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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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2 7 o FOU

pallions délicates. Id. La foule plaît dans uia certain .âge, où l’on aime à íc répandre. S. Evr. On se sou-tient mal dans la foule par les qualités de l’esprit,contre les avantages du corps. Id.

On dit figurémenr, qu’un homme s’est tiré de lafoule j pour dire , qu’il excelle dans quelque chose,qu’il s’est tiré du commun. Foule, en ce sens, signi-fie le vulgaire, le commun du peuple, parcequ’ilfait le plus grand nombre. Ceux qui briguoient lescharges à Rome, fiattoient le peuple., Sc tâchoientde'plaire à la foule. S. Evr. La foule ne juge quepar les apparences. Bell. Jc me soucie peu des ap-plaudilsemens de la foule. G. G. Les Grands s’accou-rument dés leur enfance à íe regarder comme uneespèce séparée des autres hommes : leur imagina-tion ne les mcle jamais dans la foule du genre hu-main : ils font toujours Comtes ou Ducs à leurs yeux,& jamais simplement hommes. Log. On dit aussifigurément une foule d'aidaites, de raisons, dc pen-sées , c’est-à-dire , une multitude d’affiircs ,de rai-sons , de pensées. Ac. Fr. (fT II ne faut pas pro-poser des préceptes en foule aux jeunes gens : celane sert qu a charger la mémoire &à embarrasser l’es-prit. Port-R. La foule des visites l’accable.

Foule. Action de fouler. U íe dit de la préparation desdraps, des laines, des chapeaux, qu'on leur donneen les foulant ou prellant, pour les rendre plus fer-mes. Tritura, desquamatio _> politio. Il en coure tantpour la foule d'une pièce dc drap.

A? FOULE, ou FOULOIR, se dit aussi chez les Cha-peliers , d’une espèce de table íur laquelle ils fou-lent leurs chapeaux. Ils appellent aussi foule , pluscommunément soûlerie, ou batterie, Batelier où l'ontravaille z fouler les chapeaux. Ils diíent, il faut por-ter ces chapeaux à la foule.

En termes de Marine, on appelle mât de fouleSc vergue de foule le mât & la vergue du mât de Bar-rière ou l’artimon. On dit aussi, mât & vergue dc fou-gue. -Foyers Fougue.

Foule , signifie aussi surcharge, oppression. J)amnum ,vexatio. Le Roi ne donne point de privilèges quiaillent à la foule de ses sujets. Les longueurs desprocédures vont toujours à la foule des parties. Ceterme, en ce sens, n’est pas usité.

En foule, a la foule. Confertim. Sortes d’adverbes,qui signifient, en se prellant, en grand nombre, engrande quantité, en multitude. Tout le monde sor-tit en foule au-devant de lui. Ils entrerent à la fou-le. Les pensées, les raisons lui venoient en foule.Ce Prédicateur est fameux, on y va à la foule.

On dit proverbialement, se mêler dans \a foule,pour dire, profiter dans le trouble Sc dans la con-fusion.

FOULÉE, f. f. Terme de Vénerie. C’est la marque ,ou legere impression que fait le cerf íur l’herbe,lui les feuilles íur íe (able, qui indique fa trace.On 1 appelle aussi foulure. On connoît le cerf parlesfoulures, c est-a-dire , par les abattues de broussiaillcs

faites par le bas ventre du cerf. P o me y. ffF

La

trace du pied fur l’herbe & fur les feuilles , s’ap-pelle proprement foulée, ou foulure,; fur la terrenette, voie, pour le cerf, le daim, le chevreuil ScIe lièvre; pifte, P our 1 £ loup Sc le renard; Sc trace,pour la bête noire. ,

Foulée f. f. Terme d’Architecture. C’est un giron demarche, ainsi appelé, pareeque c’est la partie qu’onfoule aux pieds. Frezier. . ,

îy-FouLÉE Terme de Chamoiieur, qm ligmfie unecertaine quantité de peaux de mouton ou de chèvre,auxquelles on a donne 1 huile, cO qu on a unies parpâtes, pour les faire plus commodément.foulerdans la pile du moulin a foulon. Dict. de Comm.Chaque pelotte est formée de quatie peaux.

FOULEIRE f f Feu d’artifice, & généralement toutfeu allumé , plus clair & plus qua lord,narre.Fouleire vient de focularia. Dc bons Dijonnois ap-prêtent bien à rite, lorsque faisant les beaux pat-ients, ils disent la foulière, la fumiste ,1a potemere,)a clercelière, &c. Glos s aire Bourguignon. Quand

FOU

cet article auroit été fait pour la Champagne, il neseroit pas plus juste. Non-seulement le petit peupley dit fouleire , mais il change en eire , presque rou-tes les terminaiíons en iere, Sc prononce, chaudei-re , lumeire, poujjeire, cheneveire, rìveire, civeire ,au lieu de chaudière , lumière, poussière, chenevière,rivière , civière.

FOULER, v. a. Rrester fortement quelque choie quine résiste pas beaucoup à la pression, íoit avec lesmains, íoit avec les pieds, soit d’une autre manière.Premere , conculcare , calcare. Fouler l’herbe, foulerun lit. On foule les draps dans les moulins, pourles rendre plus fermes. On foule la vendange dansles cuves, pour en tirer le vin. Il faudra bien foulescette marchandise, pour la faire entrer toute encette caiíîe.

|fT Fouler, dans les arts Sc métiers, signifie presterquelque chose, pour la rendre plus forte, plus ser-rée, ou plus ferme.

ffT On foule les émises de laine dans les moulins àfoulon.

(KT On foule les chapeaux fur la fouie , ou fouloire,avec le rouler.

(£JP Cette foule se sait avec Beau chaude Sc la lie desVinaigriers.

§CT On foule les ouvrages de bonneterie avec les piedsou avec les mains íur des râteliers. Voye £ ce mot.

|fT Fouler le cuir, chez les Hongryeurs, c’est leprester en marchant deílus dans un long envier, cuBon a versé de Beau chaude, dans laquelle on a faitdistendre du íel & de l’alun.

| "fJ‘ Fouler, íe dit aussi des préparations des cuirscorroyés. On foule le cuir avec les pieds, quand ila resté quelque temps dans un tonneau d’eau. C’estfoules pour amollir. La seconde fois on foule pourretenir. La troisième, pour appointer; Sc quand ila été mis en suif, on foule pour crépir.

En termes de Vigneron, fouler une cuve , c’estécraser avec les pieds ou avec quelque instrumentles raisins qui íont dans une cuve. Fouler des raisins »c’est les écraser de la manière qu’ou vient de dire.

Ce mot vient du Latin fullo. Ménage après ScA-licer. Icquez rejette avec mépris cette étymologie ,comme quelque choie de ridicule : il dit que foulevient de gebula, ou gefula. Ce mot, dans la lan-gue des Francs, qui est celle que parloicut les fon-dateurs de la Monarchie Françoise, avant qu’ils eus-sent passé le Rhin pour s’établir dans les Gaules ,signifie troupe , multitude. Icquez confirme ion len-riment par la signification de plusieurs mots des an-ciennes langues de Germanie Sc du nord ; à quoi onpeur ajouter qu tfulle, en Allemand, veut dire, abon-dance , affiucnce;Scque full en Suédois Sc en Auglois»signifie, plein , abondant. Ce font les Danois Sc 1 £SAnglo-Saxons qui ont porté ce nom en Angleterre»Sc dans la langue Augloiíe, quand il entre dans * acomposition des mots , il marque plénitude, abon-dance, par exemple, douhtjul, douteux , incerta in ’plein de doutes, doubtfuliy, douteufement, d’un cmanière pleine de doutes.

Fouler, signifie particulièrement presser avec les piest*

. Calcare , pedibus conculcare. Cette jupe est i° Ll stsalie; elle a été foulée aux pieds. L’herbe de cc P ïCest coure foulée, toute gâtée ; on a trop daníe de» 11 ’

Fouler la terre, signifie quelquefois la pétrir a v sles pieds. Il faut fouler long -temps la terre g*'* 1pour en faire de la poterie, des tuiles , desbâtardeatu *On dit aussi fouler la poudre, loríqu’on charg £ Fcanons, Sc qu’on bar la poudre avec le relut* 0

Fouler, signifie aussi ostenfer quelque partie dupar quelque effort ou contusion. Oblidere. E n oà la paume , il s’est faic unedétoríe, dc il s ’ cun nerf; & on le dit plus louvent des bêtes d £me, qui font sujettes à être foulées par le bat-

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par la íclle. On dit aussi que les jambes font f° u r u ,par trop de travail. On dit plus parriculièrcuRuÇArun cheval, c’est-à-dire, ielaíîcr, le farig l,cl

ricanement. Cheval las Sc foulé. I*

Fouler la campagne. Terme de Guerre.

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