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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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FOU

à-dire , a eu trop de feu, est trop cuit. Le Commis-saire de la Mare traire de tout ce qui concerne lapolice des fours dans ion Tr. de Police, L. V , Tit.XI tout entier, T. I, p» S t S & fuiv.

Four Banal, ou Four a ban , estTe four public dela Seigneurie, 8 c où les habitans font obligés d’allerfaire cuire leur pain.

Four, se dit áuíîì du lieu où est le four banal< Au mou-lin 8 c au four, chacun va à ion tour.

Four , íe dit aullì de quelques autres constructionsvoûtées & ouvertes par en haut, où l’on fait cuirede la chaux, de la poterie , du plâtre, de la brique,

&c.

Four de Campagne. Ustensile d’officc qui se porte àla campagne, où l’on ne trouve point de fours poury faire cuire certaines choies- Un four de campagneest un four portatif de cuivre rouge, haut de troisou quatre doigts, un peu élevé fur ses pieds, pourqu’on puisse mettre du feu dessous ; ion couvercledoit avoir des rebords, pour tenir aussi du feu. Fur-nus gefiatorius.

On appelle figurément 8c familièrement un four,un lieu obicur 8c íombre. Je ne veux point de cettechambre, c’est un jour. On le dit aullì d un lieuchaud.

On appelle, pièces de four, Certaines pièces dcpâtisserie, comme tous les gâteaux, tartes 8c poupelins, &c.

On dit chez le Roi , four 8c fruits t pour dire ledessert. ,

En termes de Comédien, on dit, faire un four,pour dire, qu'il est venu si peu de gens pour voirla représentation d’une pièce, qu’on a été obligé deles renvoyer fans L jouer.

On nomme, en fait de Maçonnerie, une voûtesaillante à dos Sc arrondie , cul de four , 8c on ditqu’clle est faite en cul de four.

Four. Terme de Charpenterie. C’est une pièce dc boisfaisant partie d’un bateau. Le four est assemblé parles deux bouts aux herhlières, & sert à entretenir

la barbe.

On appelle four à Paris, une maison où l’on tientcachés ceux qu’on enrôle par force. On l a jetré dansun four le soir lorsqu’il s’en retournent chez lui, &on l’a enrôlé par force.

Four à terrine. Chez les Chimistes, c’est un four oùle feu ne touche point immédiatement le vaisseau,mais seulement une terrine pesée sur les laboratoi-res, dans laquelle terrine est mis un vaisseau. Cequi se fait en trois manières, car ou la terrine estVide , ce qui s’appclle étuve, ou bain aérien, ou ellecontient de seau, qui étant en petite quantité, estappelée bain vaporeux, 8c bain marie, lorsqu’elleemplie la terrine. Quand cette terrine est rempliede sable, de cendre, ou de limaille, on l’appellefour z cendre, à sable, à limaille.

On dit proverbialement, ce n’est pas pour vousque le four chauffe, pour dire, ne vous attendez pasd avoir part a cette affaire. On dit aussi d une bou-che trop fendue, quelle est grande comme un four.On dit encore d’une personne qui nous a désobligé,Sc qu’on a occasion de revoir, quelle viendra cuireà notre four.

L e lotir sacre, furnus sacer , ìvnsâymç dans 1 his-toire EcclTiastique des Grecs, est un lieu pratiquéfous l’autel, un petit caveau fous 1 autel, où l’onjettoit les choses sacrées usées, ou qui se corrom-poient. sachymcre en parle dans 1 Histoire d Andro-tìique , L. I, c. 28, sur quoi le P. Poustìnes, Jésui-te, a remarqué qu’on l’appeloit aussi comme

qui diroit réceptacle, Sc chez les Latins, Piscine ,piscina.

FOURAGE. s. m. Terme de Coutumes. Droit de fou-rage , c’est la même chose que droit dc forage. Voy.ce mot.

Fourage. Foye% Fourrage.

FOURBE, s. f. Tromperie lâche & basse, accompagnéede méchanceté. Fraus. Les honnêtes gens sont enne-mis de la fourbe. Faire une fourbe à quelqu un.

F 0 U.

Que ne fait point ourdir une langue traîtressePar sa pernicieuse adresse !

Des malheurs qui font sortisDe la boîte de Pandore ,

Celui qu a meilleur droit tout l’univers abhorre,C’efi la fourbe, & mon avis. La Fontaine.

Fourbe, adj. m. Sc f. Sc quelquefois f. Trompeur quijoint la méchanceté à la ruse. Fafer, veterator, frau-dulentus. C est un fourbe insigne. C’est un hommebien fourbe. Esprit fourbe* Il faut bien conserver lesnoms injurieux de. fourbe 8c de traître, pour en fairehonte à ceux qui les méritent. S. Evr. Il n’estimoitd’habiles que les fourbes. Ablanc. O11 n’a pour les.fourbes, ni confiance, ni estime. La Chetardie.

Ce mot vient de l’Italien furbo ., qui peut avoirété fait du Latin furvus , qui signifie noir; d’où vientqu’on dit, une aine noire , 8c noircir un homme,pour dire le calomnier. Mén.

FOURBER. v. a. Faire donner dans le faux d’une ma-nière baise & lâche, en employant la fausseté & laméchanceté. Inducere in fraudem , fallere , ludifica -re. Ceux qtii agissent avec sincérité sont ceux qu’ostfourbe le plus aisément. On dit que les Lapons sour-ient les gens avec plaisir. Hist. des Lap. Ces gensstont la feule science étoit de fourber hardiment,trouvoient toujours beaucoup de croyance parmi le»peuples. Mile l’Héritier.

FOURBE , ÉE. part. Dès-là il se tint pour fourbe. M.de la Châtre, dans ses Mém.

FOURBERIE, s. f. Action de fourbe, la même choseque souibe. Fraus , dolus , La. fourberie est le vicedes lâches, des gens de néant. Souvent l’inhumanitátient lieu de grandeur, Sc la fourberie d’esprit. LAB R. Molière a fait une Comédie qui n’est qu’un tissudc fourberies , & qu’il a intitulée les fourberies deScapin.

Je ne trouve pdr-tout sue lâché flatterie,

Qu injufiiee, intérêt , trahison , fourberie. Mol,,

FOURBIR, v. a. Nettoyer, rendre poli 8c luisant. De-tergere^ polire. C’est une bonne servante, cìlcfour-bu sans cesse ses chenets, fa batterie de cuisine. Cemot ne s’applique qu a ce qui est de fer.

Fourbir, se dit plus particulièrement des armes. Four-bir une cuirasse, un casque, & encore plutôt desépées. On fourbit ordinairement avec dc l’émeri.

FOURBI, IE. part.

Ce mot, selon Icquez, est dérivé de Turben 3 quidans la langue des Francs, signifie , nettoycr 3 polir».Les Angíois disent à peu près dans le même sens,to furbisch; 8c c’est le sentiment de M. Huet, quele mot de f ourbir v ient de ce mot Anglois. Skinnerdit, qu’il y a des Auteurs qui le dérivent des motsLatins furvus 8c fervor; mais il aime mieux le fairevenir des mots Allemands/afé, couleur 3 8c farben ,donner de la couleur, mettre en couleur.

FOURNISSEUR, EUSE. f. m. & f. P olitor, samiarius.Artisan qui vend, qui fourbit 8c qui monte des épées.Dc la Mare, Tr. de Police, I.I, Tit. FI II, c. 4,p. 128 & i2p, rapporte des réglemcns faits pourles Fourbiffeurs.

On dit en proverbe, être tête à tête comme desFourbiffeurs, pareeque les Fourbiffeurs font l’un de-vant 1 autre quand ils fourbissent des épées. On ditaussi, se battre de l’épée qui est chez 1 c Fourbiffeubpour dire, disputer d’une chose qui n’est, ni à l’un,ni à l’aurre de ceux qtli contestent.

FOURBISSIME. Très-fourbe. Terme inventé par Mo-lière, 8c qui ne peut être employé que dans le co-mique 8c dans le discours familier.

Mascarille efl un fourbe, & fourbe fouibiísime.

L’Etourdi , Acl. 2 , Sc. 4-

FOURBISSURE. f. f. Action de fourbir, nettoyementdes armes. Politura. On le dit particulièrement desepees. Fourbiffure d’une lame. ,

FOURBU, UE. adj. Terme de Manège, qui ne se dit