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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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Sainte Marie de Frisonnaire , ou la Congrégation Frig-dionienne, nom d’un Ordre, su d’une Congrégationde Chanoines Réguliers en Italie. Frigdioniana Con-gregatio. La Congrégation Frigdionienne, ou de Sain-te Marie de Frisonnaire , est différente de celle deSaint Frigdien de Luques, quoique ce soit à caulede ce Saint qu’clle a été appelée Frigdionienne caron prétend qu’étant Evcque de Luques, il fit bâtir àtrois milles de cette ville une Eglise íous le nom deNotre-Dame, qui par lucceíììon de temps fut appe-lée, à cauíe de son Fondateur, Sainte Marie Frig-dionienne 3 Sc par corruption Frisonnaire. Cette Egli-se étoit desservie par des Chanoines Réguliers, quifurent long-temps recommandable? par leur sainteté.Mais s’étant relâchés, ils f urent réformés dans leXIV e lìècle par Barthelemi Colonne, de lillustre Mai-son des Colonnes, à qui pour cela l'on a donné letitre de Fondateur de la Congrégation de SainteMarie de Frisonnaire. Après cette réforme, la sain-teté des Chanoines du Monastère de Frisonnaire lessit souhaiter en plusieurs endroits, tant pour y fairede nouveaux établissemens, que pour réformer d'an-ciens Monastères. Lan 1407, Grégoire XII leur don-na l’Abbaye de Saint Léonard proche de Vérone. Ilscurent en 1409 celle de Notre-Dame de la Charitéà Venise, Sc en 1412 , celle de Sainte Marie de fre-miti avec toutes ses dépendances, Sc entre autres lesîles qui lui ont donné ce nom, Sc dont ces Chanoi-nes font Seigneurs pour le spirituel & pour le tem-porel. Eugène IV leur donna en 1442 l’Eglise de S.Sauveur à Rome, que nous appelons communément

S. Jean de Latran. Foye\ Latran , & le P.Heuot,

T. II, c. III & IF. .

FRISOTTER, v. a. Fréquentatif de friser, qui se dit

de ceux qui se frisent souvent Sc par menues bou-cles. Crispare frequentius. Il ne se dit guère que parplaisanterie. Il perd tout son temps à se frisotter.

FRISQUE. adj. Mot un peu vieux, qui ne s’emploieplus que dans le comique & burlesque 5 il signifieJoli, mignon, délibéré. Acer, delicatulus.

J’ai vu maint homme & mainte femme,Frisques, galans en leurs atours ,

Brûler de mutuelle flamme.

Nouv. du Parnasse.

FRISQUETTE, f. f. Terme d’Imprimerie , est une es-pèce de châssis qu’on met fur le tympan Sc fur lafeuille qu’on veut tirer, qui ne laiífe que l’ouver-ture des pages, Sc couvre tout le papier blanc quidoit être en mtirge, pour empêcher qu il ne macule.Prttli typici crates.

Les faiseurs de cartes à jouer se servent de cinqfrisquettes , pour marquer les cinq couleurs qu’onvoit fur les cartes, chacune étant raillée selon les fi-gures Sc couleurs séparées qu’on veut y appliquer enpaílant la brosse par-delsus.

FRISSER. v. n. Terme d Imprimerie. On dit frser.V oy.ce mot.

FRISSON, f. m. Tremblement du corps provenant dufroid. Horror ex frigore. §CF Ce mouvement convulsifde la peau peut venir à l’occasion d’un sentiment defroid externe , comme quand on passe d’un air chauddans un air froid j ou de l’embarras de la circulationdans les vaifleaux cutanés, d’où résulte nécessaire-ment la diminution de la chaleur de la peau.

Ce mot s’applique particulièrement au tremble-ment causé par le froid qui précède un accès de fiè-vre. Je sens les approches du. frison. J e fuis dans lefrijson.

Frisson , se dit aufîì des tremblemens de l’émotioncausée par la peur. Il y a eu de grands Capitaines quin’ont jamais combattu fans avoir le frison. La vuedes Archers donne le frison aux scélérats.

Frisson à la peau. Horror. Galicn prétend, Comm. j,in Aph. que le frison à la peau est une affection quiprocède des humeurs dépravées qui pallent par les ca-naux de la peau.'

FRISSONNEMENT, f. m. signifie la même chose que

F R I

frison, sinon qu’il marque une émotion plus légère.Une convulsion de la peau instantanée , ou moinsconsidérable. Commotio levior ex frigore. Il n’a pasencore un vrai frisson, mais un petit jrsonnement.En vers on prend f rsonnement Sc frison pour unemême chose.

Quand le corps, tout brisé de longs friisonnemens,Sent après ce grand froid d’affreux embrafemens. '

FRISSONNER, v. n. Avoir le frisson,soit qu’il viennedu froid ordinaire, ou de celui qui précède la fièvre,ou de celui qui est causé par la peur, ou par l’hor-reur qu’on a de quelque chose. Cohorrescere. íf-T Lafièvre va le prendre, il commence à jrijjonner. Etau figuré, jrijjonner d’épouvante. Boil. Quand jesonge au péril où je me suis trouvé, je frisonneencore.

D’une secrette horreur je me sens frillonner.

Rac.

FRISURE, s. f. Manière de friser, ou la forme qu’ontles choies qui sont frisées. Sa frisure est belle. Levent a dérangé (u frisure.

$CT Frisure se dit au figuré des vains ornemens du sty-le. L’amour de La nouveauté a voit amené dans le stylela frisure, la découpure ; nous voulons dire les jeuxde mots, les antithèses, les allusions, le style sautil-lant. Mém. de Trév.

Frisure. Façon que l’on donne dans les Manufacturesaux draps, aux ratines Sc autres étoffes de laine ,pour y former de petits boutons, ou à l’endroit, ou.à l’envers.

sj' On appelle austì frisure, en termes de Brodeurs,un fild’or frisé, coupé par petits morceaux, dont onfait un point pour enrichir la broderie, en l’aflujet-tiísant íur l’ouvrage.

Autrefois ce mot de frisure signifioit une marquefaite avec lê fer. Frisures Sc égratignures au visage.Amiot. Nota ferro candente inufta.

FRIT. Terme indéclinable du jeu de Billard, qui se ditlorsque chacun a buté dans ion rang, Sc que le coupest à recommencer. Nous sommes frit. Quand on afait frit, le coup est nul, Sc celui qui avoit le devantjoue ensuite le dernier.

Frit. f. m. Terme de Maçonnerie, qui se dit de la re-traite qu’on donne à une muraille, à mesure qu’onl’élève. Ce mot s’est dit autrefois : aujourd’hui ondit fruit. Voyez ce mot.

FRITILLAIRE. f. f. Il y en a qui disent fritélaire. Frî-tillaria. Plante bulbeuse , qui est ainsi nommée, àcause que les Heurs de la plupart de ses espèces iontpanachées en échiquiers, comme un damier, qu’onappelle en Latin fritillum. La jritillaíre commune aune racine bulbeuse, solide, blanche, composée dedeux tubercules charnus, du milieu desquels fort unetige haute d’environ un pied, grêle, ronde , fon-gueuse en dedans, portant cinq, six, ou sept seuil'les, médiocrement longues, étroites, d’un goût ti-rant fur l’aigre. Son sommet ne soutient ordinaire-ment qu’une Heur, quelquefois deux ou trois : cilsest fort belle, grande, composée de six pétales q 111font disposés en manière de cloche, panchée, mar-brée en façon de damier, de diverses couleurs, ptss'purine , incarnate , rouge, blanche, très-agréable ala vue. Lorsque cette fleur est passée, il paroît unfruit oblong, anguleux, ou triangulaire, divise cntrois loges remplies de semences pâles, très-aplati^'En Latin fritillaria prscox purpurea variegata, fl'f”pin. 64. Sa racine est émolliente, digestive Sc reí 0 'lurive. Il y a plusieurs autres espèces de frititt aire jQuelques-uns appellent cette plante Meleagris > P alceque íes Heurs sont panachées de diverses couleurs,

, comme les plumes de l’oiíeau nommé Meleagff"L’Auteur de llnstruction pour la culture des H ctlfait ce mot masculin, disant frétillaires conimt ,nS .’p. 1 y- Le même Auteur, p. 39 , dit fitellef a jfff^nin. Elle est encore appelée, dit-il, narciH e r:siap