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GABIEU. .Foyer Toupin»
GABILLAUD. L m. Nom que l’on donne à une sortede morue verte qui vient de Hollande & d’Iílande enbarils» On dit mieux Cabillaud.
GABIN. Bourg ou petite ville de la grande Pologne.Gabinium. Ce lieu est fur la rivière de Bsura dans lePalatinat de Bava, & à douze lieues de la ville dece nom. Long. 38 d. 10 m. lac. 32 d. 18 m.
GABINIEN, ENNE. adj. Gabinianus , a. La voie Ga-binienne , en Latin via Gabiniana , étoit un cheminqui conduifoit de Salone à Cliíla, anciennementdite Andetrium. Voyez M. Spon , Voyage de Dalma-tié , p. 108 j & dans ses voyages, Part. III,p. j p.
GABIO , ou CAMPO GABIO. C’est un lieu de la Cam-pagne de Rome, en tirant vers Palestine. GabinusCampus. On croit communément que c’est la placeoù étoit l’ancienne ville appelée Gabics, en LatinGabii ou Gabina Civitas. Tarquin le superbe s’enrendit maître par l’artifice d’un de ses fils. Voye^ TiteLive, L. I. Cette ville fut Episcopale vers l’an 74;de Jesus-Christ. Maty._
GABION, f. m. Panier d’oíïer ou de menus branchages,de figure cylindrique, haut de cinq à six pieds, &large de quatre, plus 011 moins, suivant l’uíage qu’onveut en laire , qu on emplit de terre pour couvrirdes batteries fur le rez de chauffée, ou pour servirde parapet à des lignes ou à des logemens, quand laterre est difficile à remuer. Qualus , sporta terra op-pleta , sujferta , vas vimineum terra oppletum.
Guichart, qui rapporte tour à f Hébreu, le dérivede qui veut dire boise , dos, quelque chose d’é-levé ; mais ce rapport ne suffit pas dans un mot com-me celui de Gabion, pour remonter jusqu’à l’Hé-breu, & y chercher son origine. Ce mot vient degabbia.
GABIONNADE. s. m. Ouvrage de gabion?. Terrena,sportarum corbitarum munitio. Pomey.
GABIONNER. v. a. Couvrir de gabions pour garantirdes coups de f ennemi. Sportis put entis munire, ter-reno aggere flruclorUm qualorum objepire. Ce quar-tier étoit bien gabionné ■ gabionner une batterie. Ilíe dit par extension de toute forte de retranchement,de barricade, ou de défense contre f ennemi.
A? GABIONNÉ, ÉE. part. Batterie gabionnée.
GABON. Royaume situé dans la Région de Biafara enAfrique. Gabon, Gabum Regnum. Il est baigné aucouchant par le Golfe de S. Thomas, Sc il est bornéau nord par le Royaume de Biafara, au levant parcelui de Macoco, & au midi par celui de Loango.On n’en fait aucunes particularités. Mat y.
GABORD. f. m. Terme de Marine. C’est une des pre-mières planches d’en-bas qui font le bordage exté-rieur du vaisseau, Sc qui forment par dehors uncoude en arc concave, depuis la quille jusqu’au-des-sus des varangues. Le coude, ou retraite, qui adou-cit insensiblement le plat de la varangue, le long dubordage depuis Pavant jusqu’à Panière, s’appelle lacoulée du vaisseau. Le rang de planches qui íe metau-dellus du gabord, s’appelle ribord. Il est bon queu largeur d cs gabords soit de dix-huit, vingt ou vingt-deux pouces, si le bois peut le leur permettre, & pourleur épaisseur, elle doit être la même que celle dufranc bordage.
CABRICU, Terme spagirique, qui signifie le mari phi-losophique , c. à d. le soufre des Philosophes, dont lafemme est appelée Brya , c. à d. eau mercurielle.
GABRIEL. L m. Nom propre d’un S. Archange. Ga-briel. L’Ange Gabriel est celui dont Dieu s’est servipour annoncer aux hommes le mystère de Plncarna-tion. C’est l’Ange Gabriel quj fut envoyé à Danielpour lui apprendre le temps auquel le Messie de-voit paroître ; Sc les LXX semaines fi célébrés. Da-niel , VIII, 16, IX, 21. C’est Gabriel qui f utenvoyé à Zacharie, pour lui apprendre la naissancedu Précurseur du Messie. Luc, 1 , 26 • Enfin, c’estGabriel qui fut envoyé à Marie pour lui apprendreque Dieu l avoir choisie pour erre mere de ion fils.Luc, //, 26. Dieu envoya l’Ange Gabriel dans unevjlle de Galilée, nommée Nazareth, à une Vierge qui
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avoir pour époux un homme de la maison de David,appelé Joseph. Boun.
Ce nom est composé dc deux mots, de , quivient de *oj ,, valuit , potens fuit, Sc peut signifierdeux choses, homme , ou fort, puisant, & jorce ,puissance. L’autre diction, dont il est composé, cstbs,El, Dieu. Ainsi il signifie homme Dieu, ou hommede Dieu , ou bien force, puissance de Dieu.
Congrégation de S. Gabriel. Elle doit son origine àCésar Bianchetti, Sénateur de Boulogne, &c neveudu Cardinal Laurent Bianchetti. Ce saint hommevoyant les écoles fort négligées, établit une Congré-gation de Gentilshommes, qui s’engageassent à pro-curer l’avancement de la Doctrine Chrétienne, &qui, fans demeurer en communauté, s’assemblassentà certains jours dans un lieu marqué, pour y vaqueraux exercices de piété, & prendre des mesures effi-caces touchant l’exécution de leur dessein. Cette Con-grégation fut d’abord établie dans l’Eglife Paroissialede S. Dollar, fous le nom de Jésus Sc de Marie, ôcensuite transférée dans un autre lieu, où les Con-frères firent bâtir une Chapelle fous finvocation deS. Gabriel, dont le nom est demeuré depuis à cetteCongrégation. Il fit encore dans la fuite une secondeinstitution, composée de personnes zélées, qui, vi-vant en communauté, concouroient au pieux desseindes premiers. Ces seconds furent appelés Conviven-ti, comme vivant ensemble, à la différence des pre-miers, qu’on appela Confluenti , comme personnesqui se rendoient à certains jours dans un même lieupour leurs assemblées. Le Cardinal François Barbe-rin, Légat à latere, Sc Vicaire-Général d’Urbain VIII,son oncle, approuva cette Congrégation , qui futfondée en 1644, & établie à Boulogne l’an 1646 ,dans le lieu où elle est encore aujourd’hui. P. He-LYOT. T. VIII.
Gabriel est aussi un nom d’homme. C’est celui du S.Ange , dont nous venons de parler, que l’on donneau baptême à plusieurs enfans. Gabriel. Il y a unThéologien que l’on nomme souvent Gabriel toutcourt, c’est Gabriel Biel de Spire, dont nous avonsdes Commentaires fur le Maître des Sentences. Gapbriel de Lorges, Comte de Montgommeri, blestàHenri II, Roi de France, Sc pour cela la Reine Ca-therine dc Médicis, fa femme, sollicita pour lui fairecouper la tête. Voye% Colomefli opuscula.
££? GABRIÉLITES. Secte particulière d’Anabaptistes,ainsi nommée de Gabriel Scherling, son auteur.
GABRIELLE. s. f. Nom de femme. On nomme ainsicelles qui ont pour Patron S. Gabriel Archange. Ga-brielis. Gabrielle fie la Tour d’Auvergnc , fut femmede Louis de Bourbon I du nom, Comte de Montpen-fier. Gabrielle de Bourbon,leur fille, épousa le 9 Jui \-let 1485, Louis de la Trémouille II du nom, mortdevant Pavie l’an 1525.
Gabrielle. Terme de Fleuriste ; nom d’une anemonedont les grandes feuilles font blanches, la pelucheverte, blanche & incarnate. Morin.
GABRIL. Place de Perse , autrefois très-importante auRoyaume de Lar. C’étoit une forteresse presque im-renable , appelée Gabril, du nom d’une fg 1 '^aute montagne, au sommet de laquelle elle a volt etcbâtie.
GABUERIBA. s. m. Arbre du Brésil qui se trouve dansle gouvernement duS, Esprit, plus. qu’en aucun auU elieu. Il est grand , Sc son bois est compté entre lesgh 1excellens pour fa dureté &sa pesanteur,& poursuisqu’il a en charpcnrerie. Les Portugais l’estimcnt beaj- 1coup, & ils appellent baume, une liqueur qu’il rend»Sc qui découle peu à peu dans du coton qu’on y 1TlCaprès qu’on a légèrement entamé l’écorce. Ce baun^approche du vrai, & guérit les plaies nouvelles.- I ^une bonne odeur qu’il communique aux forets pces arbres croissent. Les bêtes sauvages voulant fc g lrir de quelque mal, vont à cet arbre, dont ils CIir ‘ment l’écorcc à force de s’y frotter. .si
GABURON. f. m. Terme de Marine. On appelle a ^
- des pièces de bois qu’on applique contre un mat.