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Jazer , Rogel, Mafpha, Ramoth-Galaad , Casbon ,Thesba, Dabir, Sucot, Phanuel, Mahanin. Ccpaysfut ensuite une partie de l’Iturée, & il est maintenantde l’Arabie.
Gad , est aussi, selon quelques-uns, dans le 2 L. des Rois,XXIV,3,le nom d’un torrent,qui traveríoitlaTribuou le pays de Gad. On croit que c est le torrent d’Arnon.Au lieu du torrent de Gad, la Vulgate traduit vallée deGad.
GAD. s. m. Terme de Mythologie. La Félicité , la for-tune , si l’on en croit quelques Auteurs , étoit uneDivinité des Syriens. Les Rabbins même semblentattribuer à Lia, d’avoir, en quelque manière reconnucette fauste Divinité ; car dans la Genèse, XXX, i i,lorsque sa servante Zelpha mit au monde le premierdes enfans qu’elle eut de Jacob, Lia dit * 03 , Bagad,mot que ces Rabbins, selon la remarque de la Mas-sore , croient ctre composé dc ìo , ba : il vient ; 8c*J3 , Gad, félicité , bonne fortune, comme si Liaeût voulu dire : Voilà une bonne fortune , un bon-heur qui me vient. Et ces Rabbins interprètent ,Gad, par, 3W bill un bon astre, une bonne étoile,proprement une bonne influence ; expressions qui ontle même sens dans leur langue que dans la nôtre ,8c qui signifient bonheur, félicité, bonne fortune.Plusieurs prétendent que cette bonne étoile 32 D bio estla planète de Jupiter, que les Rabbins appellent mjt3313 Etoile de justice. Ainsi la bonne fortune dansl’Oricnt ne différois point de Jupiter, suivant cetteopinion. Il est certain que Gad signifie félicité. Laversion des Septante 8c la Vulgate y reconnoistcnt cesens à l’endroit de la Genèse que nous avons indi-quée. Et Abenezra, fur ce même endroit, le prouveparla langue Arabe qu’il entendoit parfaitement, &dans laquelle lr- 3 , gad , signifie bon 8c bienfaisant.Mais tout cela ne prouve pas que Lia ait reconnu cettefauste Divinité , ni qu’elle eût même déja été inventéede ton temps. Ce qu’elle dit, est simplement une ex-clamation par laquelle elle se félicite de la naistancede ce fils, disant : bon, ou heureusement , feliciter,comme traduit S. Jérôme ; à quoi revient ht-n^ídesSeptante, ou bien le bonheur me vient, comme l’ontentendu les Auteurs de IVì/tu^*** , qui se trouvoitautrefois dans beaucoup d’exemplaires Grecs, com-me il paroît par les Peres qui le citent : Je suis heu-reuse. Théodore! & S. Augustin lont pourtant de cesentiment, accusant ici Lia dc quelque impiété ,qu’ils attribuent à son éducation , & à ^idolâtrie deta famille, & marquant que Jacob eut étc bien éloignéde parler ainsi.
Mais quoi qu’il en soit dc ces premiers temps , ilsemble qu’on ne peut douter qu’au moins dans la sui-te , Gad n’ait passé pour une Divinité en Syrie. Isaïe ,XLP j 10, crie contre ceux qui drclîoicnt une tableà Gad, 8c qui faisoient dessins des libations. On re- 'connoît là une Divinité nommée Gad. La Vulgate1 appelle la Fortune ; les Septante en général Hm/jlìh»,Démon, Génie. Une ancienne Version Arabe qui seconserve dans la Bibliothèque d’Arondel, traduit aussien général les Idoles. S. Jérôme nous allure fur cet en-clioit d Isaïe, que le culte dont parle cc Prophète 3s’obícrvoit en Egypte, & il insinue que cetoicde-làque les Juifs l’avoient pris , & qu’il íubsistoit encorelur-rout à Alexandrie ; qu’on le pratiquoit le der-nier jour de l’année , ou pour remercier ce Dieu dela fertilité de 1 année qui hnissioit, ou pour la lui de-mander pour celle qui alloit commencer. Mais il reste-roit à savoir, si l’objet du culte des Egyptiens étoit aussile Dieu Gad. Les Demarets ditent que Gad étoit uneIdole militaire ; que les unsl entendent dc Mars,lesau-ties de Jupiter, 8c les autres de la Bonne fortune. Ceuxqui n’attribuent point d idolâtrie à Lia, Laccuscnt aumoins de marquer par-là beaucoup de crédulité aux in-fluences des Astres, & aux visions dc l’Astrologic.Voyez fur cette Divinité entre les Auteurs cités, Scl-denus, de Diis Syris, Syat. I,c. 1, Bochart, Chan.L. I, c. 33.
GAD AIRE. f. m. Terme de Mythologie. Nom d’un fauxDieu. Gadarius. S. Nicétas, Evêque dc Romacianc
dans la Dacc , qui mourut vers le commencement ducinquième siècle, remarquoit dans un petit Traiteíur les erreurs du Paganisme, que depuis peu, 8cpresque de son temps, on avoir mis au nombre desDieux un Payían nommé Gadaire , à caule de la forceextraordinaire.
GADARA ou GADARE. Nom de deux villes de laTerrc-Sainte. Gadara, Gadaris. La première étoitfur la rivière de Jarmoch, que Pline appelle Hiéro-miace , selon s édition du P. Hardouin, 8c la lliéro-mace , selon M. Réland. Pline, L. V,c.1 S. Celle-ciétoit métropole de la Pérée. Joseph, De Bello , L. V,c. 3. Etienne de Bylance la met dans la Cœléfyrie,8c Ptolomée, L. V, c. 13, dans la Décapolitaine.Joseph, De Bello , L. //, c. rç , joint Gadara,Eîcppos, 8c la Gaulanítide, comme des lieux voi-sins. Elle étoit à l’orient dc la mer de Tibériade, àíoixanrc stades de cette ville. Gadare avoit un descinq Conseils ou Tribunaux de toute la Terre d’is-raël. C’cst ce qu’on nqmme Synédrion. Joseph,Antiq.Liv. XIV, 10. Voyez la Palestine de M. Ré-land. Il appelle celle-ci Gadare de Pérée , ou de laíeconde Palestine, pour la distinguer de l'autre dontnous allons parler, & il croit que celle-ci est celleque Joleph & Etienne de Byfance mettent dans laCœléfyrie, & Varron dans la Syrie. L. I. De B.cRustica. Cette ville avoit des Thermes. Fpiphan. Z-
I. advers. ILtr. Elle étoit située fur une montagne ,8c quoique bien fortifiée , selon le temps, elle ferendit à Vefpasien avant qu’il l’eût attaquée, 8c seshabitans en abattirent les murailles, pour lui mar-quer la sincérité de leurs soumissions. Elle est au-jourd’hui ruinée , 8c ses ruines portent le nom deGaddi.
L autre Gadare , qu’Etienne dc Byfance met dansla Palestine , étoit près d’Azote, du côté du Septen-trion , selon Strabon , L. XVI. Elle fe nommoit tan-tôt Gadara , 8c tantôt Gadara. Comparez 1. Machab •XV, 2S, avec XV, 33- Le même Livre , VII, 4S,l’appc!le Gagera. Jonathan la fortifia. 1, Machab. IX,32 , 8c Simon son frère la choisit pour y faire sa rési-dence. /. Machab. XIII, 34. Elle étoit aux confinsd’Azote , 1. Machab. XIV, 34. 2. Machab. X, 32•Elle bornoit la contrée d’Ephraïm du côté de l’ouest-Joíeph, Antiq. V, 1. Voyez H. Relandi Palestina, T’
II, p. ójS &suiv.
GADARÉNIEN ou GADARIEN, ENNE. f. m. & 5Qui est de la ville ou du territoire de Gadare. Gadarrenus , Gadareus. Les Gadaréniens font dans le texteGrec du nouveau Testament, ceux que laVulgate ap-pelle Gérargéniens , & S. Matthieu, VIII, 2S Gergfséniens. Le pays des Gadaréniens, dont ces Evange-listons parlent, avoit la Galilée au couchant, 8c il e stétoit séparé par le lac de Génésareth & le Jourdain, 1 *Cœlélyrie au nord, & l’A rabie au midi 8c au levais-C’étoit le territoire de Gadara de Pérée, ou de la st-conde Palestine. Il y a des médailles de cette villfrAAAPHQN. Ménippe Oenomaiis, Philosophe Cy 111 'que, 8c Théodore , Précepteur de Tibère , éroienlGadaréniens. Voyez Relandi Palejl. T, II, p- 77 é6 ’ suìv.
GADDA. Ville de la Tribu de Juda , Joseph, XF>Gadda. Eufebe 8c S. Jérôme la nomment ainsi- j - 3Vulgate y joint le nom ->y n , & l’appcllc Aser-Gadda-La Notice de l’Empire la met dans le départem^du gouverneur de l’Arabie, 8c l’appclle simpst lll£I1Gadda.
GADDI ou GADI. Nom d’un lieu de la Terrc-Sa in J 'Le / L. des Parai. XII, S, l’appclle Gaddi , lc * deRois , XXIII, 36. Gadi. Adrichomius dit q uelieu étoit dans la Tribu dc Gad.
GADELLE. 1 . f. Sorte de groseille, dont on sait des c 01situres liquides. Uv& Jpin& acinus. ,< ,
GADELL 1 ER. f. m. Arbrisseau qui porte les r0 _Uva spina, spina racemaria. C’est une espèce de gfessier. , .,
GADEMÈS ou GADEMIS. Contrée du BilcdulÇid ^Afrique. Gademesfa. Elle est une partie du del cMétavalet, 8c située dans le Mont Atlas, entre le P‘
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