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qui cet Empereur avoir transporté cc Comté, qu’ilconserva son indépendance , 8c te maintint franc 8clibre de tout hommage, (dit M. du Chêne) 8c c’estde-là qu’il conjecture que le Comté de Bourgogne aété appelé Franche-Comté. Car quelques Auteurs an-ciens (ajoure-t-il) remarquent qu’il eut en très-gran-de recommandation la liberté 6’ franchise de sesaïeux*} & se porta même comme Roi , fors qu’il n enpris pas le nom. vautres le qualifient Très-Grand8c Souverain Comte de Besançon'. En un mot, tous lecélèbrent comme Prince qui réputoit indigne derendre sujétion à un autre. Maximilien ayant épouíéMarie , fille unique de Charles le Terrible, dernierDuc de Bourgogne, unit la Franche-Comté aux Pays-Bas, 8c en fit le dixième Cercle de l’Empire, qu’onappelle le Cercle de Bourgogne. Les Rois d’Elpagneont joui de la Franche-Comté depuis Charles V,jusqu’cn 1668 , que Louis le Grand s’en rendit maî-tre pour les droits de la Reine Marie-Thérèse, sonépouse. Elle retourna à l’Espagne la même année parle Traité d’Aix-la-Chapelle ; mais Louis le GrandPayant reprise en 1674, elle est demeurée à la Francepar la paix de Nimègue. Les Mémoires des Bour-guignons , de Gollat, Avocat au Parlement de Dole,Tout une histoire de la Franche-Comté. Le ChapitreVII dé son second Livre , est une description de laFranche-Comté. Au Z. VI , C 6 , après avoir rap-porté la raison que nous avóns donnée ci-delfus dece nom, il en ajoure deux autres par conjecture.i°. L’exemption des tailles 8c d’autres impositions.2°. Parceque le Comte Renaud 8c ses Succellèursne voulurent avoir aucun supérieur immédiat. Voye%Bourgogne, où nous marquons la situation de cepays, qu’on appelle aussi la Comté de Bourgogne, ousimplement la Comté ou le Comté. Voye% Comté.
FRANC-COMTOIS, OISE. f. m. 8c f. qui est de laFranche - Comté, Bourguignon de la Comté deBourgogne. Sequanus. Quelques-uns écrivent Fran-contois comme on prononce, 8c appel lent ainsi mêmeles anciens habitans de ce pays, qu’on nommoit Sé-qtianois ou Séyuaniens. Ainsi M. de Tillemont, enparlant de la révolté des Gaules fous Vespalìen, dit,la défaite de ceux de Langres par les Francontoisdiminua beaucoup l’ardeur de cette révolte. Fmp.T. IIj p. 14. J’aimerois mieux dire Séquanois enparlant de l’Antiquité ; c’est ainsi qu’en usent tou-jours en pareille rencontre M. de Cordemoy 8c plu-sieurs autres. Il n’y avoir encore la, ni Franche-Comté, ni Francontois , ni même de Bourguignons.
tfT Franc-denier , terme de Jurisprudence. Quandon dit que la vente d’un fief est fait e francs-deniers,ces termes signifient que le Vendeur a chargé 1 Ac-quéreur de l’acquitter du quint; auquelcas, dans cer-taines Coutumes, l’Acquéreur doit au Seigneur lu-zerain le quint 8c le requint, attendu que le quint,dont s est chargé l’Acquéreur, fait, par rapport àlui, partie du prix de la vente.
Francs-devoiRS , en termes de Jurisprudence féo-dale , se dit d’un fief dont l’hommage a été changéen devoirs, ou donné à condition dune simple ren-te, auquel cas n’est dû rachat, mais seulement lodsReventes. On appelle au d\ francs-devoirs, les char-ges que doivent les hommes de franche 8c librecondition , à cauíc de l’ulage des bois, de paca-ge , 6-c. f
On appelle aulh jranc - homme } Ingenuus , celuiqui est opposé à vilain , roturier.
Franc étable. Terme de Marine, qui se dit lorsquedeux vaisseaux Rapprochent en droiture pour s'en-ferrer par leurs éperons, ce qui s appelle, s’aborderde franc-étable.
Franche-fête. Terme de Coutumes. Foire, ou espècede foire où les marchandises lont affranchies de tousdroits. Nundina immunes.
Franc-fief, est un fief tenu par gens de franche- con-dition autres que nobles, à la différence des terrestenues en roture 011 cenfive, qui peuvent ctre pos-sédées par des payíans 8c mortaillables; 8c on a ap-pelé la recherche des francs-fiefs , une taxe qui se
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sait de temps en temps fur les roturiers, ou gensde main morte, afin qu’ils ne soient point obligésd’cn vider leurs mains. Il y a des villes, entr’autresParis, dont les bourgeois, quoique roturiers, peu-vent tenir des fiefs par un privilège particulier. Voy.Fief.
Franc-Funin. Terme de Marine, est un gros cordageplus fort 8c plus arrondi que le cordage ordinaire,qui sert aux rudes manœuvres, pour embarquer lecanon, attacher des ancres contre le vent, &c.
fJCT Franc-homme. C’étoit tout homme noble cu ro*-turier, qui étant propriétaire d’un fief, demeuroitau dedans de ce fief; car anciennement les fiefs com-muniquoient leur noblesse aux roturiers, tant qu’ilsy demeuroient.
La langue f ranche , ou langage Franc , langue Fran-que > est un jargon qu’on parle íur la mer Méditer-ranée , & dans toutes les côtes du Levant, composédu François, Italien, Espagnol, du Grec vulgaire 8cautres langues. On n’y emploie jamais que l’infini-tif de chaque verbe, pour tous les temps & les mo-des de la conjugaison. Cependant, avec cette locu-tion estropiée , ce jargon ne laille pas d erre enten-du, pour la commodité du trafic, par tous les Ma-telots & Marchands,de quelque nation qu’ils íoient.Ce qui vient de ce que les François étendirent au-trefois bien loin leur Empire; de torte que les Grecs,les Sarazins, les Arabes & les Abystìns, appellerenttous les Européens du nom de Francs , vers le tempsde Charlemagne, comme dit Du Cange, qui ajoutequ’on appela alors la France Orientale & la FranceOccidentale, & la France Latine ou Romaine, à ladifférence de la Germanique , ou de la France an-cienne , qu’on appcloit Franconic. Le nom de Francsse dornae encore à tous les Européens Chrétiens quifont âis l’Empire des Turcs, dans la Perse, &c.On y appelle Francs tous les Européens qui vonttrafiquer dans les Echelles du Levant, non-seule-menr les François, mais même les Anglois 8c lesHollandois. Quelques Auteurs ont fait cette remar-que , 8c disent qu’il est fort glorieux à la France,que c’est fous ses heureux auspices que tous les Mar-chands de l’Europe trouvent les ports ouverts dan*les Etats du Grand-Seigneur. Le premier qui en aitparlé en ces termes est M. de Germigny, Baron deGermoles, qui fut envoyé Ambaílàdeur dc Franceà la Porte en 1J79.
Franc-levain , est un levain qui se fait avec de l’eau8c de la farine, lorlqu’on laisse aigrir la pâte, lequelagit plus lentement, 8c fait un pain plus pesant 8cplus ferme que la levure de bière.
Ligne franche , c’est une ligne entière qu’on laisse dansles lettres , ou missives, pour faire honneur à celuià qui on écrit.
Franche lippée. Repue franche, repas qu’on nc paiepoint, que cherchent les écornistleurs. Ce terme estbas.
Franche-mule , autrement Caillette. Voyez Cail-lette.
IfT Franc-Maçon. Voye% Frey-Maçon.
Part-franche , est une part qu’on réserve dans le*traités, ou dans les jeux, <^ui n’est chargée d’aucun»contribution , 8c qu’on prélève fur le tout. Ainsi o»dit, jouer part franche , lorsque par exemple plu-sieurs personnes jouant à qui aura quelque étoffe,quelque bijou, &c. conviennent que celui qui ga-gnera, ne paiera rien pour fa part; ensorte qu’il au-ra l’ctoffe franche, ou le bijou franc, c’est-à-dire,sans qu’il lui en coure rien.
Franc du Carreau, est un carré marqué fur la terredans lequel on jette un palet ou une pièce de mon-noie par manière de jeu. On joue au jranc carreaujou au franc du carreau fur les pavés, fur les car-reaux; celui-là gagne dont la pièce est íur le mih^ou 1 e franc du carreau , íur l’endroir le plus éloig» cdes raies, ou extrémités.
En termes de Blason, on appelle Franc-quas er >ou canton d’honneur , le premier quartier de l’ccn »qui est à la droite du côté du chef, qui est pourri»*