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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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utilement, avec progrès, avec fruit. Utiliter , com-mode. Ce Docteur a travaillé (oix fructueusement à laconversion de ces Hérétiques.

fCPFRUCTUEUX, EUSE, adj. Fertilis 3 ferax , ne sedit point au propre. On le dit au figuré pour utile ,profitable. Utilis. Un emploi fruclueux. Une chargeutile Sc fructueuse.

FRUCTUEUX, s. m. Nom d’homme. Fructuosus. Go-deau a retenu dans notre langue ce mot Latin. Fruc-tuosus , Evêque de Tarragon, Augurius Sc Eulogiusses Diacres, après avoir souffert une longue Sc incom-mode prison, furent consumés par le feu, comme desholocaustes précieux. Godeau. Il est mieux de direFruclueux avec M. Tillemonr. Les Actes originauxde S. Fruclueux. Voyez Baronius à l’an 161. Le si-xième hymne du P eristephanon de Prudence est àl’honneur de Saint Fruclueux de Tarragone Sc de sesCompagnons. En Languedoc on nomme ce Saint,Frichoux, pour Fruclueux. Chastelain , 21 Janv.p. 367 3 36S. Voyez Frutos. ^

FRUGAL, ÀLE.adj. Tempérant à l’égard de la nourri-ture. Frugalis , temperans y abstinens, moderatus. Iln’a point de pluriel au masculin. Une vie frugale sertbeaucoup à conserver la santé. Il est facile à un hom-me frugal d’être continent.

Ce mot vient apparemment à frugibus , qui sontla plus simple , la plus faine, la plus ancienne nour-riture de rhomme.

On dit aussi un repas frugal , une table frugale ;pour dite un repas, une table où il n’y a que desmets simples Sc communs , Sc que ce qu’il en sautpour se nourrir. Sa table étoit frugale , mais propre.

FRUGALEMENT, adv. Sobrement & avec tempérance.Frugaliter 3 moderatè. La longue vie des Hennîtes estla récompense d’avoir vécu frugalement.

II vit frugalement ; mais c’est par avarice.

Nouveau choix de vers.

FRUGALITÉ, s. s. Tempérance dans le boire & le man-ger. Frugalitas , temperantia. Cornaro Vénitien a étéun grand exemple de frugalité. La frugalité est unménagement du plaisir , Sc non pas une abstinencede mortification. Dac. La. frugalité tant vantée desRomains n’ctoit point un retranchement, ou uneabstinence volontaire des choses superflues; mais unusage nécessaire Sc grossier de ce qu ils avoient. S.Evr.íKT Ce jugement est peu équitable, Sc tend àdégrader une vertu réelle. Si les Romains íe conten-toient du simple nécessaire , il ne tenoit qu’à eux dese procurer des choses superflues. Leur frugalité ré-glois non-sculement la table ; elle inlluoit aussi furles moeurs. C’étoit dans cette frugalité que la patrietrouvoit de si grandes ressources.

FRUIT. f. m. On appelle généralement fruits 3 tout ceque la terre produit pour la nourriture de î’hommeSc des animaux. Fruclus. Les prières des RogationsTont instituées pour la conservation des fruits de laterre. En ce sens on y comprend les blés, les foins,les avoines, vesces , lin, légumes, ctc. tout ce queles Latins appellent

On voit souvent l’ hiver fier ct mutin ,

Qui s’en revient un beau matin ,

Ramenant avec lui fa maudite froidure ,

•Geler & fleurs ct fruits , ct rendre impunémentDes pauvres Jardiniers les espérances vaines,

Du Trouss.

fK? Dans le Droit, les fruits font ou naturels ou in-dustriaux. Les fruits naturels font ceux que la terreproduit naturellement, fans le travail de 1 homme,comme les bois, les poires, les pommes, ctc.

Les f ruits d*industrie font ceux que la nature pro-duit par le moyen de la culture & du travail de l’hom-me , tomme le blé.

On appelle, en termes de Jurisprudence, les fruitspendans par les racines, jp* ceux qui ne font pasencore séparés du fonds, comme les fruits qui íont

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aux arbres, les blés avant qu’ils soient coupés, leâfoins avant qu’ils soient fauchés. Dans cet état ilsfont généralement réputés immeubles, excepté dansquelques coutumes où ils font réputés immeubles dansun certain temps de l’année, quoiqu’ils ne soient passéparés du fonds.

§ 3 “ Les fruits civils font des revenus annuels, qui neproviennent pas de la chose même , & qui par con-séquent ne sont pas véritablement des fruits ; maisils proviennent à , 1 ’occasion de la chose , en vertud une convention ; & ils tiennent lieu de fruits ence qu’ils se perçoivent Sc se renouvellent tous lesans, comme les véritables fruits. Tels font les loyersdes maisons, des héritages, des arrérages de rentesSc autres revenus annuels.

Ainsi on appelle généralement fruits , toutes leschoses qui composent le revenu d’une terre , d’unbénéfice, non-seulement en grains, mais en cens ,rentes, dixmes , bois, moulins, péages, ctc. Sc autresdroits Sc redevances. Le droit de rachat dû au Sei-gneur, celui de déport dû à un Archidiacre, consisteen une année de fruits d’une terre, d’une Cure. C’estune vraie confidence, quand le titre d’un Bénéfice estd’un côté Sc les fruits de l’autre. Les bois taillis, lacollation des Bénéfices, font partie des fruits. On l’acondamné à la restitution des fruits.

A 3 ” Fruit , en Botanique, c’est proprement l’œuf dela plante, ou la partie qui sert pour la multiplica-tion de son espèce. Ainsi on entend généralementpar ce terme les productions qui subsistent après queles sieurs íont pallées, soit qu’elles contiennent lessemences, soit qu’elles soient les semences mêmesdépourvues d’emveloppes.

ffT Dans ce sens la pelure, la substance charnue Sc lespépins des poires forment le fruit du poirier. Lapeau, la chair Sc le noyau des prunes forment lefruit du prunier. Les grains de froment forment lefruit de cette plante.

A? Néanmoins on a coutume d’appelcr grain, graineou semence , femen 3 celles qui croissent nues, ou quisont dépouillées des enveloppes qu’elles avoient furles plantes. C’est dans ce sens qu’on dit un grain defroment, d’avoine, d’orge ou de millet, une grainede laitue, semence de carvi : Sc on applique plus par-ticulièrement le mot de fruit à ceux qui font char-nus , tels que les poires, pommes, prunes, cerises ,ou qui font assez gros, tels que les fruits du ma-ronnicr d’Inde.

tfTt L’embryon forme en croissant & en s’étendant cequ’on nomme 1 c fruit, Sc comme il y a des embryonsde formes très-différentes, les fruits ont aussi des fi-gures très-variées. En général on peut distinguer lesfruits en huit espèces; savoir, la capsule, la coque,la silique, la gousse , le fruit à noyau, le fruit à pé-pin, la baie Sc le cône. Voye% Capsule, Coque,Silique & Gousse.

§CT Le fruit à noyau , drupa , que plusieurs Auteursont nommé prunifères , est compose de pulpe oUchair molle Sc succulente, qui renferme dans (onmilieu un noyau, nux 3 nucleus 3 ojstculus , femen >ojfcum 3 lequel est formé d’une boîte ligneuse q ulcontient la semence proprement dite, -ou l'amande-

fs? Le fruit à pépin, pomum. Car les pomifères so IlCpris par les Botanistes pour tous les arbres qui P° r "tent des fruits à pépin. Ces fruits contiennent dessemences qui n’ontqu’une enveloppe coriac êe, ft u ^! icoriaceo. Ces semences, dites callosa , font ordinai-rement contenues dans des loges membraneuses.

ffTLa baie, bacca , est an fruit mou, charnu , succu-lent qui renferme des pépins ou des noyaux. Il | a . uencore qu’ils ne soient pas fort gros ; car une Pn’est pas une baie : mais on appelle ainsi les jruitsgenévrier, ctc. ,

fCFLes baies diffèrent peu des grains, acini ; n C j emoins on ne dit pas un grain , mais une baielaurier. O11 ne dit pas non plus une baie , ma ,s -. egrain de raisin. Quelques-uns, pour distinguer la ^du grain , disent que la baie doit être clair-s ct j^/Sc h grain rassemblé en grappe, en épi, ouput