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FUISIQUE. f. f. Vieux mot, qui signifie Médecine. ArsMedica. Ce nom de Fuis que a été donné à la Méde-cine , parceque la Physique en est le fondement.fjCT FUITE. f. f. C’est faction de fuir. Mouvement pré-cipité pour s’éloigner, par quelque crainte que cesoit. Fuga. Les ennemis trouvèrent leur lalut dansla fuite. On a mis les ennemis en fuite. Les jeunesgens qui veulent toujours payer de courage, ne met-tent point de différence entre la fuite Sc la retraite.S. Evr. A proprement parler, la retraite est unefuite, maâs une fuite avec adresse Sc avec dessein,Sc qui se fait en bon ordre. $ 3 * On dit qu’un hom-me est ensuite, lorsqu'il s’est retiré en quelque asile,ou qu’il a quitté le pays pour íe mettre en sûreté.ifT Fuite, íe dit dans un sens figuré pour marquerfaction par laquelle on s’cloigne d une chose mau-vaise ou dangereuse. La fuite des grandeurs, des va-nités du monde, est un acheminement à la perfectionChrétienne. La fuite du vice , des occasions de pé-cher.
La feule fuite , Iris, nous garantit ;
C’efl le parti le plus utile à prendreContre l’amour. Des H.
Fuite , signifie ausiì figurément une échappatoire, unedistinction frivole, dont on ie íertdans les dispu-tes, pour éviter la force d’une objection. Fana ex-ceptio , effugium. Ce n’est pas là répondre, ce n’estqu’un e fuite. Le langage précis & propre des Philo-sophes dont l’Eglise s’est servi contre les fuites desElérétiqucs. Pélissson.
Fuite, en termes de Palais, se dit des exceptions di-latoires, des chicanes & mauvaises procédures, quiservent à éloigner le jugement d’une affaire. Tergi-versatio. Un débiteur se sert de toutes sortes de fui-tes pour empêcher l’adjudication de son bien. Laremontrance de cet Avocat n’est qu’une fuite affectéepour ne point plaider.
Fuites, terme de Vénerie. C’est ce que l’on connoîtquand les bêtes courent, Sc quelles ouvrent le pied.Saln. Fuga.
Fuites. Foye\ Fugaies.
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FULBERT, f. m. Prononcez Fui ber. Nom propre d’horn-me. Fulbertus. Fulbert, Evêque de Chartres, vivoitdans l’onzième siècle. Il mourut en 1029, Il s est distingué par ion érudition, Sc par sa dévotion envers lasainte Vierge.
Le nom de Fulbert est formé Sc composé d efull& de beorht. Ces deux mots des langues du Nordsignifient plein Sc éclatant, ou brillant : ainsi Ful-bert , dans son origine, veut dir e, plein d’éclat oude gloire. Le nom de Fulbert répond pour la signifi-cation au nom de Lucìus chez les Latins, Sc à ceuxde Photius & de F *hocinus ou Photip chez les Grecs.Voye\ Skinner.
FULDE. Fulda , Buchovia. Jolie ville d’Allemagne, furla rivière qui porte ce nom, à sept lieues au-dessusde la ville d’Hichsfeld.FWdea été autrefois une villeJppériale Sc libre : maintenant elle dépend de l’Abbédu lieu, qui est le plus riche d’Allemagne , 65 le pre-mier des Abbés qui ont le titre de Princes de , 1 ’Em-
L’Abbaye de Fulde, quê l’on appeloit autrefoisle Buchaw, ou le Bucffen, à cause de la grande quan-tité des arbres de ce nom qu i 7 ^voit, Sc qu on nom-me des hêtres en François. Abbatia Fuldenfls Do-minium , F agonia j Buchovia , Buchonia , petit Etatd’Allemagne. Il est dans la balle partie du Cercle duHaut-Rhin, ou dans la Hesse, prile en général. Il aau couchant Sc au nord le Landgraviat de Hesse, aulevant la Thuringe Sc la Franconic. Cette derniere,avec les Comtés d’Hanaw & d’ifenbourg, le bornentau midi. Cet Etat est fait en étoile à trois pointes,Sc il peut avoir dix-sept lieues dans fa plus grandeétendue du sud au nord , Sc environ vingt d orient
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en occident. Il ne dépend que de son Abbé , Sc' laville de Fulde en est le leul lieu considérable. FoyeçImhoff , Not. Imp. L. III, c. af. Il y a neuf Supé-rieurs Capitulans qui ont droit d’elire l’Abbé de Ful-de 3 Sc qui peuvent être élus. Imhoff. L’Abbayè deFulde a un Maréchajl héréditaire qui est de la maisonde Schlize. Id. L. III, c. 23, Not. Imp. L’Abbaycde Fulde est la plus noble Sc la plus illustre d’Alle-magne , non-íeulement à caute de íes grandes richeí-íes Sc du grand nombre d’Abbayes Sc de Prieurésqui en dépendent, mais encore à cauíe des préroga-tives accordées à l’Abbé de ce Monastère. S. Boni-face, Archevêque de Mayence Sc Apôtre d’Allema-gne , fut le principal Fondateur de cette Abbaye. Ilíe retira d’abord avec ses compagnons dans le déíertd’Aersteld. Il leur ordonna de changer de lieu. Ils entrouvèrent un plus commode fur la rivière de Ful-de 3 dans le pays de Buchow, qu’on appeloit autre-fois Grapfeld, entre la H este, la Franconie Sc laThuringe. Ce lieu s’appeloit Elioha : il appartenoità Carloman, Prince Sc Duc des François, qui le lentdonna,. Sc ils s’y traníportèrent en 744. Ce Mon al-tère prit le nom de la rivière de Fulde, qui y pastoit.S. Sturme en tut le premier Abbé. Ils prirent la règlede S. Benoit.. Carloman augmenta leur terrain jus-qu a sept nulle pas de tour. Le Pape Zacharie sou-,mit ce Monastère immédiatement au S. Siège ; dansla fuite Raban Maur y rit tìeurir letudc Sc les scien-ces. Berth Schliz , qui fut élu Abbé Pan 1133, ob-tint d'Honorms II la permission de le lervir u'habitsPontificaux. L’Abbé paie au S. Siège une redevancede 400 tìorins austì-tôt qu’il est élu. Les Religieuxont toujours coníervé le droit délire leur Abbé.Onn’y reçoit que des períonncs nobles. Foye? Bru-verius , Atitiq. Fuld. Mabillon, Annales Bénéd.Heiss, Fhst. de l’Emp. le P. Helyot , T. F, c. //.
Heissécrit Fulden, Sc parle de cette Abbaye dan?son Histoire de l’Empire, Liv. FI, c. 7. Après lesEvêques, le piemicr d entre les Abbés ct,Prélats Prin-ces de l’Empire est 1 Abbé de Fulden , do'ht l’Abbayeest la plus riche ct la r ius considérable de tout lEm-pire. Htiss. L Abbé de Fulden est lVimat des autresAbbes de 1 Empire, avec la dignité de Chancelier per-pétuel de l’impéiatrice. Les revenus ordinaires del’Abbaye montent par an à la valeur de plus de trentemille écus. Id.
FULDE. Lq, Fulde , rivière d’Allemagne. Fulda. Elle 2fa source dans l'Abbayede Fulde, baigne la ville dece nom, & celles d’Hiríchfeld & de Castel; & étantgrossie par les eaux de 1 tder, elle va íe déchargerdans lc Wcser à Munde, petite ville du Duché deBruníwic.
FULGENATE. s. m. Sc f. Ancien nom propre des habi-'tans deFulginium, aujourd’hui Foligno. Fulginas. LesFulginates étoient un peuple de l’Oiíibrie. Pline , X-III, c. 14.
FULGENCE, FULGENT, f. m. Nom dssiomme. Ful-gentius. S. Fulgence, Evêque de Ruspc, appelébius Claudius Gordianus Fulgentius, naquit en 46 2à Téleptc , d’une famille de Sénateurs de Carthage-Il fut fait Evêque de Rtsspe l’an 508, Sc mourut l’a»j 3 3 le premier jour de Janvier. Sa vie a été écrite p al -un de ses disciples, dont Surius, ni Bollandus n’otftrouvé le nom dans aucun des manuscrits dont ib * efont í ervis. Holstenius a écrit de ía main, à la marg cde son Martyrologe Romain, que c’étoit un Db ciede Carthage nommé Ferraud. Le corps de S. Fulf n ~ce, selon d’anciens manulcrits, fut apporté à Bot J1 'ges fur la fin du règne de Dagobert III, Sc misUne Eglise qui porte le nom de < 5 . Fulgence. S•gence, frère des Saints Léandre Sc Isidore, étoit B vCque d’Ecige, Sc non pas de Carthagène, connueMaurolycus au premier de Janvier. FoyeyCnff^^Iain au même jour. Baronius, dans ía note h't ,Martyrologe (au premier Janvier,) ramasse l eS , rgences , dont il ne trouve point le jour de U u 30Chastelain cité. -
Il y a un village du nom de S. Fulgence, cn ^Nantes Sc Fontenay-le-Comte, qui aura pris ee n°
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