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que des chevaux qui deviennent entrepris des jam-bes , soit pour avoir trop travaillé, soit pour avoirbu trqp tôt après avoir eu chaud.
Fourbu, se dit aulïì quelquefois des hommes, maisfeulement dans le style burlesque, pour dire incom-modé de la fourbure.
Que je sois fourbu & perclus ,
Lorsque je ne boirai plus. ScAR.
FOURBUR. Terme de Chasse, qui fe dit lorsqu’on faitvenir les chiens où l’on veut par les cris 8c par lesonner. Voye% Forhus.
FOURBURE.' f. f. Maladie de cheval, fluxion qui luitombe fur les nerfs des jambes, qui les lui rend íïroides, qu’elle leur ôte le mouvement. La fourburevient au cheval qu’on a fait boire troja tôt après avoireu chaud, tm qu’on l’a trop fatigue.
Borel dérive ce mot d c foras 8c de via, commequi diroit, hors de voie & d’état de cheminer. Envieux François, fourbu signifioit fourvoyé.
FOURC. f. m. Vieux mot qui signifioit autrefois, toutechose qui faisoit un angle aigu. Furca , cornu. Lefourcst’un arbre , des doigts, d’un chemin, des rues; d’oùviennent les mots àe fourche, fourcher, fourchu, four-chon, 8c celui de carrefour , comme qui diroit, quia quatre rues, ou angles, faisant un fourc.
FOURCAT. Voye^ Fourque.
FOURCHAGE. T. m. Terme de Généalogie. Vieux motqui s’est dit lorsqu’il fe forme une nouvelle branchedans une maison, dans une famille.
FOURCHE, f. f. Outil de fer composé d’une douille& de deux ou trois fourchons ou branches poin-tues. Furca. Cet outil est emmanché dun bâton detrois ou quatre pieds de longueur, & c. Il y a aussides fourches de bois qui n’ont que deux pointes oufourchons. Ces fourches sont un morceau de bois,d’où naissent deux branches éloignées l une de l’au-tre d’un demi pied : on les coupe de la longueurd’un pied, ou d’un pied & demi, 8c on les aiguiseen pointe par le bout.
Le mot de fourche vient du Latin furca , qui si-gnifie la même choie.
On dit proverbialement, panser les chevaux à lafourche; faire une chose à la fourche , pour dire, lafaire mal & négligemment. Etre traité à la fourche,pour dire, ctre maltraité. D’autres croient que ceproverbe vient de ce que c’étoit anciennement lacoutume de faire passer les vaincus sous le joug faiten forme de gibet, qu’on appelle autrement fourche,sub jugum , sub furcam mittere; comme les Samni-tes firent passer les Romains aux fourches Caudines,8c en ce cas, il signifie, maltraiter , mépriser 8c hu-milier.
Fourche-piÉre. 1. f. Fourche qui est de fer par unbout, à deux ou trois pointes, qui sert à remuer lefumier 8c autres usages. Les Poëtes burlesques ap-pellent le trident de Neptune, une fourche-fière. Cemot a été dit par corruption de fourche-jerrée, 8cil est ainsi écrit en quelques Auteurs. Ménage.Fourche de Jardinier, est un outil de fer, com-pose d une douille 8c de trois fourchons, ou bran-ches pointues , un peu recourbées en dedans &longues d’environ un pied. Cet outil étant emman-che dun manche de trois à quatre pieds , .sort àremuer des fumiers, soit pour charger la hotte, oule bar, soit pour faire les couches. Í1 sort auffipourremuer & rompre les mottes de terre nouvellementensemencées de graines potagères, & les faire, parce moyen, entrer au-dessous de la superficie où ellesdoivent germer. La Quint.
Fourches, f. f. pi. Les Carriers donnent le nom de four-ches aux soutiens sûr lesquels roule par les deux boutsl’arbre de leur roue, ou le treuil de leur moulinet.Fourches , qu’on appelle aussi Arbalètes. Terme d’Ou-vrier en gaze. Ce soht les ficelles qui, dans lc métierdes Gazicrs, tiennent les hssettes.
°urches pour caréner. Ce sont de longues 8c menuesjourches de bois que l’on emmanche au bout d’uneTome IV.
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éparre, pour prendre le chauffage dans la caréné, ouen tel autre lieu qu’il est besoin.
ftCFFouRCHEs patibulaires. Patibulum , gabalus ,furet j synonyme de gibet. Ce sont des colonnes depierre, au haut defquelles il y a une traverse , à la-quelle les criminels condamnés à mort, font attachéspour être étranglés, ou bien sont exposés à la vuedes passans, après que l’exécution a été faite ailleurs.
Ces fourches sont la marque de la Justice des Sei-gneurs haut-justiciers. Sunt enim furet ejus , qui jushabet gladii , infîgnia. Les autres Seigneurs n’ont pasle droit d’élevcr de ces piliers dans leurs Justices,pareequ’ils n’ont pas jus gladii , le droit de condam-ner un criminel à mort. C’est pourquoi on les ap-pelle la Justice j parcequ’elles en sont le signe exté-rieur.
§CT Ces fourches so mettent ordinairement hors de laville ou du bourg, à la différence du pilori qui fedresse dans la place publique. Montfaucon étoit lelieu des fourches patibulaires de la Piévote & Vi-comté de Paris, où il y avoir seize piliers. 11 y en ad’autres à quatre, à trois, à deux, selon le titre desfiefs qui ont droit d’en avoir. Les fourches à trois pi-liers appartiennent aux Seigneurs Châtelains; cellesà quatre piliers aux Barons ; celles à six piliers auxComtes : mais cela est différent selon les Coutumes.Les Italiens disent le forche, pour signifier le gibet ;8c c’est peut-être d’eux que nous avons pris ce motde fourches patibulaires, quoique nous n’ayons pasl’uíage qu’on garde en Italie ; 8c même dans la villede Rome , où le forche , les fourches patibulaires,sont de véritables fourches. Car on plante deux four-ches en terre , 8c on met fur les fourchons une tra-verse , à laquelle on attache la corde ; & c est ainsiqu’on fait en ce pays-là les gibets qui fervent à exé-cuter ceux qui sont condamnés à être pendus.ífT Anciennement on faisoit la même choie chez nous;8c au lieu de piliers de pierre, on plantoir seulementdeux pièces de bois, faisant la fourche, pour soute-nir la pièce de bois qu’on mettoit en travers.Fourches , dans cette phrase, les fourches Caudines »
( Furet Caudint ) étoit un lieu du Pays des Samnitesoù les Romains furent enfermés 8c obliges de mettreles armes bas, & de se rendre à discrétion. C est lelieu qu’on appelle aujourd’hui Stretta d Arpaja.
Le mont de la Fourche. Montagne des Alpes , aupied de laquelle le Rhône prend fa source. Furcamons, anciennement Juberus. Le mont de la Fourcheest aux confins du pays des Suisses , 8c de celui deValais, un peu au couchant du mont S. Godard ,sous lequel quelques-uns le comprennent. Maty.FOURCHER, v. n. Se diviser en deux ou plusieurs bran-ches. Findi , dirimi in juream . Plus fles arbres sontcoupés, plus ils fourchent. Au contraire , les che-veux fourchent quand ils ne font pas coupés, 8c quandon les laisse trop croître. Il est auffi réciproque , &signifie finir en manière de fourche. Mes cheveuxfe fourchent , ou commencent à fe fourcher.
On dit auffi qu’un chemin fourche, quand il se di-vise en deux ou trois autres chemins.
On dit figurément que la langue a fourché à quel-qu’un , Vacillavit lingua ; pour dire qu’il a pris unmot pour un autre qui en approche beaucoup, parune métaphore tirée des chemins qui fourchent, opil est aisé de se méprendre.
On dit auffi d’une race, d’une famille, qu’elle n’apoint fourché , pour dire qu’elle n’a fait qu’une feulebranche.
FOURCHÉ, ÉE. part. & adj. Terminé enfourche.
On appelle Pied fourché , {bisulcus , bifidus) lesanimaux dont l’ongíe ou la corne est diviíee en deuxparties , comme le bœuf, le mouton , ungulâ terramsodiens bisulcâ, &c. Moise a ordonne qu’on ne man _geât que des animaux qui avoient le pied fourché, 8cqui ruminoient. On dit fourche 8c fourchu.
On appelle auffi Pied fourche, un droit qui est im-posé sur les bêtes à pied fourché qui entrent dans lesvilles.
En termes de Blason, on appelle fourché, on sour-
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