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sieurs graines plates. Chaque grain rcnfçrme une cap-lulc qui s’ouvre en deux parties. Ces parties te íépa-rent le plus louvent Tune de l’aurre, dcpouílent, enle roulant fur elles-mcmes, les semences aifez loinde la plante. Ces íemences font noires & luttantes.Fraxinella Clusû ioo. C. Bauhin l’appelle dicîam-nus albus vulgo , Jivc fraxinella. La racine de la fra-xìnelle est bonne contre les venins 8c la mort ure desanimaux venimeux : elle tue les vers, provoque lesmois, & aide à l’accouchement. La plante que nousappelions, fraxinelle, exhale en été , quand elle estéchauffée du Soleil, une vapeur grasse & íubtile, quis’entìamme comme de l’eau-de-vie, lorfqu’on en ap-proche une chandelle allumée. De Vign. Marv.
Il y a àuss une fraxinelle à Heurs blanches.
ERAXINET. Foyei FraÎnet.
FRAY. FRAYE. FRAYEMENT. Foye? FRAI.
FRAYER, v. a. Prononcez Fréter. Fournir aux frais &à la dépense de quelque chose. Il est juste de payerce qu'on a frayé & déboursé pour nous. Les habitansde Saint-Malo, dans leur dépuration à Louis XII, di-sent qu’outrece que tous les habitateurs (de leur ville)ont pu payer & frayer de leur bien, te íont cons-titués débiteurs à plusieurs perlonnes en grandes &:importables tommes ffargent. Hijl. de Bret. T. II,p. isSÓ- Dans ce sens il est vieux 8c hors d’ufage.
Frayer, signifie encore tracer, marquer le chemin.Fiam commonfirare , designare , terere. On ne s’égareguère dans les grandes routes, car il y a bien desgens qui ont frayé le chemin. Dans les neiges il fautavoir un guide qui vous montre, qui vous fraie lechemin.
fKJ* On dit aussi dans le Dict. de l’Acad. frayer,, mar-quer, tracer un chemin. Est-ce bien là l’idée qui pa-roi t attachée à ce mot pris dans le tens propre 1 Ce-lui qui passe le premier par un endroit, J'e fait unchemin. Ceux qui y pallent après lui, le fraient.Frayer un chemin , c est le rendre facile, praticable.
Frayer, te dit aussi figurément en ce tens, de ceuxqìii dil.pofent les choies de forte que leurs succes-seurs , ou imitateurs, y peuvent facilement parvenir.Jules Césiir fraya le chemin à Auguste pour parve-nir à la souveraine puiíïance. Les Anciens nous ontfrayé le chemin à toutes les inventions modernes,ont montré l’exemple* nous ont indiqué les moyens.Se frayer le chemin à la gloire , y atteindre par desmoyens inconnus aux autres, & qu’on s’est rendusfamiliers par des efforts multipliés.
Frayer , en termes de Vénerie, te dit des cerfs quifrottent leur bois contre les arbres, pour faire tom-ber par lambeaux une peau velue qui couvroit une-maífe de chair, qui en s’alongeant a formé leur tête.Ad arbores cornua fquammoj'a affricare.
Ce mot vient du Latin fricare.
|)CF Frayer, fç dit dans le même sens pour frottercontre quelque chose, y toucher légèrement en pas-sant. Stringere. Cette balle ne l’a pas blessé, mais afrayé son chapeau.
Frayer , est aussi un terme de Fourbissent. C’est frot-ter une lame avec de l’émeri, pour en ôter les traitsde la meule. On passe les lames fur la meule, on lesfraie ensuite , & on les fourbit.
Frayer , v. n. fe dit des poissons, en parlant dutemps où ils depofent leurs œufs. Les œufs de la fe-melle fe forment fans le ministère du mâle. Elle s’endécharge en fe frottant le ventre contre terre. Lemaie y fait alors couler ía semence, & l es féconde.Ils éclosent ensuite par 1 aótion de la chaleur. Le pois- ;son ne vaut rien dans le temps qu il fraie. F ayepFrai.
fflT Frayer fe dit encore neutralement des chosesqui s'ufent par le frottement, comme la monnoie.Ajfricìu atteri. Ces écus ont bien fraye.
Frayer. v . n. Se dit dans un sens figuré, pours’ac-corder. Ces deux hommes ne fauroient frayer cn-íemble. II est du discours tres-familier.
| fÊ" FRAYÉ, ÉE. part. Chemin frayé, qui a ete fré-quente , rendu praticable, facile. Suivant l’Acadc-
F R E
■mie, chemin tracé : notion qui paroît fausse. Frayén’a point d’autre uíage.
§3“ FRAYEUR, f. f. Forte & subite émotion de l amecausée par Limage d’un danger véritable ou apparent.Pavor. La chute du tonnerre, la vue d’un précipicecausent de la frayeur. 11 est dans des frayeurs conti-nuelles. La frayeur le rend immobile'. Je ne íuis pasencore bien revenu de ma.frayeur.
La frayeur fuppoíe un danger íubit, plus subitque f effroi, moins éloigné que 1 alarme, moins grandque la terreur. Foye\ ces mots & les autres syno-nymes.
La frayeur de la mon , des frayeurs la plus dure ,N’a jamais fait pâlir ces fières nations.
Breb.
Frayeur ne fe dit pas indifféremment pour crainte ,8c il n’en a pas le régime, qui est le génitif. On nedit point frayeur de la mort, frayeur du danger ,frayeur de tomber , &c. U faut dire crainte de lamort, crainte du danger, crainte de tomber, &c.On dit bien les frayeurs de la mort, & ce mot signi-fie , dans cette occasion , les peines, les inquiétudesqu’on a aux approches de la mort, & non pas feu-lement la crainte qu’on a de mourir. Le mot d e frayeur,quand il fe met pour celui de crainte, n’a de régi meque quand il est joint au verbe avoir j par exemple ,la frayeur qu’ont les Saints de la justice & des juge-mens de Dieu, ne peut s’exprimer. Bouh.
IflT Effrayer 8c fair c frayeur font souvent deux expres-sions bien différentes. Si je dis à quelqu’un , vousm’avez effrayé, cela peut s’entendre du danger qu’ila couru. Si je dis vous m’avez fait frayeur, cela peuts’entendre de celui auquel je me fuis cru exposé moi-même.
FRAYEURE. s. f. Action des cerfs quand ils frayent, oufrottent leur bois contre les aéùtcs.- Cornuum affriclusad arbores.
FRAYOIR. f. m. Lieu où les cerfs vont fraier en fe frot-tant leur tête contre les arbres. Cornuarii a ffriclus ves-tigia , locus.
FRAZÉ, ou FRASÉ, ÉE. adj. On a dit autrefois ce mot.pour fraisé. Voyez Frase.
F R E.
FRÉAUDE. f. f. Nom de femme, le même que Faraïl-de, duquel il s’est fait, comme Brunehaud de Brune-childe. Faraildis. Voyez Faraïlde.
FRECHE. t. m. Terme de Coutumes. C’est la mêmechose que fiat,fraux , 8c c. Foye\ ces mots.
FRÊCHEUR. f. m. Terme de Coutumes. C’est la mêmechose que fraîcheur. Voyez ce mot.
FREDAINE, f. f. Terme qu’on emploie dans le discoursfamilier, pour désigner une action folle 8c emportée,un trait de libertinage , ordinairement les folies dela jeunelle. Petulantia , libido. Nous savons de vospetites fredaines. Il faut qu’un père supporte les fre-daines de la jeunesse. N’avez-vous pas dans votretemps fait des fredaines comme les autres 5 Mot.
Mais me sembles à Vair un vieux pécheui,
Qui du vernis d’un langage hypocrite ,
Cherche à couvrir en vain fur ses vieux joulesDu jeune temps fredaines ct bons tours.
P. Du Cea c '
Je ne vous ai point vu depuis plusieurs semai fffMais nonobfiant cela , /e fats de vos fredaines- “ '
FREDDO. Rivière de la vallée de Demona enFrigidus , anciennement Acis. Elle lé décharge da>) sle Golfe de Sainte Thècle, entre celui de Catan 13,8c l’emboucbure de la rivière de Cantara. Mat)'*.
FREDDO, FREDDANO. Rivière de la Toscane.dus, Egelidus. Elle est fort petite, 8c coule dansterroir d’Arezzo. Maty.
I FRÉDEGONDE. f. f. Nom de femme. Frede§ un( ^ 1 r