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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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le nom de Frise occidentale. Cette contrée est en-tre celles de Kennemerland , de Waterland Sc la Zui-derzée. C’est une espèce de presqu’île où l’on voirles villes d’Horne, de Medenblick & d’Henkhuile.

Frise Orientale, auuement Oosfrise-, ouïe Comté

' d’Embden. Frisa orientalis , Comitatus Embdanus.C’est un des Etats qui composent le cercle de West-phalie en Allemagne. Il est baigné au nord par la merd’Allemagne : ses autres bornes font à lorient le Com-

• té d’Oldenbourg ; au midi l’Evêché de Munster, Scau couchant le golfe de Dollert, Sc l’embouchurede l'Embs qui le íéparent de la Seigneurie de Gro-ningue. Ce pays peut avoir treize lieues du íud aunord, Sc dix du couchant au levant. Son terroir estallez fertile, particulièrement en pâturages. Ses lieuxprincipaux font Léer, Norden, Essens, Witmunde ScAurick, Capitale. La ville d’Embde, qui est la plusconsidérable du pays, te gouverne en ville libre ,fous la protection des Provinces-Unies. La Frise orien-tale fut érigée en Duché par l’Empereur Fridéric III,l an 1454- Ferdinand III donna la qualité de Princede l’Empire à Ennon Louis, à condition qu’il n’y au-roít que les aînés de fa branche qui porteroient cetitre. Ce privilège a été transporté Tan 1661, parl’Etnpereur Georges Christian, frère & fuccelíeurd’Ennon Louis. IÎ y a une autre branche de cettemaison , qui pollède la contrée de Nordeland, Scqui n’a que la qualité de Comte.

On croit que la Frise orientale est le pays des an-ciens peuples de la Germanie appelés Cauchi.

Frise propre, que la plupart des Géographes appel-lent la Frise occidentale, mais mal; ce nom étantcelui de la Nort-Hollande. Frisa propria. C’est unedes Provinces-Unies des Pays-Bas. Elle est bornée àl’orient par la rivière de Lauwers, qui la sépare dela Seigneurie de Groningue, & elle a au midi l’O-véristel, au couchant la Zuiderzée, Sc au nord lamer d’Allemagne. Cette Province peut avoir douzelieues d u íud au nord, Sc onze du couchant au le-vant. Son terroir n’est pas beaucoup fertile en blés,mais il a de fort bons pâturages, où l’on nourritquantité de bœufs Sc de chevaux de fort grande taille.On divise la Frise en trois contrées; le Westergo estau couchant, l’Ostergo au levant, & le Sevenmoldeau midi des deux autres. Les îles de Schéling, d’A-

■ meland , & quelques autres moindres, font encoredépendantes de cette Province. Ses principales villeslont, Leuwarde, Capitale; Franecker, Dockum,Harlingue Sc Staveren. La Frise propre avoir autre-fois une plus grande étendue, elle comprenoit toutela Seigneurie de Groningue, Sc elle étoit diviséeen Frise deçà Sc delà le Lauwers. Ces dciix Provin-ces, avec une parue du pays de Drente, Sc de celuide Sallandt, étoient anciennement la demeure de cesFrisons, qu’on appelle Frsi , ou Phrisù majores ,c’est-à-dire, les grands Frisons, Sc ce pays, avec laNort-Hollande, la Hollande méridionale jufqu’auRhin, la Provfnce d’Utrecht, le Veluve Sc l’Ovérif-fel, formèrent le Royaume des Frisons, qui durapendant quatre cens ans, Sc qui.fut enfin ruiné Scconquis par Charlemagne. •

Frise cimbrique, septentrionale, Fyderstède mineure.yoyey FYDERSTèDE.

Nouvelle Frise. Frisa nova. C’est le nom que lesHollandois ont donne à la partie orientale du Spits-berg, qui est un pays des terres Arctiques; maisonn’y a établi aucune Colonie, on n’en a même quefort peu de connoissance.

Chevaliers de Frise, ou de la Couronne. EquitesFrisa , ou Frsi ; Equites a Corona dicli. Ordre mi-litaire prétendu. Mennenius, Michiéli, Giustiniani,T. I, C. 14, Sc quelques autres disent, que Char-lemagne en fut le fondateur, qu’il donna aux Che-valiers pour marque decet Ordre une couronne qu’ilsdévoient porter lur un habit blanc, avec cette de-vise, Coronabitur legitime certaris. Celui qui com-bat duement sera récompensé. Quelques-uns disentque ce fut pour récompenter les Frisons, qui avoientété d’un grand secours à ce Prince, dans les guerres

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qu’il eut contre les Saxons. D’autres prétendent qu’ilinstitua l'Ordre de Frise après la victoire íur les Lom-bards, Sc la priíe de Didier leur Roi. Giustinianirapporte, après Hanconius, Historien de Frise, queCharlemagne accorda à Rome l’an 802, un privilègeà ces Chevaliers, Sc il ajoute avec d’autres qu’il leurdonna la règle de S. Basile.

Mais outre qu’on ne reconnoît point d’Ordre mi-litaire avant le XII e siècle, quelle apparence y a-t-ilque Charlemagne eût donné à ces Chevaliers la rè-gle de Saint Baille, lui qui étoit si zélé pour faireobserver celle de Saint Benoît, Sc qui n’en reconnois-soit point d’autre dans les Etats?

Ces Auteurs disent encore que les Chevaliers deFrise faiíoient vœu d’obéir à leur Prince, Sc de dé-fendre la Religion Chrétienne aux dépens de leursang. La principale cérémonie qu’on obíervoit à leurréception, selon ces Ecrivains, étoit de leur arracherle baudrier, Sc de leur mettre l’épée au côté. On leurdonnoit un íoufflet, qui fut changé depuis en un bai-ser, avec Paccolade, Sc on ne recevoir personne danscet Ordre, qui n’eût fervi 1 Empereur cinq ans à sesfrais. Schoonebeck dit de plus que les Rois de Frances’attribuent toujours la dignité de Grands - Maîtresde cet Ordre, quoique le pouvoir de faire des Che-valiers appartienne, íelon lui, aux Empereurs, Scsoit attaché à la Couronne Impériale. Voye\ Men-nenius, Délie. Eq. Ord. fol. 7, l’Abbé Giustiniani,His. di Tutti gli Ord. milit. ... T. I, C. 14. Andr.Mendo , Herman & Schoonebeck, dans leur Hist. desOrdres militaires, & Joseph Michiéli, Tej'oro. Mi~lit. di Cav.

Quant à ce que dit Schoonebeck, on ne voitpoinc

3 ue, ni les Rois de France, ni les Empereurs , fassent:

es Chevaliers de Frise , ni qu’ils aient jamais pris laqualité de Grands-Maîtres de cet Ordre. Ainsi l’AbbéGiustiniani pouvoitse dispcnler d en donner une íuitcchronologique, depuis Charlemagne jusqu’à LouisXIV, Sc Léopold I, P. Helyot, 7 . I, p. 271 ,272.

§ 3 “ FRISER, v. a. Il se dit particulièrement des che-veux, Sc signifie les boucler, leur faire prendre desboucles. Friser ses cheveux avec des fers. Se friser.par boucles. Crispare.

§ 3 “ On le dit austì des étoffes de laine. Friser la ra-tine. Friser du drap. C’est la même chose que crê-per ou velouter en quelque sorte les étoffes de laine,en formant deffus une espèce de grain , uniformé-ment répandu fur toute ía surface.

Il y en a qui prétendent que ce mot de friser vientdu nom des Phrygiens, qui portoient les cheveux:frisés. D’autres diient la même chose des Francs SCdes Sicambres, qui habitoient autrefois la Frise, SCqui portoient les cheveux en boucle.

Friser , se dit austì parmi les Maîtres-d’Hôtel, poufplier d’une certaine manière, qui fasse qui imite depetites ondes. Friser une serviette.

On dit figurément, que le Zéphyre frise l’eau,aquam legit , perstringit , crispat , molli er impellit *quand il ne fait qu’agiter doucement la superficiepar de petites ondes.

Friser, signifie austì figurément, approcher de bief»près. Per 0 íngere. Cette balle de mousquet lui afrise la joue, les cheveux. Cette balle a frisé la coi'de, peu s’cn est fallu qu elle n’ait été dessous.

On le dit en ce tens en choies spirituelles Sc m 0 *raies.

»

Sans tracer de vainessgures,

Poursxer avec sûretéLe point d’une nativité,

On peut fur d’autres conjectures ,

Plus j uses peut-être £■ plus sûres,

Friser au moins la vérité :

Encor beaucoup pour qui la frise,

Dans votre métier de devin ,

Tout es sujet à la méprise. P. du CeR c *

££? Friser, sc dit austì du style trop recherche»

' r affect®,

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