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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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trionale. Il y a une autre Baie Françoise dans la côtede la Guinée , près du Cap de Sierra Liona.FRANCOLIN. í. m. Nom d’Oiseau. Attagen , Atta-gena j Phafianus Alpinus. On pourroit dire auiìì Pha-sianus Pyrenaus. Le Iran colin est íemblable a u fai-san par la taille & par la forme du corps : Ion becest noir Sc court & un peu courbé à ^extrémité; lechamp de son pennage est tort diversifié, fa tcte estornée d’une crcte élevée , qui est jaunâtre 8c mar-quée de taches noires & blanches, la prunelle del’ceil est noire, ses sourcils rouges, ainíì qu’au failanbruant & coq de bois. Le cercle qui environne laprunelle est jaune; .ous le bec Sc au commencementdu gosier , l'on volt de petites plumes menues &très-délicates, qui tombent en forme de barbe, Soncou est long & fort menu à proportion du corps, lacouleur en est cendrée 8c couverte pareillement detaches noires 8c blanches, d’un noir plus foncé quecelles de la tête; la poitrine a des taches íemblabJes,qui font traversées d’autrcs taches de couleur derouille. Son ventre, fa queue, les cuisses & fes jam-bes , qui íont revêtues de plumes, íont d’un cen-dré, plombé & íemé de taches noires. Les doigts dedevant font longs, celui de derrière est court 8c arméd’ongles crochus.

Un Auteur , nommé Nolanus , rapporte que leFrancolin le purge avec l’aconit, ce qui paroît dif-ficile à croire , à cause que c’est un venin. Maisd’ailleurs nous voyons dans quelques Auteurs queles cailles usent de ciguë pour leur nourriture, quenous savons être un poison tròs-dangercux.

Cet oiseau fe retire dans les hautes montagnes,& nous n’en voyons que très-rarement en France ;8c lorsque l’on y en voit, ils viennent des MontsPyrénées, 8c des montagnes de Foix; l’on en prendaussi quelques-uns dans les montagnes d’Auvefgne. Ilest beaucoup plus commun en Italie vers Boulogne lagrasse, 8c dans la Campanie aux environs de Rome.Il y en a aussi proche de Venise , 8c cn plus grandequantité en Sicile.

Il fe nourrit de toutes sortes de graines, & fe plaità s’époudrer comme les perdrix & les poules ; fes jam-bes Sc fes pieds íont couverts de plumes comme cel-les du coq de bois; on en trouve aussi de tous blancs,qui ne font pas fort distérens de la perdrix blanchede Savoye.

L 0 francolin fait son nid à terre , 8c élève autantdc petits que la perdrix. L’on eleve les petits de lamême manière que les faisandeaux. L t francolin estbon pour ceux qui ont l’estomac foible ou la gra-velle. Le francolin ne estante pas, il poulie seule-ment un cri qui ne st point un estant. Il y a beau-coup de francolins près de Tunis ; ce qui fait qu’onappelle quelquefois le francolin la perdrix de Barba-rie. Foyer; Olina, Traité des oiseaux.

Les Italiens ont donné à cet oiseau le nom defrancolin , parcequ’il est franc dans ce pays , c’est-à-dire, qu’il est défendu au peuple d’cn tuer. Il n’y av que les Princes qui aient certe prérogative. Sa chairest tres-bonne à manger.

FRANCOLINO. Francolinum. C’étoit autrefois unebonne forteresse de l’Italie, aujourd’hui ce n’est qu’unvillage de l’Etat dcl’Egliíe, situé dans le Ferrarois,fur une des branches du Pô, à deux liçues de Ferrare,du côté du nord.

FRANCOLISI. Village où il y avoir autrefois des eauxminérales assez célèbres. Francolisia , anciennementVirena. Il est dans la terre dc Labour, Province duRoyaume de Naples, entre Tiano & Calvi, environà une lieue de la première & à deuS de la dernière.

FRANCOMATE. s- m. 8c f. Paylan de 111 e de Chypre,affranchi .Cyprius, rujhcus , nianumiffus. Les habi-tans de l’île de Chypre «oient lepares en quatredifferens états > la Nobleíïe, ^ Peuple, les Aftran-chìs & les Eldaves. Les deux derniers n croient oc-cupés qu’au labourage, Sc les deux aunes faisoientleur résidence dans les villes, 8c avoient accoutumeles gens de la campagne, contre le droit & la justi-ce, à la servitude 8c à l’efclavage. Ils en aftranchi-

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rent ensuite la plupart, qu’on appeloir Francomates.Ceux qui ne jouilìoient pas encore de leur liberté, ícnommpient Paréliens. Le Pelletier , Traduci, deVHistoire de la Guerre de Chypre.

FRANCONIE. Province d’Allemagne, que les Alle-mands appellent Franckenland. Franconia. C’est unedes neuf grandes Provinces qui composent aujour-d’hui l’Empire d’Allemagne. Elle est au milieu decet Empire, ayant au midi la Suabe , à Forient luBav.ière 8c le Royaume de Bohême, au nord la hauteSaxe, 8c au couchant la Fleile, avec les Electoralsde May en ce & du Palatinat du Rhin. La figure decette Province est preíque ronde. Elle peut avoirenviron trente-hx lieues depuis les frontières de laSuabe juíqu’à laThuringe, & environ quarante de-puis le Royaume de Bohême jusqu’à l’Archevêché deMaycnce. Le Mein est la plus considérable de fesrivières. Il y a encore le Tauber, le Rednitz 8c laSala, que quelques Géographes prétendent avoirdonné le nom à la fameuse Loi Saliquc qui exclutles filles de la succession à la Couronne de France.L’air est allez tempéré en Franconie. Elle est fortchargée de forêts, principalement vers les extrémi-tés , mais vers le milieu elle est fort fertile en blés,en pâturage & même en vin. Le peuple y est pau-vre ; ce qui fait dire communément que la Franco -nie fournit lussisamment de mendians à toute l’Al-lcmagnc. La Religion Catholique Romaine, la Pro-testante & la Réformée y íont dominantes en desEtats différons; mais la Protestante est la plus éten-due des trois.

Le Cercle de Franconie est composé d’un grandnombre de Souverainetés, qui íont les Evêchés deWurtzbourg, de Bamberg 8c d’Aichstet; les terresdes Chevaliers Teutoniques; les Marquisats de Cu-lembach &d’Anspacst; lcsCcmtés d’Hcnncberg SCd’Holach , de Castel, de Wcrthcim, d’Erpach & deReinech ; la Principauté de Wartzenberg, les Ba-ronnies de Limbourg, dcSinsheim, deLoewensteim»les villes Impériales dc Nuremberg, de Rotenbourg»de Wlnsheim, de Schweinfurt 8c de Weiílcmbourg-Les Directeurs de ce Cercle font FEvêque de Bam-berg 8c le Marquis de Brandcbourg-Culcmbacst*Maty. Foyer; Meis, Hijl. de T Empire 3 L. F } C-7 , p. n S.

Quelques-uns croient que la Franconie a été auíCappelée France Germanique ou France Orientale,pareeque c’étoit le pays des anciens Francs, ou dumoins que c’en étoit une partie à laquelle ce noU*est resté. D’autrcs croient qu’clie 11’a eu cç nom q liedepuis que Clovis eut vaincu les Ailemans, ou cs £les Francs eurent íubjugué le pays ; mais le P. Jo ur 'dan prétend que ces Auteurs ne peuvent donner deraiíon pourquoi le nom de France 8c de Franco^a été singulièrement attaché à cette Province, 8clui, il croit que c’est pareeque Sigisimer, filsClovis, y regnoit, 8c s’y étoit fait un Etat avec 1 £>François.

L’Evcque de Wurtzbourg est Duc de Franco^’d’où vient le proverbe en Allemagne, Herbipolisffijudicat enfe & Jiola. Quelques uns disent que cC ,Pépin qui le lui a donné, d’autrcs croient qu’jl. jplus probable que cela ne s’est fait que fous Fridefifdans la Diète de Wurtzbourg. Foyer; Imiioff , $f l f.Proc. Imp. L. II , C. IF , n. 3 & Heis, H[r ^l' Empire, L. IF , C. FI, P . i 9 6.

FRANCONIEN , ENNE. adj. Section francon^fmanière de railler la pierre. Voyçz Patin , *

P' , rm

FRANC-RÉAL. f. m. Nom d’une forte de p°h' e *.'dit franc-réal tout seul, fans ajouter poires àoj ,a ^réal. sT II y a deux espèces de franc-réal, I c préal d’été 8c le franc-réal d’hiver, l’une Sc O 1assez peu estimées. ç

FRANC-SERVANT. f. m. Liber serviens > F ratisséviens. Homme de condition libre qui sert, qt>> f,;

etre serf. Les Francs-fervants dc l’Eglise de n s ^ ,sont exempts de la juridiction de l’Archeve^