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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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Troyes, & mourut le 8 Janvier de l’an 873. Voye%fur ce Saint M. Châtelain , dans son Martyrologe,T. I, p- 2 j. Ce nom s’est fait du Latin Frodobertus ,Frodobert, Frodebert, Frodbert , Frobert.í£T FROC. f. m. Bardocucullus : ce mot signifie l’habitmonacal, ôc par extension la vie régulière. Prendrele froc, so faire Moine. Jetter le froc aux orties,renoncer à la profession de Moine.

Aujourd'hui dans un casque , & demain dans un froc.

Boil.

Le PèreSirmond remarque que d’abord on a appeléfroc , la robe d’un Moine qui a des manches fort lon-gues ôc fort amples.

§CT Froc le dit proprement de la partie de l’habit mo-nacal qui couvre la tête Sc tombe lur l’estomac &fur les épaules. Cucullus. D’où vient, dit le même Au-teur , qu on a distingué le grand froc du petit froc ;que c’est celui-ci, au boutduquel ily avoit une petitetouffe, ou houppe, comme il y en a aux cappes Béar-noises. Nicot dit, que froc est pour foc. On l'a ap-pelé d’abord en Latin foculus ôc flocelus , ôc depuisfroscus. Ménage. On trouve dans la balle latinité ,floccus , focus , frocus. Voyez la vie de Saint Pierre,Evêque de Policastro, C. 2, Aci. Sanci. Mart. T.I, P- 3 3 2 3 A ôc F. Qn trouve aussi froccus ôc fro-cea pour la partie supérieure de l’habit d’un Moine,dont il so couvre la tête. Spelman dit dans son Glos-saire , que les porte-soix de Londres appellent la dau-maisjou le juste-au-corps de toile qu’ils mettent par-dessus leurs autres habits, a froc . Voyez Acl. Sancl.April. T. I , p. 27. E.

Froc, est aussi une espèce de grosse étoffé qui so fa-brique à Lizieux, à Bernay ôc en Beauce, dont lespièces doivent avoir demi-aune de large, ôc vingt-cinq de long, suivant les statuts des Drapiers.

On dit proverbialement, qu’un homme a jetté lefroc aux orties, pour dire, qu’il a apostafìé, qu’ila renoncé à sos vœux, ôc qu’il est sorti d’un Mo-nastère fans congé de sos Supérieurs.FR-oc.Termede Coutumes. Voye-q Flot. Froc sc prendaussi pour un lieu ou un chemin rompu.FROCARD. C m. C’est le nom qu’on donne quelque-fois aux Moines, à causo qu’ils portent le froc. Onnc so sort guère de ce terme qu’en mauvaise part.C’est un frocard, c’est tout dire. M. de Choiíeul,Evêque de Comminge , ayant conseillé à M. l’Abbéde Rancé de sc faire Religieux, il s’écria avec éton-nement: moi me (aire frocard ! Marso llier.FROCQUÉ. adj m. Qui porte le froc, l’habir mona-cal. Ces Ermites íe vantant d’avoir reçu leur mis-sion d’cn-haut, avoient négligé d’en demander laconfirmation aux gens commis à cet office. Us étoientfrocqués , titrés Ôc sanctifiés de leur autorité privée.Mai. de V’ûledieu, t. 10, p. 437%

FROË. f. f. Vieux mot. Terre inculte, lande. Sabule-tum j terra inculta , vafla. Pâtures, landes ,froès jllifl. de Bret. T. II, p • 47S 3 dans un Acle de / 332.fJCF FROID. f. m. Prononcez froit. Frigus . Qualité op-posée au chaud. Ce terme,ainsi que bien d’autres,est employé pour exprimer deux choses tout-à-faitdifférentes. 1°. Un changement occasionné dans nosparties organiques, par un corps que nous appe-lons froid, suivi dune modification dc l’ame quiapperçoit cc changement. C’est ainsi que nous disonsque nous sentons du froid en touchant de la glace.C’est aux Métaphysiciens à expliquer comment, ôcpar quelles loix ces changemens survenus dans nosorganes sont suivis d’une modification particulièrede l’ame qui les apperçoit. 2°. Ce mot froid désignedans les corps une propriété accidentelle, qui faitqu’ils affectent nos organes d’une certaine façon, ôcqu’ils excitent en nous cette sensation de froid. C’estainsi que nous disons : il fait froid. Froid noir, froidpiquant. Se munir contre le froid. Les Philosophesmodernes prétendent que le froid n’cft qu’un termenégatif, ôc que ce n’est qu’une privation ou dimi-nution de chaleur, comme prouve M. Mascotte en

FRO

son troisième Essai Physique. Selon Epicure, Gassen-di ôc les Philosophes corpusculaires, le froid n’estpas seulement la privation de la chaleur, ou la ces-sation du mouvement des corpuscules ignées ; il fautqu’il y ait des corpuscules frigorifiques, aussi-bienque des particules ignées, d’où procèdent le froidôc le chaud. Or, ces corpuscules frigorifiques non-soulement arrêtent Pagination des particules ignéesqui sc répandent des parties intérieures de l’animalvers les extérieures, ôc les repoussent au-dedans ;mais de plus, comme elles ont une vertu élastique,elles so replient autour des filamens de la peau, lesferrent & les tiraillent, ce qui caule ce sentimentvif ôc piquant qu’on appelle froid. f£F On convientassez aujourd’hui que le froid n’est qu’une moindrechaleur. Nous appelons corps froid , un corps moinschaud que les parties de notre corps auxquelles ilest appliqué, ôc qui diminue par conséquent leurmouvement. Les Physiciens divisent le froid en ab-solu & en relatif. Le froid absolu est une privationtotale de chaleur. Si un corps ne contenoit aucuneparticule de feu, ou s’il ne contenoit ces fortes departicules que dans un repos parfait, il feroit abso-lument froid. Le froid relatif n’est autre chose quela diminution sensible de chaleur, ôc par consé-quent un corps doit nous paroître plus froid qu’au-paravant, lorsqu’il perd une certaine quantité departicules ignées, ou bien lorsque ces particules per-dent quelque chose de leur mouvement. Ainsi toutce qui peut diminuer le nombre ou le mouvementdes particules ignées dans un corps, doit augmen-ter le froid relatif. Le salpêtre augmente le froid dela neige. Le froid noir est celui qui enrhume le plus.Le propre du froid est de condenser les parties, ouplutôt d’arrêter le mouvement de celles qui sont li-quides. Get homme est tout roide, tout transi defroid, meurt de froid. Le froid de la fièvre, c’est lefrisson. On appelle un froid sec, lorsque la bise souf-fle, ôc qu’il ne pleut point.

A 3 On dit manger froid, pour dire manger des mets re-froidis, ôc qui devroient être chauds. On dit prover-bialement souffler le froid ôc le chaud , parler pourôc contre, s’entendre avec les deux parties contraires.

§CP Froid, sc dit aussi au figuré, & signifie un air sé-rieux ôc composé, qui ne témoigne rien de vif nid’animé. F^oyc^ Froid, adj. Il a un froid qui glacetout le monde. Il parle à tout le monde avec sonfroid ordinaire.

FROID, OIDE. adj. Frigidus. Ce terme s'appliqueaux corps qui ont la propriété d’exciter en nous lasensation de froid, & à ceux auxquels le froid a etecommuniqué. On dit que la glace est froide , que letemps esc froid, que la saison est froide. On dit qu’unechoie est actuellement froide , qu’on a les mains froi-des.

Ify On le dit des choses qui ne (ont froides que vir-tuellement. Un tempérament froid. Humeur froide.Les quatre semences froides ; voyez ces mots. O»dit du venin de certains serpens, qu’il est froid.

I 3 On dit qu’un habit e& froid, lorsqu’il ne garantitpas de l’effet du froid externe, ou qu’il n’cmpcchepas assez la dissipation immédiate dc la chaleur an 1 'maie.

ífT On dit proverbialement qu’un homme ne trouverien dc trop chaud, ni de trop froid, pour du' e >qu’il s’accommode à tout, ou qu’il prend à totitÇ smains : ôc populairement d’une maison où l’on fseun fort petit ordinaire, qu’il n’y a rien de pluque l’âtre. On dit encore froid comme un landi es *C’étoit autrefois un gros chenet qui ne servoitrarement dans des festins extraordinaires. On dit en-core froides mains, chaudes amours, pour marquisque dans un homme amoureux, toute la chalcutretire en dedans.

A 3 ” Ce mot est souvent employé au figuré, ôc ugn 1 ^fie sérieux, qui n’a rien d’animé, qui nc marq 11 ®de l’indifférence. Triflis, lentus, severus. Un hoi^me froid. Un abord froid. Il y a des gens q 111 ^ 'froids aises, ôc très-dangereux ennemis. Mén. L