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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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G A K

impositions i car ce mot éroit ci’abord général pourtous les impôts.

On appelle auffi gabelle 3 le grenier où l’on paiel’impôt du í cl; Officina salaria. Il faut aller prendrele kl à la gabelle. Le faux sel est celui qui n’a pointpasse par la gabelle. Pays de gabelle , est celui où 1 im-pôt du sel est établi, où il y a des greniers. Voyezíur les gabelles les Ordonnances de Fontanon & cel-le du mois de Mai 1680.

Ce mot-vient, selon quelques-uns. Le entre autres,Guichard, de l’Hébreu gab , qui signifie présent. LesBollandistes, A cl. Sancl. April T. 111 3 p. 73 s - B.not. d. disent gabella , quáji munusculum a gabe mu-nus ■ mais ils ne dilent point que ce soit en Hebreuque gab signifie présent , Sc je ne fa cire peint qu enHébreu ce mot ait ce sens. Il vaudroit mieux dire,avec Guichard , que gab, en Chaldéen & en langa-ge Rabbmique , signifie mulcla , ou même tributum ;car cela est vrai ; & que de-là a été dit en Françoisgabelle ; autrement debap, mot Hébreu, qui signifie jtradere j donner; Guich. ou de nSap 5 Kabbalah ,qui signifie recette. Ce qui pa(je de l’ un d l’autre •de , Kibel, qui est la même chose que tradere.Mézeray dit que la gabelle fut inventée pat les Juifs.Les Espagnols ditent Alcavalas 3 qui marque la mê-me racine , qui signifie la même chose , & qu’ils ontreçu des Arabes. Quelques-uns le tirent dc ghauel,ou gabe, qui signifie loi inique , ou Publicain ; selond’autres, de gabelle , qu’on a dit pour garbe , quisignisioit autrefois gerbe Sc javelle ; car on en pré-voir une fur chaque tas de denrée, comme disentRagueau Sc Badin ; ou de gabella 3 dont on s’est lervidans la balle Latinité, ou de gablum , signifiant tri*but j mot tiré du Saxon, comme le croit du Gange.On trouve dans la vie de S. Bernard, fondateur del’Hôpital du Mont Jouy, gabella , pour une pensioncléricale, ainsi que remarquent les Bollandistes ; en-fin Mézeray dit qu’il pourroit aussi venir de gajbielle 3espèce de fortification, pareeque le prétexte de lalevée de cet impôt fut la fortification des frontièresSc l’entretien des gens de guerre. Mais il y a plus• d’apparence que ce mot vient du Saxon gabel, quilignifie tribut. Le mot de gabelle étoit d abord unterme générique qui s’appliquoit aux différentes im-positions. On appela d’abord gabelle du sel, l'impo-sition sur le sel, pour la distinguer des antres. Dansla fuite certe imposition fut appelée simplement ga-belle , & les droits fur les autres choses changèrentde nom.

La grande gabelle de Romans. On appeloit ainsi enDauphine, au temps de nos Pères, le péage qui avoirete créé dans le Comté d’Albon en faveur dc Guil-laume , Marquis de Montferrat, & que Frédéric IIconfirma pour Béatrix de Montferrat, dont il avoirfait une partie considérable de la dot: Chorier ,Hifl. deDauph. T. II 3 p. 117. Cet Auteur dit, p.330 3 qu’on appeloit gabelle toute forte d’impoll-tion extraordinaire. Cette grande gabelle consistoità faire payer dans le Viennois douze deniers furchaque bête chargée. Voye\ les Mémoires de M. deValbonais pour l’Histoire de Dauph. p. 77.

GAB ELI. UM. f. m. Mot Latin dont on se sert en Fran-çois pour signifier l’espace qui est entre les deux sour-cils , & qui doit être fans poil. On le nomme autre-ment Tcrouge. Nt. dc Tnvemie avoit lé gabellum char-ge de poil ; ce qui lui faitoit une phyíionomie malheureuse, au rapport de Buflì-Rabutin. Voiture, quiavoit de même les sourcils joints, dit, Lettre' 41,que c’est la marque d’un fort méchant homme. NosAnciens avoient une opinion toute contraire, commele rapporte M. de Longepierre dans ses Notes fur lavingt-huitième Ode d’Anacréon, Sc Ovide nous as-sure que quand quelqu’un avoit le gabellum dénué> de poil, on le íervoit d’artifice pour y en faire naî-tre & réunir les deux sourcils.

Arte supercilii consnia nuda repletis.GABÉNIEN, ENNE. C m. Sc f. Habitant de Gaba en

GAB

Palestine. Gabenus. Il y a deS médailles des Gabé-niens 3 KaAtÁ rABHNON zÒp, d’autres zic 4 c’est-à-dire , 177 & 217. Cette ère commença à l’an de Ro-me 693 , dit M. Réland, après le Cardinal Noris;le P. Hardouin la fait commencer en 691. Vove3les époques Syromacédoniennes du Card. Noris, Dif-fert. IV; Vaillant, Numm. Imp. Aug. & Cas. p'.

31 St 33 Q.

Il y avoit auffi des Gabénìens en Cœlésyrie. Ré-land.

GARER. v. a. Vieux mot qui signifioit autrefois railler 4se moquer de quelqu’un. Jocari.

Bochart tient que ce mot vient du bas Breton. M.Huct le dérive de l’Arabe gabana 3 frauder 3 tromper.Bovillius dit que c’est un mot arbitraire, qui 11’estpoint dérivé d’un autre, Sc Guichard le dérive de 31 ;les Italiens dilent gabbare 3 Sc les Flamans gabberen.

GABES. Ce font des enceintes de jonc plantées dans leslacs de l’Egypte, où l’on fait la pêche du poisson, dontles œufs fervent à faire la boutargue.

GABET. i. m. Nom qu’on donne à une girouette encertains lieux de la Manche.

GABIANO. Ancien bourg d’Italie. Gabianum. Il estdans le Montferrat, près du Pô, à une lieue au-des-sous de Vêtue.

GABIE. f. f. Terme de Marine. C’est la hune ou lacage qui est au haut d’un mât. Mali corbita , car-chesium.

Ce mot vient de l’Italien gabbia , qui signifie cage 3Sc est en usage sur la Méditerranée. A Marseille onappelle gahie 3 l’arbre de hune.

GABIEN, ENNE. s. m. Sc f. Nom de peuple. Gabius , a.Les G abiens étoient une portion des Volsques. Ilshabitoient une Ville appelée de leur nom Gabii , Scsituée à 70 milles de Rome. Elle étoit dans ce quenous appelons aujourd’hui la Campagne de Rome,

& qu’on nommoit alors le Latium , ou le pays desLatins, vers le lieu qu’on nomme encore CampoGabio. Vigenère dit que c’est , à ce qupn croit,Gallicano.

On dit qu’elle fut bâtie par deux frères Siciliensnommés Galactus Sc Bi'us. Voyet; Solin, c. S ; maisVirgile, dans son Enéide,/. Vil, v. 773,8c Ser-vius sur cerendroit, en attribuent la fondation auxRois d’Albe. Les Gabiens étoient à mi-chemin déRome à Préneste, selon Appien, L. IV 3 d es Guer-res civiles. Strabon, L. V 3 Sc Denis d Halicarnas-se, L. IV j mettent les Gabiens sur le grand cheminde Rome à Préneste , à u milles de Rome. Cepenadant Servius , fur le VII Livre de 1 Enéide , v. 682 ,écrit que ce furent les Gabiens eux mentes, qui ,auparavant dispersés en la campagne çà Sc là en di-vers hameaux, la bâtirent pour s’y retirer.

Du temps de Denis d’Halicarnasse, fous Auguste,cette ville étoit prelque déserte; mais ses ruinesmarquoient que ç’avoiî été une allez belle ville. Voy.L. IV 3 avant que Rome fût bâtie, il y avoit dansla ville des Gabiens une école célèbre où l’on en-seignent tous les beaux Arts Sc les Sciences à la jeu-nesse. Plutarque , dans la vie de Romulus. Cicéron,dans fa II Philippique, la met au nombre des villesmunicipales. Voye% Vigenère fur Tite-Live , T. /»p. 1764. Il paroît par le 68r & 683 vers du VIILivre de l’Enéide , que Junon y étoit particulière-ment honorée. C’est pour cela qu’il l’appellc GabinaJuno.

GABIER, f. m. Terme de Marine. C’est un matelot quiest fur la hune, qui fait le guet & la découverte pen-dant ion quart. Speculator. Quelques-uns donnent lenom de gabier à un matelot qui a foin de viliter tousles matins les manœuvres du vaisseau, pour voir sirien ne fe coupe , ou ne fe gâte.

GABIES. Ville du pays des Volsques. Gà.

Le nom de la ville de Gables est roi me Sc composédes noms abrégés de ses deux fondateurs GalaclusSc Bius , ils étoient frétés Sc Siciliens de nation.Voye^ Gabien. Sextus Tarquinius s’étant retiré àGables , comme au lieu de ía domination, y fut tué;Du RieR;