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ne eneôre aujourd’hui : association en vertu dc la-quelle il y a communication de prières & de mé-rite. Ce mot vient de ce que l’Ordre qui leur donnecette association les écrit fur un registre.
Les quatre grands frères. On donne ce nom dans l’FIifi-toire Ecclésiastique à quatre moines célèbres quicroient frères, Sc qui vivoient au commencementdu V e siècle. Les quatre stands frères avojent donnedans les erreurs d’Origène, ils furent condamnés Scchassés par Théophile, Patriarche d’Alexandrie.
On appelle faux frère-, un homme qui trahit íesalíociés, ses compagnons.
Frère André. Terme de Fleuriste. Tulipe printanière.Elle est d’un rouge oblcur, mêlé de blanc. Morin.
Frère d’Armes. On le dit -de ceux qui ont fait sociétéà la guerre, & qui se sont promis un service & uneassistance réciproque. L’usage de cette fraternité estfort ancien. Nous lisons' dans Joinville, que l’Em-pereur de Constantinople Sc le Roi des Commains«'allièrent & devinrent frères : dans JÍivenai des Ur-sins, que les Ducs d’Orléans & de Bourgogne jurè-rent une fraternité, qui ne dura cependanr pas long-temps : dans Monstrelet, que le Roi d’Arragon se fitfrère à’armes du Duc de Bourgogne, quoiqu’éloignés1 un de l’autre : dans du Cange fur Joinville, le Traitéde fraternité entre Louis XI & Charles demie? Ducde Bourgogne-, & celui de Bertrand duGuefclin avecOlivier de Clision. Ce fut aussi par un acte authen-tique que le Duc de Bretagne Sc le Comte de Cha-rolois contractèrent une fraternité d'armes. Voye^Fraternité.
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Frère Arvale. Voycç Arvale.
En termes du grand Art, on appelle frères estro-piés les métaux imparfaits. Les frères estropiés doi-vent être guéris par l’élixir parfait, c’est-à-dire, doi-vent être purifiés, séparés de leurs impuretés par 1 e-lixir parfait.
Frère Blanc. Nom de secte. Un Auteur Allemand,nommé Hartfnoch, dans un Ouvrage fur l’origine dela Religion Chrétienne en Prusse, Diffère. XI st, ditqu’il parut dans cette Province , au commencementdu XIV e siècle, des hommes qui te nommèrent, ouque l’on nomma les Frères blancs ì pareequ’ils por-toient des manteaux blancs, fur letquels il y avoir unecroix de S. André de couleur verte. Ils diíoiént avoirdes révélations particulières, par leíquellcs Dieu leurordonnoit d’aller retirer la Terre sainte des mainsdes Infidèles. Il y eut beaucoup de ces Frères blancsen Allemagne; mais cela 11e dupa point, Sc ils fu-rent bientôt dissipés.
Frère Claude. Nom que les Fleuristes donnent à uneTulipe de couleur de rose,rouge Sc bleue, le toutbrouillé. Morin.
Frère-Jean. Terme de Fleuriste. Nom d’une Tulipe,couleur de lacque vif & blanc.
Frères de la rose .croix, Chimistes Sc Cabalistes,qui se disoient invisibles, Sc qui a voient fait, il y aquelque temps, une société qui a donné lieu à unttès-savant livre de Guillaume Naudé, Bibliothécairedu Cardinal Mazarin. Les Frères de la R-oste croixcroient une société de Charlatans visionnaires. Leurchef avoir fait le voyage du Levant dans le XV e siè-cle , ou cent ans plutôt, si on les en croir. Il avoirpris les idées de quelques Philosophes Arabes, dontl’imagination échauffée par l’ardeur du climat, & gâ-tée par les idées des derniers Platoniciens, Procle,Jamblique, le repaît de chimères, ne pense qu’à lapierre philosophale, à la Médecine universelle, ausecret de rajeunir, de dominer sur les Démons, dtfaire des prodiges. Ils joignent à cette Philosophie bi-zarre une religion plus idolâtre que Mahométane.Le culte des génies dont ils remplissent les élémens,est véritablement le culte des Démons, & s’ils ne lepoussent pas jusqu’à la magie, ce n’est pas la volontéqui leur manque. Paracelfe contribua plus que per-sonne à rétablissement de cette secte, qui tombad’elle-mcme. Les Juifs, & su»tout les Juifs Caba-hstes, avoient d’étroites liaisons avec ces Philoso-
phes fanatiques. Mém. deTrev. 171 f gr 1 , g12 .
On dit proverbialement qu’un homme est un bonfrère , ou qu’il est stère de la jubilation, pour dire,un bon vivant, un bon compagnon, qui n’aime qu’àrire Sc a faire bonne chère. On dit aussi d’un Moinelibertin , débauché , que c’est un frère frappait. O11appelle aulíi par mépris, frère coupe chou, un Re-ligieux qui n a nul mérite, qui n’est d’aucune con-sidération dans Í011 Couvent. On dit aussi, partageren frères ; pour dire, partager également.
FRÉRIE. Voyey Fr a nu e.
FRÉROT, f. m. Petit frère. Les Frérots . stoye\
Fraticelli , c’est la même chose.
FRÈS, f. m. Ce mot s’est dit autrefois pour orfrès , or-frois. Voyez ces mots. Aurum Phrygium.
FRÉSAlE. í. f. Strix, ou Caprimulgus. Oileau de nuitde la grosseur d'un coq, de figure de chevêche, quia le plumage blanc, tacheté de noir fous le ventre,la tête ronde, Sc presque d homme; mais qui est af-fre nie Sc entourée de plumes hérillées; les ongles &le bec blanchâtres Sc crochus, les jambes & 1 bs piedsvelus Sc couverts de plumes. On l’appelle aussi Ef-fraie, à caule de ion cri estroyable. C’est une espècede char-huant, mais d’une espèce fort différente desantres. Pendant le jour elle voie fort peu, ou pointdu tout. Toutes les actions ne sc font que la nuit,comme son vol, la chaise pour attraper ía proie;elle ne tuce non plus le lait des chèvres qu’en cetemps. Un habile Fauconnier en décrit une dont lataille est un peu moindre que celie du coucou; ellea tant de rapport avec lui,qu’on astureroit que c’enest un, si la petitelle de les pieds Sc de (es jambes,leur brièveté, & la manière extraordinaire dont el-les íout construites, ne la faiíoient distinguet de cetoileau. Son bec esttrès-court en comparai ion de soncorps Sc dc fa tête ; car à peine est-il plus grand quecelui d’un passereau. Il est noir, Sc peu ou point cro-chu; autour des naseaux, Sc au-dessous du bec fontdes plumes très-déliécs, comme des poils, ou de labarbe ; fa rêre est longue par le sommer & plate; sesyeux íont fore grands; l’iris Sc la punelle de l’œil fontentièrement noirs, ce quî est si rare, que son âgeun peu avancé pòurroit en être causc. Les plumes don tson corps est revêtu font noires par le milieu ; savoir,tout le long du tuyau de part Sc d’autre, Sc blan-ches à leur extrémité, le reste en est gris cendré, Scc’est ce qui fait qu’elles onr quelque rapport aveccelles de l’épervier ; les grandes pennes & les cou-teaux font noirs, semés de quelques taches jaunâtres;les plumes du premier Sc (econd ordre qui le cou-vrent, composent une ligne blanche qui traverse lesailes, tout le délions de l’oilcau est d’une couleurde rouille lavé avec des marques, ou, pour mieuxdire, des lignes obscures fort déliées qui les traver-ordre interrompu, ainsi qu’il se voir enéperviers. La queue est aussi fs.mKGI-.lo à
sent d’un
quelques éperviers. La queue est aussi semblable àcelle des eperviers, & de quelques oiícaux de ra-pine nocturnes, & divisée par intervalles égaux dcraphes noires, Sc de couleur de rouille diípoféesles unes ensuite des autres. Les grands couteaux pafi-lent la queue de deux ou trois doigts. Ses jambes Scíes pieds font de couleur de rouille. Ils onr troisdoigts devant & un derrière. L’ouverture du bec Scdu gosier est fort ample.
Cette espèce d’oiteau fait son nid parmi les rochersdans les montagnes. Celle dont on vient de parler ,fut priie dans les montagnes de Boulogne, dans uneétable de chèvres, defquclies elle íuçoit le lait. Aní-tote rapporte la même chose, Sc dit que les c evresqui en font sucées, ou tirées, en perdent leur lait, Scquelquefois la vue. Bellon en lait une descriptiondifférente de celle que nous venons de donner, Scdit eue cet oiseau a les yeux ronds Sc extremeraent pe-tits , au contraire des antres oiíeaux de nuit; & qo'ilfait (on nid dans les creux des chenes Sc dans les trousdes vieilles tours. ,
Ménage dérive ce mot de préstaga, a cause qu’ellecft de mauvais auguie*
FRÉSANGE. Terme de Coutumes. Droit de porc que