Band 
Tome quatrieme. [F - JAM.]
Seite
329
JPEG-Download
 

F R t

affecté, peigné. Velleïus Paterculus n’a pas la mêniemajesté que Tite-Live. Il découpe , il frise davanta-ge; du reste excellent Peintre, beau parleur, bonpolitique. Mém. de Trév.

fp' Friser , v; n. est autìï un terme d’Imprimeur , quise dit des caractères qui parodient doublement im-primés tur la feuille, par ìe défaut de certaines pres-ses , eu par la négligence de l’ouvrier qui les gou-

. •verne: Cette pré île. frise considérablement. On ditauffi papillotter & doubler dans le même sens:

On dit friser la jambe ou le pied, pour dire, faireun certain mouvement de jambe ou de pied, qui ènmarque la légèreté.

Friser , en termes de Mufiqitq, se dit podr passer lé-gèrement l’archer sur la corde d'un instrument, latoucher finement. Stringere, tangere leviter & jlrjc-ùmi La basse pallant trop légèrement, & ne faisantque friser le dellus, ne peut produire d’harmonieagréable. BourUelot.

Friser, en termes d’Horlogcric, c’est ôter la petitepointe des dents des roues:

Friser, se dit proverbialement en ces phrases, cetteaffaire a jrije la corde , pour dire, cet arrêt n’a passéque d’une voix. Cc criminel a j r sc la corde, pourdire, a manqué d’êtrc pendu: On dit d un discours tropampoule, qu’il jrise le galimatias, pour dire, qu’ilh’en est pas loin.

Friser les sabords, se dit sur mer d’urie bande d’é-toffe qu’on met autour des (abords, fans la calfater,afin d’empêcher l eau d’y entrer.

On diíoit autrefois friser , pour marquer an vi-sage. Les Thraces jrisent leurs femmes au vilage.Amiot. Comput,gunt notis Threiciis.

Gc mot de friser iè. dit pour fénser. Huet.

^fT Friser, chez les Flumasiìers, c’est replier les fran-ges des plumes fur ellcs-mêmes, en forme de bou-cles de cheveux.

FRISÉ , ÉE. part. de adj; Crispatus , calamiflratus , cin-cinnatus. On estime les perruques de cheveux frisesnaturellement. A? On le dit aussi des étoffes de lainequi ont de la friiure. Les draps noirs l'om frises parhen vers ; les ratines (ont j r-fies par l’endroit; On appelle du drap d’or ou d'argent jrise, celui qui n’estpas uni du côté de l’endiv it, qui est superficiellementcrépu & inégal. Les draps d’or & d’argent jïses,font estimés les plus riches.

Choux/n/cj, lom certains choux verts qui vien-nent en hiver, dont la feuille est toute crêpée.

ou FRISESMO. Terme artificiel Sc bar-bare qui exprime un des modes de la 4 e figure, ap-pelee Galenique: La majeure de ce mode I est par-ticulière affirmative; fa mineure E est universelle af-firmative , & fa conclusion O particulière négative,comme dans l’exemple suivant.

I. Quelque Chrétien vít peu chrétiennement;

E. Nul vivant peu chrétiennement ne sera sauvé.

O. Donc quelque Chrétien ne sera pas sauvé.*

FRISETTES, s. f. pi. Petites étoffes, moitié cotequi se font en Hollaridc. O11 les nomme aussi cotnées.

FRISINGUE, ou FRÉSINGEN. Nom d une villeCercle de Bavière, en Allemagne. Trismgua, anc.nement Fraxinum. Elle est capitale de l’EvêchéFrisingue, & située au confluent du Molaclt &User, à six lieues au-dessous de Munick. Cette \n’efl; pas grande ; mais elle est dans une situaiagréable, partie fur une colline Sc partie le loiql’ìser. Elle a été Impériale; mais maintenant ellepend de son Evcque, qui est suffragant de SaltzbaiHeis dit Frisingue , & traite de cet Evêché dansIsis. de VFmp. L. FI, c. 6 . Long. 29 d. z; m.48 d. zo m.

L’Evêché de Frisingue, Frsnganus, ou Fraxì-nenss Episcopatus. Petit Etat d’Allemagnc, enclavédans le Duché de Bavière & situé le long de l’Iser,Tome IF*

f R í 3*9 --

entre la ville de Munick Sc celle de Landshut. CetEtat ne dépend que de son Evcque , qui est Princede l'Empire, Sc qúi ne peut être élu que par le Cha-pitre , Sc tiré du nombre de ses Chanoines. U ri'y ctrien de considérable dans cet Etat que les petitesvilles d limaning & de Burckraim & celle de Fri-singue , qui en est la capitale. Mais l’Evêque possèdefcntore quelques petites terres détachées de cet Etat ;le château & le Comté de Wardenf'eld, les bciírgsde Mittenwald, de Partenkirtk, & quelqtles villa-ges qui en dépendent, entre les rivièrès de Leek &d' 11 er, aux confins du Tirai & de la Suabe ; le lieu deRottenlels tur le Lavent, dans la Fiante Stirie, Sccelui de Biícostach fur le confinent du Zéir & du

Polan, dans la Haute-Carniole. Les Auteurs écriventcommunément que l’Evcché de Fnfingue s ou Frifin-gen, fut établi par S. Corbinien ; mais on ne con-vient pas du temps. Hundius crois que ce fur sousGrégoire III Sc fous Pépin. Fóyc% far cct EvêchéImhoff , Not. Imp . L. III 3 C. XIII.

FRISLANDE. Nom d’une île què l’on place vers lescôtes de la Groenlandc. Fûsandia. Mais commeles Pilotes qui fréquentent ces côtes n en font pointde mention, il y a de l’apparence qu elle n’existe point ;011 qu’elle est quelque partie de la côte de Groën-land e:

FRISLAR, ou FRITZLAR. Ville d’Allelnagrié, encla-vée dans la Hesse. Frisuria , Frites ara. Elle est si-tuée fur la rivière ct’Eder, entre Castel & Marpurg,-à six lieues de la première , & à douze de la dernière:Cerre ville, qu’on Conjecture être í’ancienne Boga-dium , a été Impériale & libre; mars maintenant elle& le petit territoire qui en dépend, appartiennent• à l’Archevêquc de Mayence. Long: 26 d. j j m. /at.f r d; 6 m.

FRISOIR. f. m. C’est ûn cies cifelets dont sc scrVentlcsBourbisseurs, Arauebusiers, Armuriers & autres Ou-vriers qui travaillent en ciselure, pour achever lesfigures qu’ils ont frappées avec les poinçons, ou.cifelets gravés en creux, afin d’en fortifier les traits,& de leur donner plus de relief. Lcjrisoir est tran-, chant.

Frisoir: Instrument dont on sc scrt dans les manufac-tures de laineiie pour friser les draps St auties étof-fés de laine.

FRISON, ONNE. si m. & si Nom de peuple. FrisusJa. Frijo. Ce nom sc donne aux peuples qui habitentla Frise, scion les divisions différentes qù on cn a fai-tes en divers temps. Aujourd’hui on ne le dit quede ceux qui habitent Une des íeptProvinces-Unies.

Les grands Frisons :Ftifii majores ; Anciens peuplesde la Germanie. Ils étoient enfre 1 Océan & la rivièred’Ems, le lac Flévo, ou la Zuiderzée , Sc les Bataves,avec les Marfitiens. Ils occupoient la province deFrise , ceíle de Groningue , avec îes pays de Sallandt& de Drentè , en Ovérissel.

Les petits Frisons. Tr fi minores. Anciens peuples dela Germanie. Ils croient au touchant des grands Iri-sons j entre le lac Flévo , qui est la Zuiderzée , 10 -cean Sc le Rhin , qui les siéparoit des Bataves. Ainsiils occupoient toute la partie du Comté de Hollan-de qui est áú nord du Rhin , & une partie de la bbi-gneurié d’Utrecht.

FRISON, si m. Jupe fort courte qu’on met par-deílouslés autres pour tenir chaud, Sc qui étoit ancienne-ment de frise, qu’on a fait depuis de ratine, doua-ne , de fourrures & autres étoffes qui conservent 1«chaleur; Tunica muliebris interior.

Frisons. Crispa ttmio’.a. Ce terme , scion Isomey si-gnifie aussi une sorte de canenlle scisce > Ifs que Ionfait entrer dans les broderies, & meme datis la fa*

brique dès étoffes d’or & d'argent-

Frison. En terme dc Manne , ce font des pots de tèr-re, ou de métal, dont on se íert dans les vaisseauxpour tenir la boisson. En Normandie ixs contiennent

deux pots. . .

FRISONNAIRE, oU Fngdiomen. Qui est dédié à SaintFrigdien, qui lui est coníacré. Frigdionianus. Ce motne íc dit qu’cn cette phrase, la Congrégation de

Q 4