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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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F R A

Les Remarques de M. de Vaugelas font l’ouvraged’un homme qui avoir naturellement du goût pourle François, & du génie pour l’apprendre & le bienparler. Sa politesse naturelle, & le caractère d’hon-ncte homme qu il avoir, font des talens qu on doitavoir quand on veut bien lavoir & bien parler notrelangue. Il y a plusieurs choies dans les Remarques deM. de Vaugelas qui tout contre l’ufage d aujoutd hui ;il faut voir fur cela M. Corneille, & ce que M. Mé-nage en a dit dans fes Observations, & le R. Bou-hours dans fes Remarques.

Les Ouvrages du P. Bouhours fur la langue Fran-çoise , en apprennent l’ulage, & lc bel usage : ils íontécrits avec beaucoup de purete & de politesse, ctrien de ce qui a été fait iur la meme matière ne lesa surpassés.

Les Observations de M. Ménage & fes Etymolo-gies lont d un homme lavant, & contiennent quan-tité de choses curieuses; mais il n’a pas toujours assezconsulté fustige , qui est la feule règle des languesvivantes. Par exemple , fur lc mot de libéral arbitre ,il parle ainsi : Ce mot ejl très-bon & très-FrauçoiSiTous nos Anciens s’en font servis. Crétin dans sonépítrç j &c. De ce principe on devroit conclure queles mots de li 3 jaçott 3 Mec 3 ains 3 &c. lont aujour-d’hui tres-bons & très-François , car tous nos An-ciens s’en font servis . Dans les Etymologies, M. Mé-nage ne s'est pas toujours allez attaché aux lettresradicales, comme M. Huct lui a dit dans ía lettre;cependant ce lont les lettres radicales qui font con-noitre f origine des mots & le dégré de liaison qu’ilsont entre eux. Apres tout, il n’y a rien de plus ex-traordinaire dans les Etymologies que rapporte M.Ménage, que ce qu’on trouve dans celles de Gui-chard & du P. Thomaífm , & l’on nc prétend pointdiminuer l’estime qui est íi justement due à M. Mé-nage ; mais il étoit nécessaire de marquer ici en gé-néral en quoi on ne doit pas le suivie.

Le Traité de la Grammaire Françoise par M. l'Ab-bé Régnier est un excellent recueil de remarques furla langue Françoise , rapportées fous les titres deshuit parties d’oraifon, de l’orthographe & de la pro-nonciation.

La Grammaire Françoise du P. Bustier est plus rai-sonnée : comme il est un des plus récens de nosGrammairiens, il n’a travaillé qu’après avoir obíervél’ulage des personnes les plus polies, & consultéceux qui lont les plus versés dans la connoilìance denoyre langue; son ouvrage a été bien reçu en Fran-ce , & réimprimé, tant à Paris, que dans ies paysétrangers.

Les deux discours de M. l’Abbé de Dangeau fontdeux chcf-d’œuvres, & nous n’avons rien de plusachevé en ce genre : la netteté, la justesse & la préci-sion règnent par-tout; & la vérité qu’il fait sentir ;donne du goût pour une matière qui paroít li sèche& li désagréable.

Les Principes généraux & raisonnés de la Gram-maire de M. Restant est un excellent ouvrage qui estécrit avec tout Fordre, la netteté & la clarté qu’onpeut souhaiter: 1 Auteur, après avoir épuiíé en quel-que façon la matière, y traite dè l’orthographe ,des accens, de la ponctuation & de la prononcia-tion. II y a joint un Abrégé des Règles de la versi-fication Françoise. Quatre éditions, qui ont été fai-tes en moins de dix années, annoncent lc mérite duLivre.

On ne doit pas oublier ici le chef-d’œuvre de M.l’Abbé Girard , les Synonymes François , leurs diffé-rentes significations, & lc choix qu’il faut en faire,Pour parler avec justesse. L’ Auteur prouve qu’il n’ya point de mots allez parfaitement synonymes pouravoir, dans toutes fortes d occasions, une force designification entièrement semblable ; qu’ainíi il y astn choix à faire. Il détermine ce choix par des dé-finitions & des exemples qui distinguent & dévelop-^ pent le propre caractère de chacun de ces mots.

La Françoise. A la manière des François. S’habillcr

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JL' k. i. xi ^

Agir à la Françoise. Traire

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t a il

'à la FrançoìfeiFrançoise.

FRANÇOIS; f. m. Nom d’hommCi Francisais'. La der-nière syllabe est pleine , & te prononce comme s’iiy avoit Franjbuas , ou Françoés. Saint Françoisd’Aísiíe , Instituteur din Ordre Religieux ^ naquitl’an ii Sr a Aiiìíc en Ombrie, & mourut en 112NLes Religieux forment en général ce qu’on appellelc premier Ordre, & le partagent en diverfès Con-grégations, Cordeliers de plusieurs fortes, Récoilcts^Capucins. Les Religieuses forment le fécond Ordre;

Une troisième clalìe forme le tiers-Ordrc. Enfin, lesfilles, dites de Sainte Elisabeth 3 forment une eípècede quatrième Oi'dte , dont il n’y a encore que deuxCouvcnsdans toute l’Egliíe, celui de Louviers & celuide Rouen; D esc. géorg. & hijf. de la Haute-Norm. t:n 3 p. 10S.

S. François de Paule, Instituteur des Minimes, étoitde Calabre*

S. François Xavier, Apôtre des Indes ct du Japon ,étoit de li Compagnie de Jes u s, & l’un des premierscompagnons de S. Ignace de Loyola. F'oycç ía Vieécrite en François par ìe P. Bnuhoms.

S. François de Sales, Evêque de Génère, né le ziAoût de fan Q67 , mourut à Lyon le ay ii»éccmb/ede l an 162.1. Le P. Verjus a écrit la vie de S. I tan-çais de Bovgia.

François 1 donna lieu au proverbe qui dit , tu asfait comrne le Roi François devant Pavie , parcequ ily tira julqu’au dernier iou. Ma sc. p. y 4$. C c pro-verbe n’elf plus en usage.

SAINT-FRANÇOIS. Lc Cap S. François. Sanai Fran-cisa promontorium 3 est dans l’Amériquc , tur la coreorientale de file de Terre-Neuve, vers le midi ,entre le grand' golfe ct la Baie de la ConceptioniMat y.

Le Lac S. François est un lac de la Nouvelle Fran-ce , dans 1 Amérique septentrionale , le long de la ri-vière de S. Laurent, entre le lac Ontario & celui deS. Pierre. Lacus ja/icli Francisai.

Il y a encore un cap de S. François 3 ou San-Fran-eifeo j fur la côte,méridionale des Castres en Afri-que , à l’est du Cap de Bonne-Efpérance, entre laBaie Formoía ct celle de Lagoa.

S. François de Campéche, ou Sa'n-Francisco de Cam-pêche , ou simplement Campéche. Poycç Cam-PECIIE.

Lc port de François Dr ac , portus Francisai Draci.Port ou petit Golfe de l’Amérique septentrionale. 11est dans la côte occidentale de file de Californie,à l’endroit qui commence à tourner veis le Nord.François Drac, Angíoís, y aborda, en faisant letour du monde, ct il lui donna son nom. Maty.

S. François de Quito, ou San-Francisco de Quito.Voye\ Quito.

La Rivière de S. François , ou Rio de San-Francisco ,ou Parapitinga. Sancli Francijci Fluvius- Parapitin-ga. Grande rivière du Brélil, qui a fa source dansrus terres inconnues, don elle coule fur les confinsdes Capitanies de Fernambuco ct de Sérégippe , ctle déchargé dans la mer du Brésil, entre Porto Calvo& Garcia da villa.

Saint François. 1 . m. Nom d’une forte de poire. LeSaint-François est un fruit d’automne. On dit aulîipoire de Saint-François. Le Saint-François est bondans les compotes.

FRANÇOISE, f. f. Nom de femme. Francisa. SainteFrançoise , Dame Romaine & Institutrice des Col-latines , ou des Oblates, naquit à Rome lan 1384.L’an 14 zy, elle fonda le Monastère des Oblates, ouelle entra & prit f habit religieux l’an I 4 Z 7 , aprèsIn. mort dc Laurent Ponzani, ou de lontianis, ionmari, arrivée l'année précédente. Elle mourut l’an1440, le c) c Mars. Voyaç les Bollandiítes, T. II } de

Mars 3 p. S S & suiv. .

La Baie Françoise. Sinus Francicus. Partie de la merdu Nord; cette Baie s avance beaucoup dans les ter-*res, vers la ville de Port-Royal, entre les côtes dcl’Acadie & de la Virginie dans l’Amérique fepten-

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