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campagne, & examiner çà & là ce qui se passe.Explorare , discurrere. Lc Capitaine doit envoyerdes batteurs d'estrade sort avant, pour fouler inceí-íamment la campagne de tous côtés, & par les che-mins où les ennemis peuvent venir. Dela Fontaine.
Fouler, se dit auffi en termes de Vénerie, pourfaire battre ou parcourir un terrain par le limier oupar la meute.
On dit figurément fouler aux pieds les grandeurs,les vanités du monde, pour dire les méprîtes. Jefoule l’orgueil de Platon, disoit Diogène, en mar-chant fur les magnifiques tapis de Platon ; tu lesfoules par un plus grand orgueil, réponditPlaton. Abl.Pendant la persécution, l’on s’étoit accoutumé àmépriser les plus grands périls, & à jouler la mortfous les pieds. Herman. Fouler aux pieds l’autoiisédes loix, les mépriser.
Caligula, Néron,
Foulèrent à leurs pieds toutes les loix de Rome.
Racine.
Fouler, signifie auffi figurément surcharger, oppri-mer par des exactions. Vexare. Les Princes d’Orientfoulent extrêmement leurs íujecs. Les petits tyrans deProvince foulent les payíans.
On dit proverbialement d’un homme doux & pa-cifique , que c’est un bon Prince , qui ne joule guè-rcs íes sujets. '
FOULÉ, ÉE. part. Terre foulée. Foulé aux pieds. Nerffoulé. On dit d’une bête qui a les jambes usées parun long & violent travail, qu’elle a les jambes fou-lées. Ac. Fr. Drap bien foulé.
FOULERIE. í. f. Lieu où l'on foule. Calcatorium. CeFermier a trois cuves dans ie soûlerie, pour ses ven-danges. Il faut porter ces draps à la soûlerie, pourles mettre en état d’être vendus.
ífT FOULEUR. 1 . m. Celui qui joule. Dans quelquesmoulins à foulon , on donne ce nom à celui qui ena l’inspection. Le-maître s’appelle le Foulonnier , &les compagnons Rappellent Foulons.
Fouleur , Fouleuse. Celui ou celle qui fait le fou-lage du hareng.
FOULE í. m. Les Chinois nomment ainsi le piment.Ils en tirent cn quantité des Hollandois.
FOULICIEN, ENNE. í. m. & f. C’est ainsi que d’Her-belot, Bihl. Orient, appelle, conformément au motMahométan, les Paulianiíles, ou les diíciples dePaul de Samofate.
FOULOIR. í. m. Lieu où les Artisans, Chapeliers,Bonnetiers, &c. foulent leurs marchandises, cha-peaux, bonnets, bas, 6-c. Calcatorium. fJCT C’cílplus particulièrement l’instrument avec lequel onfoule. Les fouloirs des moulins à foulon Rappellentpilons , & les vaisseaux où l’on met les étoffes, despiles. Le fouloir du Chapelier te nomme rouler, <kdans quelques métiers, on dit fouloire au féminin.C’est un vaisseau, ou quelqu’autre choie de sem-blable , où l’on foule, & avec quoi l’on foule. Chezles Bonnetiers , la fouloire est un grand envier, oùil y a un râtelier de dents de bœui, pour foulerles bas & autres choies. Chez les Chapeliers \a fou-loire est une table un peu inclinée, polée fur unechaudière de lie chaude, fur laquelle on foule leschapeaux. Dans quelques vignobles, la fouloire estup pilon de bois, gros à peu près comme la formed’un chapeau , qur a un long manche, & dont oníe sert pour fouler la vendange, c’est-à-dire, écraserles raisins qui font dans les cuves, dans les tinesdans les tonneaux.
Fouloir , est auffi lc manche qui sert au Canonnierà nettoyer, ou à charger le canon, & à battre lapoudre. Refouloir vaut mieux.
FOULON, ou FOULONNIER. l. m. Ouvrier qui pré-pare les draps en les faisant fouler. Fullo. Envoyerau Foulon. Ablanc. Ses vêtemens parurent blancscomme la neige, & d’une blancheur que nul Fou-lon fur la terre ne pourroit jamais égaler. Moulin àfoulon : c’est un moulin, lequel a une roue dentée
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du qùí fait mouvoir deux ou plusieurs gros maillets,
' ou pilons de bois, qui luccelìivementtombent furiesdraps quî sont dans les piles, qui deviennent parce moyen plus fermes, plus unis & plus durables.Les moulins à Foulon ont été appelés cn Latin jul-lonium & jullenúunu Pline dit que ce fut Un nom-mé Nicias , fils d’Hermias ^ qui inventa le premierle métier des Foulons. Les Foulons chez les Ro-mains, lavoient, dégraissaient & approprioienr leshabits; & cela parut si nécessaire, qu’on leur pres-crivit par des loix, la manière dont ils dévoient lefaire. Telle est la loi Métella de fullonibusi Voyezauffi Pline, Z. VII, c s /d. Z. XXXV, c. /7. Ul-pien, leg. 12,ff. désunis , leg. / j , $. 6, locati, legi12, §. 6, jj. de infii reclo , i>el instrumenta legis , &leg. s2. hdiclum .- leg. 2, ff de condici. sinecaufa.
Il y a une plante que l’on appelle herbe à Fou-lon. Voyez Herbe,
TERRE a Foulon. C’est une sorte de terre fos-sile, graste & onctueuse chargée de nitre, qui lertà dégraillcr les draps.
FOULONNIER. f. m. Vòyèf Foulon.
FOULQUE. í. m. Oiseau de rivière, que quelqués-Ulis appclent Fiable, à cause de sa noirceur. Fuli-ca , larus niger, larus pullus. C’est ce qu’on appellepoule d’eau.
FOULQUE, ou FOULQUES, s. m, est auffi un nomd’homme. Fulco. Ce nom est connu dans notre his-
toire , plusieurs personnes l’ont porté. Sachiez que ...
. al teus Felipe, Rbi de France & un saint hommeen France qui & nom Folque de Nuilli. Ville-hard , Cil preudoms Folque parla ensi de Dcu. Id.De Folque on a soit Foulque ck.ns la fuite, L’ortho-graphe ancienne de ce nom peut en faire eonnoitrel’origine. Il y a cinq Foulques, Comtes d’Anjou.Foulques , Archevêque de Reims, succéda a Hinc-mar, l’an 883. Quelques-uns écrivent Fouques, ouFoucqucs , mais mal.
Quelques-uns le sont venir de volly , qu’ils di-sent être un mot Allemand qui signifie généreux.Skinner le dérive avec plus de vraisemblance del’Anglo Saxon,/a.ss, qui lignifie peuple; de sotte quele nom de Foulque , dit Skinner , répond au nomdé Publius chez les Latins, & à ceux de Damon ôcde Démophile chez les Grecs : nous dirions en Fran-çois populaire , Publicola. Le meme Auteur ajoutequ’on peur faire venir le nom de loulque de l’An-glo-Saxon folgiam , & de l’Allemand , folgen, quisignifie suivre, s’attacher ainsi le nom de Foulqueaura la signification d’JJJecla, ou Seclator, laquelledans un certain sens, est la meme que celle de po-pulaire.
FOULURE, f. f. Blessure qui vient par quelque effort,ou quelque contrition. Obtritio, obliso. La foulurede ce cheval vient de ce que l’on n’., pas rembourréla selle. Cette foulure de nerf vient d’un effort quil’a allongé ou disloqué.
£K? Foulures , en termes de Chasse, font les mar-ques du pied du Cerf. On connoît le cerf par lesfoulures. Voyez Foulée.
Foulure, f. f. Action par laquelle on feule. Il se ditde la façon que le Foulon donne aux étoffes en lesfoula u, de de celle que le Corroyeur donne auxcuirs en les foulant avec les pieds nus.
FOUl'IR. v. a. Oter le lustre d’une étoffe à force de
été à la
la manier, de la chiffonner. Cette femme apresse, fes habits, son linge ont été joupis. ous11c trouvons point ce mot ailleurs, dc n0US ne a ~vons où Furetière l’a pris.
FOUPI, IE. part. > . ,
FOUR. f. w. Furnus, clibanus. Lieu oaìoncw lepain & la pâtisserie. C’est une petite construction debrique , de chaux ou de plâtre, q une cavité ron-de d’environ un pied d*.hauteur c 1 ui ;n a qu une seule
ouverture. Mettre le PV , 4 ' 5 *“?®* k > 5 'Mettre du pain dans le four. Manger de petits pa-rés à la gueule da jour , pour dire, tout chauds. Unfour d’armée qui est portatif. Tirer le pain du four.Lc four est chaud. Ce pain a eu trop de four, c’est-