FOTHÉRINGÉ , ou FQDRINGAYE. Château d’An-gleterre ,. Fotringaium , Fodringamum. Il est dans leComte ae Northampton, entre la ville de cc nom& Petersbourg, fur la rivière d’Avon. C’est à Fo-therìngé que Marie Stuard fut si long-remps P s i"sonnière , Sc enfin, décapitée l’an 1387.
FOTIE. Voye ^ Foi a.
FOTOQUE. f. m. Dieu du premier ordre chez les Ja-ponois. Fotoques , Deus majorum Gentium apudLapones. Les Japonois ont deux ordres de Dieux.Dans le premier font les grands Dieux, de qui ilsespèrent les biens de la vie future. Ce íont ccux-laqu’ils appellent Fotoques. Dans le fécond ordre íontceux auxquels ils demandent les biens de c « tev ie,la famé, des enfans, des richesses, &c. Xaca Sc Airu-da íont Fotoques. Massée, Hs- d fs ^ 3 L E
L’Auteur de l’Ambassdes Hossau Japon, P I,P. 216, dit que les Garnis & les Fotoques ne fontque des Dieux subalternes; que ce font de vatllanshommes qui fe s»nt acquis beaucoup de gknrc parleurs belles actions, ou par les belles choses qu’ilsont inventées pour Ie bien de leur nation , & qu’ils11’oiir d’emploi que celqi de donner des bénédictionstemporelles; au lieu que les premiers Dieux étoient