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FOURMILLER, v. n. Etre en grande quantité en mc-me lieu ; abonder, paraître en grand nombre. Af-fluer e } abundare 3 scatere. En ce ícns il ne se ditproprement que de ce qui a vie Sc mouvement. LaFrance fourmille de beaux elprits, de-gens braves.Les rues de Paris fourmillent de peuple. Cette ga-renne fourmille de lapins. Cet étang fourmille depoissons,
II faut fendre la presse ,
JD’un peuple d’importuns qui fourmillent fans cesse.
Boil.
Ce mot vient de formicularc , diminutif de formi-care } qui le trouve chez les Auteurs. Mén.Fourmiller le dit auílì figurément. Ce livre fourmilled’erreurs, de fautes, pour dire qu’il en est tout plein.On dit de même que les fautes fourmillent dans unlivre.
Fourmiller fe dit aussi d’un certain picotement entrecuir Sc chair, qu on sent quelquefois à la peau, &principalement aux pieds & aux mains. Toute lamain me fourmille.
FOURMILLIÈRE. f. f. Lieu où naissent, où s’aísem-blent, où se tiennent les fourmis 3 où elles vivent ensociété. Formicarum niduscavus 3 cubile. Les villesme paroissoient comme des fourmilières 3 où l’onvoyoit des fourmis occupées à porter des grains deble. Ablanc.
On le dit figurément d’un grand nombre de per-sonnes , d’une grande quantité d’infectes. Il y a unefourmillière d’Avocats dans la Salle du Palais. Ily a une fourmillière de vers, de charançons dansce tas de blé.
FOURNAGE. f. m. Ce que l’on donne pour la cuite dupain. Merces furnacea 3 opera furnacea. Avoir droitde fournage. Pomey.
Tournage. Terme de Coutume. Droit ancien, appelédans les titres de Bretagne, furnagium , ou furnati-cum. Hijl. de Bret. T. II. p. 138,208. Furnillumdroit de four bannal. La même, p. 217. Lobineau _>Glojf. Le droit de fournage est un droit Seigneurialque doivent au Seigneur ceux qui, étant obligés defaire cuire leur pain à fón four bannal, ont per-mission de le faire cuire dans leurs maisons, ouailleurs.
FOURNAISE, f. f. Fornax. Sorte de four, lieu où l’onallume un grand feu. Il ne fe dit guère qu’en ces deux• phrases de l’Ecnture, le Benedicite est le Cantiquedes trois enfuis dans la fournaise. Daniel. Le Justes’éprouve dans l’adversité, comme l’or dans \afournai-se. Dans ce dernier exemple, fournaise íe prend pourcrcuíet.
Fournaise, ancien terme de monnoyage, étoit le lieuoù les ouvriers travailloient, où étoit leur b^nc ôcleur enclume, tant pour battre les carreaux, quepour stati r & rechausser les stans , & donner les au-tres façons de la monnoie.
FOURNAISE. Terme de Mythologie. Nom d’uneDéesse de l’Antiquité païenne. Fornax. Vos s tu s,de Idolol. L. II. C. 6i.% la fin, doute si cette Déesseest la terre ou le feu. Il panche vers ce dernier sen-timent y car , dit-il, la Déesse Fournaise présidoit, àla velite, au ble, mais c’étoit quand on le brûloir
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des fourneaux; car, selon Virgile, Georg. L, £■ Enéid. I. 1S j.
Frugefque receptas
Et torrere parant flammis 3 & frangere saxo.
On brûloir le blé avant que de le broyer, pourle moudre plus aisément, comme on fait aujour-d’hui le cassé. La fête de cette Déesse s’appeloit For-nacales. Voyez ce mot. Ovide parle dc cette DéesseFajl. L. II. v. S 2 Α Vossius cité, Syruvius , Antiquit. Roman. Sy ntag. C. I. p. 1 s, 2 •FOURNALISTE. L m. Celui qui rait des fourneaux deterre, fÇT les vaisseaux de Chimie en terre, qui fonten usage dans les laboratoires, dans les ateliers desArtistes & dans les cuisines.
FOURNEAU, f. m. C’est pour Pordinaire une forte depetit fout; vaisseau propre à contenir du feu, & par-ticulièrement d» charbon. Caminus 3 fornacula. Il yen a de plusieurs íortes.
Le fourneau domestique, ou d’Aporicaire, est ce-lui dont on íe íert pour faire des confitures, p£>urmettre lous une marmite, ou un chaudron.il est"or-dinairement de fer , Sc quelquefois de terre. Lesfourneaux d’Orfèvre, d’Amneur, font plus grands &d’une construction différante. Les fourneaux à chaux,à plâtre, à briques & autres poteries, font de gran-des constructions de brique ou de plâtre propres p< 3 urles cuire.
Fourneau de Chimiste, est un vaisseau de terre où l’onménage le feu qu’011 donne par dégrés par le moyende certains trous qu’on nomme regîtres , qu’on ou-vre ou qu’on ferme, pour augmenter ou diminuerle feu. Il y en a de grands qui font immobiles, qu’onnomme athanors , &de portatifs , qu’on nomme ca-tholiques , ou universels , où l’on peut faire toutesfortes d’opérations, quánd il n’y a pas quantité dematière. Fourneau à vent, est un fourneau pour lesfontes métalliques Sc minérales, Sc pour les vitrifi-cations. Le cendrier de ce fourneau doit ctre astezhaut, la porte du cendrier est assez grande pour quele vent y entre librement. Ce fourneau doit être ronden dedans : pour ce qui est de la grandeur , elle dé-pend de la quantité de matière qu’on veut fondra.
Il doit y avoir au-dessus de la grille une porte pourintroduire du charbon j le foyer doit avoir environun pied de haut, Sc être couvert d’un couvercle fort,fait de deux pièces, & qui loir fait de bonne terreà creuset : ce couvercle a la figure d’un dôme, Scest percé par le haut. Fourneau de réverbère , est unfourneau dont la diípoíîtion intérieure donne un feude réverbère. Foye% Glaser , dans son Traité de laChimie, ch. 8 3 où il parle des éàSkens fourneauxdont fe sert un Artiste pour les opérations de laChimie. Tout fourneau a Ion cendrier , fa grille, sonfoyer, fa porte, ion dôme , fes regîtres.
En termes de Philosophie hermétique, on appellefourneau sec que l’on n’a jamais vu, le fourneap dela nature, le feu de la nature, qui, étant répandudans toutes les parties du monde, produit tous leseffets dc la nature , ou contribue à fes productions.Fourneau secret des Philosophes, c’est le fourneauà lampe.
Fourneau de forge , font de grands lieux perpétuelle-ment allumés avec du charbon, où l’on fond le fer Scles autres métaux. Il y a des forges où les fourneauxfour dans un endroit Sc la fonderie dans un autre. Lesfourneaux ne s’entretiennent qu’à force de charbonde bois.
Fourneau de Verrier, est un lieu assez ample & éle-vé, ou il y a un feu perpétuel dc réverbère clos, quifc fait avec du bois íec, pour cuire Sc y façonner leverre. 11 est compose de plusieurs parties, lavoir, dechemin, de tissonniers, dc la folié de l’œil, dc latourte , des arcades, de la couronne , de la lunellc,de l’arche , des pieds, de place , de bouche, des bou-caffins, des cuiiles : coures ces parties iont expliquéeschacune à leur ordre.
Ménage dérive ce mot de fornalia 3 qui fe trouvedans quelques Auteurs.
Fourneau de Charbonniers, est un lieu qu’on creuseen terre, où l’on arrange quantité de moyen bran-chage en forme de pyramide, puis on le couvre deterre, Sc on y met le feu par une ouverture qu ony laitle, où petit à petit le bois fc convertit en char-bon, Il n’est permis aux Charbonniers de faire qn’uncertain nombre dc fourneaux 3 quand on abat uneforêt.
Fourneau, en termes de guerre, est la partie de lamine où l’on met la poudre, Sc qu on nomme autre-ment la chambre. Il a environ cinq ou six pieds cu-bes de vide, & il est charge d’un millier de poudreou environ, selon la nature du terrain à enlever. Lefourneau est quelquefois autre choie que h cham-bre dc la mine, comme il y a des fougades qu’on n’ap-
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