Band 
Tome quatrieme. [F - JAM.]
Seite
318
JPEG-Download
 

«k

■ 3 i% F R £

leur sembloit. Pour les y retenir, Clément VIII, parune Bulle du i Octobre 1594., leur ordonna de faireles vœux de perpétuelle hoípitalité 8c d’obéistânce.En 1700, Innocent XII leur permit de faire les vœuxfolemnelsde chasteté, pauvreté,obéillance & d’hos-pitalité sous la règle de Saint Augustin. 11 érigea leurCongrégation en Ordre Religieux, Sc la mit fous la pro-tection du S. Siège. Foye% le P. Bonnani, Catalog.Or d. Relig. P. 1 , Sc le P. Hélyot. T. IF, C. iç.

Frère Joyeux, autrement Chevalier de l’Ordre de laglorieuse Vierge Marie. Foye y Marie & Joyeux.

Frères de la Vierge Marie, ouïes grands Frères. LesDominicains ont porté autrefois ces noms. Foye% leP. Cuper dans la vie de S. Dominique. A cl. AA. Aug.T. I.

Frères Mineurs. C’est le nom que S. François d’As-íîse a donné aitx Religieux de l’Ordre dont il est Fon-dateur. Fratres Minores. Il n’y a que les Cordeliersqui le portent.

Frères de la Mort. Nom que l’on donne commu-nément aux Religieux de l’Ordre de Saint Paul, pre-mier Hermite , qui font en France. Frater à mortesFir Religiosus à morte diclus. On les nommoit Frè-res de la mort, parce qu’ils portoient la représenta-tion d’une tête de mort, & qu’ils dévoient toujoursavoir dans la peníée le souvenir de la mort. On nesait quelle a été leur origine; à en juger par leursconstitutions, faites en 1 62.0, il n’y avoit pas alorslong-temps qu’ils étoient établis. Paul V approuvaces Constitutions le 18 Décembre 1620, Sc LouisXIII leur permit de s établir en France par Lettres-Patentes données à Sauinur au mois de Mai 1621. Ily a apparence que cet Ordre des Frères de la mortfut supprimé par le Pape Urbain VIII. Foye\ le P.Hélyot, T. III. C. 44.

Frère de la Passion de N. S. Jesus-Christ. FoyetçServite.

Frères de la Pénitence, ou de la Pénitence de Je-fus-Christ. C’est un nom commun à Toulouse auxReligieux du Tiers-Ordre de S. François, nommésauill Bequins, & à une Confrairie de Pénitcns quise tenoit dans une Chapelle de l’Egliíe du Tiers-Or-dre , & dont les Bequins étoient les Chefs Sc lesDirecteurs. On les appeloit auilì Sachets, ou Frèresdes sacs, pareequ’ils en portoient. Foye^ Catel, Mém.de l’Hifi. du Lang. L. II, p. 17s ôjuiv.

Frères perpétuels. C’est le nom que l’on donnoitdans la Congrégation de la Fontaine jaillissante, àl’un des trois corps que l’on y recevoit, & qui étoientles Frères perpétuels} les Chanoines ëc les domesti-ques. Quoiqu'on les appellât Frères perpétuels, ilsn’étoient pas tellement attachés à la .Congrégation,qu’ils ne pussent en sortir, ou qu’011 ne put les ren-voyer. Voye% Aubert le Mire, Reg. & Conft. Cle-por. 'm communi viventium, 8c le P. Hélyot, T. II,C. s4.

Frere pie. Frater plus. Les Anciens ont appelé FrèresPfifig. tous cs Moines qui étoient vêtus d’habits moi-ne blancs Sc moitié noirs. Thomas Walíingham lesappelle Freres agaces, ou à gâches, qui lignifie pies.

Frère Prêcheur. Foyer Dominicain & Prêcheur.

Frère Servant. C’est le nom que l’on donne dansl’Ordre de Malte à ceux qui font dans la dernièredes trois clastes dont cet Ordre est composé. Fraterserviens. On prétend que Raymond du Puy, de l’an-cienne famille de du Puy Montbrun, le con d Maîtrede cet Ordre, ayant fait dessein d'ajouter aux statutsde l’Ordre l’obíigation de prendre les armes pour ladéfense des lieux saints, & ayant amené ses Con-frères dans ses vues, fit des-lors trois classes de toutle corps des Hospitaliers. On mit dans la premièreceux qui par leur naillance Sc le rang qu ils avoienttenu autrefois dans les armées, croient destines àporter les armes. O11 fit une íeconde dalle des Prê-tres & des Chapelains, qui, outre les fonctions or-dinaires attachées à leur caractère, soit dans l’Eglife,ou auprès des malades, seroient encore obliges, cha-cunà leurrour, deservird’aumôniers 3 laguerre;&à1 égard de ceux qui n’étoient, ni de maison noble,

F R E

ni Ecclésiastiques, on les appeloit Frères servans .»Ils eurent cette qualité des emplois où ils étoient oc-cupés par les Chevaliers, soit auprès des malades,soit dans les armées, & ils furent distingués dans lafuite par une cotte d’armes de différente couleur decelle des Chevaliers. Vektot,H istoire de Malte, L.I, p. fS.

Frères unis de S. Grégoire l’illuminateur. Or-dre Religieux établi en Arménie au XIV e siècle, Scsupprimé, ou plutôt réuni à celui de Saint Domini-que au XIV e siècle. En effet, vers l’an 1328, le P-Dominique de Boulogne ayant été envoyé en Arme-nie par le Pape Jean XXII qui le sacra Evêque deMaraga, convertit plusieurs Arméniens Schismari-ques, entr’autres un Wartabied , nommé Jean, quipersuada à plusieurs autres Wartabieds Sc ReligieuxArméniens d’embraster la foi Catholique, Sc de soloumettre au Pape. Ils gagnèrent aussi plusieurs sé-culiers , & formèrent l’Egliíe des Arméniens Ca-tholiques qu’on nomme Francs-Arméniens. Foye y cemot.

Le Wartabied Jean, voyant l’Ordre de S. Basile sidéchu de Ion ancienne splendeur, eut dellein de leréformer; mais il crut qu il étoit plus à propos d’enétablir un nouveau, & dont la fin fût de conserverla foi Catholique que les Arméniens venoient d’eni-braffer, Sc de l’étendrc de plus en plus. C’est pour-quoi il institua un Ordre auquel 011 donna, le nomde Frères unis de S. Grégoire l’illuminateur, à causeque ce Saint avoir été l’Apôtre de l’Arménie : Sccomme ils dévoient leur conversion, après Dieu, auP-Dominique de Boulogne Sc à ses compagnons de l’Or-dre de Saint Dominique, ils prirent leurs Constitu-tions avec la règle de Saint Augustin, en firent pro-fession entre les mains du P. Jean Canus , Evêque deTéflis , compagnon du P. Dominique, & changèrentleur habit de Moines Arméniens, en celui des Frè-res convers de l’Ordre de S. Dominique. Jean XXHconfirma tout ceci ; Sc l’Ordre s’érendit beaucoupdans l’Arménie & la Géorgie. Mais les Turcs Sc lçsPerses s’étant emparés de ces pays, les Frères Unisse renfermèrent dans le leul Nakíìvan , Province dela grande Arménie.

L’an 1536, ces Frères Unis fe voyant dans uiiegrande pauvretés à cause de la domination des In-fidèles, députèrent à Rome,pour demandera Inno-cent VI qu’il leur fût permis, sous le bon plaisirdu Général de l’Ordre de Saint Dominique, de passerdans cet Ordre, dont ils avoient déja l’habit, la ré-glé & les Constitutions, ce qui fut accordé; ensorteque depuis ce temps, ils ne font plus qu’unc Pro-vince de cet Ordre. Foye% Clément Galano, Con-ciliatio Eccles Arment cum Rom. P. 1 , C. J0,&le P. Hélyot, T. /, C. XXX, p. 24$ &suiv.

On ajoute quelquefois des noms propres au m otde frère, comme frère Lubin, frère hugene,

Ces noms propres ne désignent personne en particulier; ils ont le même usage dans le style burlefff cSc dans.les chansons, que les noms de Titius , “ eCaius, Sc d’autrcs semblables ont chez les Jurisc 011 'suites.

Pour faire plutôt mal que bien,

Frère Lubin le fera bien;

Mais fi c'efi quelque bonne affaire,

Frère Lubin ne le peut faire. Marot.

FrÈre-Chapeau. Quand le second vers étoitble que le premier, M. Despréaux l'appeloit leChapeau, faisant allusion à l’usage des Moines Qsont accompagnés d’un Frère, quand ils sortentCouvent. On ne verra point, disoit-il, de f rí ^Chapeau parmi mes vers. Aussi faisoit-ií le * eC .vers avant le premier. . . . Œuvres de Nie. R° !Dcspreaux, in -12, t. 4, note 2 fur la lettre * f

Frère conscrit. Les Auteurs Ecclésiastiques don .ce nom à un laïc, ou quelque autre que ceest ailocié à un Ordre Religieux, qui a une alto ^tion à quelque Ordre Religieux, comme il s en

t