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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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parties friables • Le sel est friable. L’alun brûlé estfriable.

FRIAND, ANDE. adj. Qui aime les morceaux délicats8 c qui s y connoîti Appetens cupediarum 3 delicatus.Il se dit tant des personnes que au goût & de la cho-se goûtée. Quand il se dit des choses, il signifie cequi est délicat, de bon goût, bien assaisonné. Unhomme friand court les bonnes tables. Un bon gour-met doit avoir le goût friand. Un faisan est un friandmorceau. Le vin de Condrieuxest un vin friand.Ménage dérive ce mot de frigente 3 ablatif de fri-

s ens j du verbe frigere 3 dont on a fait auffi frire.

sautres le dérivent de frïtelle 3 Italien, comme quidiroit, amoureux des choses frites.

Langues 3 cervelas 3 saucissons 3D u pain frais de toutes façons 3Et du friand jus de la treille ,

A couleur ambrée & vermeille.

De Malezieu.

Friand , se dit áuífi figurément d’une chose rare quiest d’un grand prix, d’un grand mérite.

Eloges tout sucrés 3 & friands madrigaux 3Portrait vrais , ou fardés 3 satyriques tableaux.

NoUV. CHOIX DE VERS.

On dit auíïî qu’un homme est friand de quelquechose, quand il l’aime passionnément,quoiqa’elle netombe point dans le sens du goût. Cupidus , avidus .Cet homme est friand de nouvelles, de musique, decuriosité. Il est friand de louanges. Mol. Alors il est„ pris dans un sens figure*

Friand , ande , est aussi substantif. C’est un friandic’cst une friande.

FRIANDEK. v. n* Vieux mot, qui s’est dit pour man-ger d’une manière friande*

FRIANDISE, f. f. Amour que l’on a pour les viandesdélicates , ou de bon goût. Cupedia 3 ciborum delica-tiorum cupiditas. La friandise est un défaut 3 mais iln’est pas li honteux que la gourmandise.

Friandise se dit aussi de toutes les choses qu’on man-ge pour le plaisir feulement, comme les sucreries ,& généralement ce qu’on appelle bonbons. Cet hom-me a toujours queìaues friandises dans fa poche,dans son cabinet. Athénée dit qu’on doit l’inventiondes friandises à un nommé Paviars. Donner de pe-tires friandises à des enfans.

On dit figurément & proverbialement, qu’unefemme a le nez tourné à la friandise , pour dire ,qu'elle a l’air coquet 8 c éveillé, l’air d’aimer leplaisir.

FRlA.RDEL.Nom d’une réforme de Chanoines réguliers.L Abbaye d’Yverneaux, Diocèse de Paris, lés Prieu-res de Beaulieu, du Bourg-Achard, &c. Diocèse deRouen, sont occupés par des Chanoines réguliers dela Reforme de Friardel.

FRIAS. Petite ville qui a titre de Duché. Frigida 8cPhrigia. Elle est dans la Castille vieille en EspagneSc sur l'Ebre. Maty. '

FRIBERG. Foyey Fridberg.

FRIBOUR. f. m. Nom que l’on donna dans le XVI esiècle à une fausse monnoic de cuivre, à de fauxdoubles que 1 on fabriqua, & qui furent décriés.Adulterinus nummus. Ce nom leur fut donné parhasard , & f" anS < l u on en * ac ^ e . ^ a raison , commePasquier le dit à l’endroit que l’on va rapporter.

On donna auffi en Poitou ce nom aux Calvinistes,ou Huguenots. Au pays de Poitou Fribours , où l’onavoir forgé des doubles faux, qui furent decries, 8 cpar hasard ayant été appelés Fribours , auffi appela-t-on les Calvinistes Fribours , comme etant entrenous par métaphore une monnoie de mauvais aloi.Pasquier , Rech. L. FIH » e. //• Favyn, dansson Hifl. de Navarre , L. XIF , $33 > ecnc P ri ~bourg 3 & rapporte une autre raison de ce nom. Cesnouveaux Predicans, dir-il, furent en France ducommencement appelés Frïbourgs , à cause que les

FRI

premiers Luthériens dé France vinrent de Fribourgen Brisgaw. Cerre raison est plus naturelle, 8c paroitmeilleure que celle de Pasquier.

FRIBOURG. Ville d’Allemagne. Friburgum. Elle est ca-pitale de Brisgaw, en Suabe, 8c située au pied d’unemontagne, fur la rivière du Treiseim; Fribourg a euses Seigneurs particuliers; Les Ducs de Zéringhenl’ont possédée jusqu’en 1218. Agnès, fille de Ber-rhold IV, Duc de Zéringhen , la porra dans la Mai-son de Furstemberg par son mariage avec Egon IX,Comte de Furstemberg. L’an 1416, les Bourgeoiss’étant mutinés, ils rachetèrent leur liberté 2000J marcs d’argent, se donnèrent aux Ducs d’Autriche »qui y établirent une Chancellerie. Albert VI, dit leDébonnaire, y fonda une Université en 1450. Fri-bourg fut pris par les Suédois en 1632. Il le fur en-core en 1634 Sc en 1638. Les combats de Fribourgqui se donnèrent à une lieue de ses murs le 3, le 48c le y e en 1644, & dans laquelle le Grand Condé,alors Duc d’Enguien, défit les troupes Bavaroises,ont rendu cette ville fameuse, auffi-bien que les dif-ferens sièges qu’elle a soutenus. Fribourg est bienfortifié & défendu par une bonne citadelle, situéefur le haut de la montagne, & par plusieurs fortsconstruits le long d’une petite vallée , qui s’étend de-puis la citadelle jufqu’à la ville. Le Maréchal de Cre-qui le prit l’an 1677. Il fut cédé à la France par 1 »paix de Nimégue ; mais il est revenu fous la domi-nation de la Maison d’Autriche par celle de Riswick.Elle fur encore prise par les François en 1713 & est1744. Long. 2s d. 32 m. lat. 48 d. 4 m.

FRIBOURG. Ville de Suisse, capitale du Canton quiporte son nom. Friburgum. Elle est à lìx lieues de 1 *ville de Berne , du côté du midi occidental ; fa situa-tion fur le penchant dune montagne fort raboteuse»la rend assez incommode j car en allant par les rues»l’on monte ou l’on descend continuellement. II ne lais-se pas pourtant d’y avoir de belles places & quelquesbeaux bârimens* La rivière Sana la sépare d’un granafaubourg , qui peut passer pour une partie de la ville»étant enfermé dans les murailles. Cette ville est forte»plutôt par fa situation ,- que par ses ouvrages, qui fontfort irréguliers* L’Evêque de Lausane 8c la meilleurepartie de la Noblesse du pays y font leur résidence.'Les Jésuites y ont un Collège, & les Chevaliers deMaire une Commandcrie. Cerre ville, qui fut bâtieen 1179 par BertholdIV, Duc de Zéringhen, a étsImpériale & libre. Elle entra chns la Confédérationdes Suisses l’an 1481* Elle a son grand & son petitConseil. Lc premier, en qui la souveraineté réside»est composé de deux cens Conseillers ; le dernier »qui a l’administration ordinaire des affairesn’est <î uede vingt-quatre Sénateurs. Il y a outre ces Magist sâtSdeux Avoyers à vie, qui président à ces deux Con'* seils alternativement, une année chacun 3quatre B ar1 'derets, qui font les Chefs de la Milice, 8c un Bons"fier ou Trésorier-Général, qui a l’administration “ eyrevenus de l’Etat & l’Inrendance des bâtimens p u 'blics. Cette ville ayant été bâtie très-peu de teinp savant Berne, qui le suc en 121 8 8c par le rncme í° n 'dateur, savoir, Berthold, dernier Duc de Zéringh^’tomba après fa mort entre les mains des ComtesKybourg, qui la vendirent à Rodolphe,Roi desmains ; 8c par-là elle demeura 200 ans fous l a ^mination de la Maison d’Autriche. Elle ne laiss a ?sl’an 1403 de faire une alliance perpétuelle avecBernois. Heis. Jìifi. de VEmp. L. FI 3 c. 27. l ° fíP2y d. lat. 46 d. 50 m. , ^

Le Canton de Fribourg 3 Friburgenss pagus.fune des treize Républiques qui composent la ,fédération des Suisses. Elle est enclavée danston de Berne , & elle peut avoir douze lieues duau nord, & huit du couchant au levant. Son terr .est abondant en grains, en fruits & enauffi ce pays est-il fort peuplé. On assure qU B P ~mettre dix-huit mille hommes fur pied. Ses haNfont tous Catholiques Romains. On le divise en -huit Bailliages, Sc deux,Seigneuries médiates, ^font Cugic 8c Prévatidaii.^Les Fribourgeois poste