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pelle pas mines, il y a aussi des fourneaux qui nel'ont pas des mines , ni des chambres de mines. Ainsi ,faire jouer la mine & faire jouer un fourneau, fontdeux choies disterentes dans l’ufage ordinaire. Onappelle aussi fourneau superficiel, un caiston qu’onenterre fous quelque travail, où l’on enferme de lapoudre ou des bombes, auquel on met le feu quandl’ennemi s’est emparé du lieu où on l’a caché.
fjCT FOURNÉE, f. f. On entend par ce mot parmi lesBoulangers, la quantité de pain qu’on fait cuire àla fois dans un four. La première, la seconde four-jiée; mais il est usité parmi plusieurs autres ouvriers,les Pâtissiers, les Potiers, &c. pour désigner la quan-tité de pièces qu ils font cuire à la fois, qu’ils ontenfournées à 1- fois. Coclura unius opera. Une four-née de chaux , une fournée de tuiles, une fournéede petits pâtés.
On dir proverbialement, il a pris un pain fur lafournée , en parlant d'u n homme qui a eu commerceavec une fille avant la célébration du mariage.
FOURNER. v. a. Vieux terme de quelques Coutu-mes, qui signifie la même chose qu’enfourner, c’est-à-dire, mettre au four.
FOURNETTE. f. f. C’est un petit four dont on fesert dans les manufactures de fayancerie, dans lequelon fait calciner l’émail qu’on emploie pour les fayances.
FOURN1ER, ILRE f. m. & f. Furnarius. Il fe dit enLanguedoc & autres Provinces, du Boulanger. Pif or.Il lignifie ailleurs le Fermier ou Fermière du fourbannal de la Seigneurie. On le dit aussi de celui oude celle qui a le foin d’cnfourncr & de faire cuirele pain des particuliers qui font obligés de venir aufour bannal.
Il y a un jeu de billard qu’on appelle la passe.Dans ce jeu cn appelle fournier celui qui passe laporte, ou passe de fer par derrière, avant que del’avoir passée parde vant. U est obligé de la palier deuxfois parde vant pour réparer ía faute, &r jusqu’i cequ’il air passé une fois pardevant, on l’appelle four-nier ; quand il a paílé, on dit qu’il s’est défourné.
FOURNIL, f m. ( On prononce fourni) Le lieu où estle four dans les maisons particulières. Furnaceumcubiculum.
Tous ces mots, depuis fournage , viennent d efour,en Latin furnus.
FOURNIMENT, f. m. Étui de bois ou de corne àmettre de la poudre , que portent ceux qui ont dés-armés à feu pour les charger. Pyrii pulveris condito-rium , capsula , theca. Les Soldats, les Chasseurs ontchacun leur fourniment.
ÇCP FOURNIR, v. n. Ce terme a plusieurs acceptionsdifférentes les unes des autres.
§3* Fournir signifie souvent donner, mais dans unequantité relative à l’emploi de la choie donnée. Sonperc lui a fourni de largeur pour son voyage. P rabere ,suppeditare.
ffT Quelquefois il signifie donner , livrer en consé-quence d un traite , d une convention. Fournir dublé à l’armée. Un tel Ouvrier s’oblige de fournir lesmatériaux.
Ce mot de fournir a trois constructions différen-tes ; car on dit fort bien, la rivière leur fournit lesel, leur fournit du sel, & les fournit de sel. Cettedernière façon de parler est la meilleure, selon Vau-gelas. Mais cela n’est pas encore assez développé,parccqu’il y a des occasions où chacune de ces façonsde parler est préférable à l’autre, & où même unautre ne pourroit entier. Par exemple, il faut direla rivière leur fournit tout le íel dont ils ont besoin ,leur fournit du sel pour tous leurs besoins, les four-nit de tout le Iel dont ils ont besoin. Par ou l’on peutvoir qu’on ne doit préférer 1 une a 1 autre que selonla manière de s’en servir. Enee ne fournit que deslatin es à tous les malheurs qui lui arrivent. S. Evr.
Fournir se dit absolument pour contribuer entout ou en partie. Fournir à l’appointement, aux ap-pointemens de quelqu’un. C’est le Galant qui four-nie à la dépense. Sufficere.
gCFFotíRNiR, dans la signification de suffire, s’em-
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ploie neutralement. Cet homme ne peut fournir à lar dépense qu’il fait. EJf e parem. Je ne ímtois fournirà tout. Ce cheval fournit bien au travail.FouRNiRsignisie aussi achever, parfaire , ajouter ce quimanque. Complere , perficere , absolvere. Ces sacs nefont pas complets; voyez à les fournir. U faut encoredix écus pour fournir la somme entière. Il lui fautencore six Soldats pomfourniría. Compagnie. Hé?’ Cetétui n’est pas f ourni, garni de toutes íes pièces, il ymanque des ciseaux, lnsruclus. On dit dans le mêmesens qu’un concert n’est pas bien fourni.
En ce mcrne sens, on dit en termes de Manège ,qu’un cheval a bien fourni fa carrière , pour direqu’il a Elit une belle course.
On dit aussi au figuré, d’un homme qui a vécu avechonneur & avec estime jusqu’à la fin, ik qui a tou-jours bien rempli les fonctions de fa charge, qu’ila glorieusement achevé cu fourni sa carrière, lítctemunus suum administravit , partes implevit. Dans ccsens, il emporte une idée accessoire de perfection.
On dit que ce mot vient de furnire , de la balleLatinité, dérivé de furni, fours , pareequ’on a cou-tume de les emplir d’autant de pains qu’ils peuventen tenir.
Fournir, en termes de Palais, signifie donner, pro-duire, signifier quelques actes ou écritures. Produ-cere. On dit fournir des griefs, des causes d’appel,des défenses. Fournir Ion dire, fournir des défensesou exciper, c’est ce que fait le défendeur cn qualitéde défendeur. Il a peidu son procès par forclusion,faute par lui de fournir fa production, íes titres &Ccapacités. Fournir & faire valoir , lignifie une clausede garantie apposée dans un contrat, à Fesser de ré-pondre de la íolvabilité du débiteur à l’avenir. Ainsi
fournir & faire valoir disent plus que garantir; carpar ce dernier mot on entend feulement répondreque la choie est telle dans fa substance & dans scîaccidens ou circonstances, que le vendeur, le cédantou le copermutant la déíigne, mais on ne répond pasdes accidens qui surviennent après le contrat; ce qu*se fait par les termes de fournir & faire valoir.fìLT Fournir & faire valoir une dette, une renteque l’on a transportée à quelqu’un, c’est la garantirôc la payer soi mcrne , au cas que le véritable débi-teur devienne insolvable.
Fournir , en termes d’Eícrime, signifie alonger suffi-samment la botte. Legitime brachium extendere.
Fournir fe dit aussi figurément des choses spirituelles.Sa mémoire \m fournit, lui suggère toujours de quoientretenir la compagnie. Son discours étoit biensour-ni , plein de belles pensées. C’est un esprit prompt &vaste qui f ournie à tout.
On dit proverbialement, qu’il faut fournir quel-qu’un de fil & d’aiguiile, pour dire, qu’il saut lu*fournir absolument toutes choies.
FOURNI, IE. part. & adj. Injlruclus. La boutique^ dece Marchand est bien fournie. Alors fourni frit naître1’idéc d’abondance &c de variété. La table de ce Pré-lat est bien fournie de gibier , &c. Un discours bienfourni. On dit aussi qu’un homme est bien fourni,lorsqu’il est gras & replet, que tous ses membresont de l’embonpoint. Un homme bien fourni degraille. Un bois bien fourni , bien touffu.
On dit aussi un cent de foin , un cent de paille»fourni de quatre au cent, pour dire, un cent de foin»un cent de paille, où il y a quatre bottes de foin»quatre bottes de paille, outre le cenr.
FOURNISSEMENT, f. m. Cc mot íe trouve dansnet, pour Faction de fournir. Inflruclus, apparatus tprabitio. On doute qu’il soit usité. Il ne lest pas d.m sLissage ordinaire. On le trouve dans les Coutumes»où il lignifie séquestre d’une choie contentieuse, c fmatière possessoire, & rétablissement des fruits c*mains du Commisiairc. On dit aussi fournis er'XU 1de complainte, sentence de fournissement. C’est lcffgement qui ordonne le rétablillement des fruits. Ccmots le trouvent dans les Edits de nos Rois. ,
Fournissement, terme de Commerce. C’est lc fss’Sque chaque Associé doit mettre dans une focic te *