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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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I

béé

FOU

grande puissance dont on doit redouter les effets. Onle dit du courroux de Dieu Sc de Imdignation desSouverains. C est dans ce sens qu on dit dans le stylenoble ou dans la Poésie que les prières appaifent Dieu,& lui arrachent la foudre ou le foudre des mains.

Sape Jovem vidi, tunc cum sua mittere velletFulmina, thure dato,sustinuisse manum.

Les Dieux punissent la-fierté.

Ilnejl point de grandeur, que le Ciel irriteN’abaisse quand il veut , & ne réduise en poudre;Mais un prompt repentirPeut arrêter la foudreToute prête à partir. Quin.

jp* On dit de même que le Prince est en colère, 5c quela foudre est prête à tomber. Cc Prince lève une ar-mée nombreuse. On ne sait encore sur qui tomberaJa foudre.

Et tandis que ton bras des peuples redouté ,Va , la foudre à la main , rétablir J équité.

Boil.

On appelle aussi figurément \es foudres du Vatican,les excommunications qui viennent de la Cour deRome, Sc les foudres de l’Eglise en général, toutesies excommunications. Il a été frappe des foudres dei’Eglise. Patru. On dit aussi que l’exhércdation est1a foudre dont les Pères se servent pour punir les cn-fans qui manquent a leur devoir. ,

On appelle aussi dans un sens figuré un grand Gé-néral , qui a donné des preuves d'une valeur extraor-dinaire , à laquelle rien ne résiste, un foudre deguerre , Sc un grand Orateur, un foudre, un torrentd’éloquence. On a pris cette expression des Latins ,qui ont dit, fulmen eloquentis, verborum , orationis ,duo fulmina belh. Les Grecs ont dit la même chose dePéricles, &c. En ce sens le mot de foudre ne peut ja-mais être que masculin.

On dit proverbialement qu’un homme se fait crain-dre comme h foudre, lorsqu’il est violent, qu’il me-nace Sc bat (ouvent ; qu’un homme, qu’un cheval,qu’un navire va vîte comme ìo. foudre , lorsqu’il courtou qu’il se meut avec grande impétuosité, ££r Ce motvient dc fulcrur. MÉn. Icquezle dérive àefudra, motde la langue des Cimbres, où ce mot signifie cha-leur, mouvement rapide. Fudra , dans la ìneme lan-gue , signifie brûler, être porte avec rapidité.

Foudre, f. m. est aussi un grand vaisseau contenant plu-sieurs muids de vin dont on se sert en Allemagne,qu’on ne vide point, & où l’on met toujours du vinnouveau fur le vieux. Les Allemands appellent fou-dres certaines tonnes prodigieuses dans lesquelles ilsconservent leurs vins. Ces vaisseaux íont si grands,qu’on y delccnd par des escaliers, & si proprementfeints ôc ornes au-dehors , qu’il (emble que cesoient lesjpalais & les maisons de plaisance de Bac-chus plutôt que des tonnes. Les grands Seigneurs Scles Evêques mêmes se piquent de faire construire deces vaisseaux pour La commodité du public & le sou-lagement des bons biberons. De Vig. Marv. CetAuteur rapporte, T. II, p. r pi, une inscription quise lit sur la porte d’un de ces foudres , que le PrinceSc Archevêque de Saltzbourg a consacré à l’immorra-lité Dans les guerres que nous avons eues fur leRhin Sc au delà, rien n’a plus irpté les Allemands,que la hardiesse que nous avons eue de brûler leurs

foudres. Id. r ,

fOUDRIER. v. a. Vieux mot. Foudroyer.

FOUDROIEMENT, f. m. bxcidium, fulminatio, ever-fio. Action par laquelle une choie est foudroyée. Lefoudroiement des Géans. U foudroiement de Fhaéton.L e foudroiement de cinq villes a caule de leurs abo-minations.

^FOUDROYANT, ANTE. adj. Qui foudroie. Fulmi-nans.' On dit poétiquement, Jupiter foudroyant, Scfigurément, bras foudroyant , épées foudroyantes ,

FOU

canon s foudroyans , bombes foudroyantes. Périclesétoit appelé un Orateur foudroyant. On dit des re-gards foudroyans , des yeux foudroyans , pour dire,1 des regards terribles, des yeux pleins de colère. At-tila jettoir çà Sc là des txûháes foudroyantes , quiportoienr la crainte dans l’amc des plus intrépides.Maim. Dans une extrême dilerre d’eau que M. Au-rèle souffrir en Germanie , une Légion Chrétienneobrint une pluie capable d’étancher la soif de sonarmée, Sc accompagnée de foudres qui épouvantèrentses ennemis. Le nom de foudroyant fut donné ou con-confirmé à la Légion par ce miracle. Bossuet. Çemot est plus de la poésie que dc la prose.

FOUDROYANTE. 1. f. Terme d’Artificier. Sorte defusée qui imite la foudre.

FOUDROYER, v. a. Frapper dc la foudre. Fulminare ,fulmina jacere , torquere , jaculari. Les Titans furentfoudroyés par Jupiter, à ce que dilent les Poètes.Foudroyer les mechans. Ablanc. Tu labiés impunisles parjures, Sc tu t’amuses à joudroyer les chênesSc les rochers. Id. Ce mot ne s’emploie au propre quepour exprimer qu’un homme a été frappe de la fou-dre en punition de ses crimes, Sc d’une manière quimarque un effet visible de la justice divine. Autre-ment on ne dira point qu’une Eglise a été foudroyée,pour désigner un accident ordinaire Sc naturel. Bouh.Cette remarque est vraie, soit qu’on parle dans lesfentimens de la véritable Religion, soit qu’on parledans lc système de la Fable.

Voyet{ au mot de Foudre, l’ctymoîogie d e fou-droyer.

Foudroyer signifie figurément, battre une ville enruine avec des canons, bombes Sc autres machines.Ce bastion fut foudroyé Sc mis en poudre en trois jours.L’artillerie a joudroyé rous les travaux des ennemis.

Foudroyer signifie aussi figurément, renverser, rui-ner, terrasser. Dieu foudroie toutes nos grandeurs»& les réduit en poudre. Boss. C’est l’anathême dontil fut foudroyé. Pat. L’Egliíe a foudroyé les erreursde Pélage. Port R.

On le dit aussi en matière d’éloquence. Cer Ora-teur a foudroyé , a détruit toutes les raisons de f 011adversaire.

Foudroyer sc dit quelquefois seul Sc absolument p° ustempêter, faire du bruit, tâcher, par de grands ef-forts , de venir à bout dc quelque chose. Il s’est résolude vous laisser foudroyer Sc tonner seul. Cost ard-tonne ,i\ foudroie, il mêle le ciel & la terre.?AT. pffrant qu ils tonnent, ôc qu’ils foudroient, pour ainsire, souvent leur ardeur vient mal à propos à s’éreirr-drc. Boieeau , parlant de Pindare Sc de Sophocle. 1menace, il foudroie , il crie, il saitdu bruit. Vm>.

FOUDROYÉ, ÉE. part. Frappé de la foudre. Ictus, taïï u ^.fulmine. Un launer foujjtíQyé a passé autrefois P° uun pïodige. ? > -T ^ .

03" Corneille a dit dans Pompée foudroyé fous lc f* 1 'C’est, dir Voltaire, une dc ces figures fausses» undc ces images incohérentes qu’on ne peut adiT>e ctie 'Un faix ne foudroie pas. <

FOUÉE. í. f. Sorte de chasse qui se fait la nuit à ladu feu le long des haies avec des ravaux. Quelq ueuns disent a la foie. ^

Fouée. s. f. Terme populaire, qui signifie leso u d ^four qu’on chauffe. Le peuple appelle une gal et ^ nSla jouée , celle qu’on jette à la gueule d’un soff ^le temps qu’on le fait chauffer pour cuire le P atí! ’f 0 ntmères des gens du commun qui vont au sou r »cuire des galettes à la fouée pour leurs enfai lS * £, C (J

FOUÈNE. Terme de Pêche. Instrument à pêch es * ^ slU tun fer à quaue ou cinq piquans, emmanche’ 1a , ud un bâton. fíCF On l’appcllc aussi anfou ol V- J qii’il 9Pêcheurs dardent cet instrument íur les poim” 1 to r-apperçoivent pendant la nuit à la faveur dche ou de brandons de paille. slll i

C’est aussi une forte de gland ou noisette, ^ jjrle fruit ou semence de l’arbrc appelé hêtre-mieux faine ou faynt. rît 9

FOUET. f. m. Prononcez soit ; il en est de

dérivés fouetter, fouetté, fouetteur, fouetté

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