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GAGÈRE. s. f. Ternie de Coutumes, Foye% Gaceriëqui fuit.
GAGERíE. f. f. Terme de Jurisprudence. C’est une sim-ple saisie 8c arrêt de meubles qu'on fait pour allu-rance d'iinfe dette procédant d’nne promesse non re-connue , ou pour des loyers. Pigneratio. Il est per-mis, par la Coutume de Paris, au propriétaire d’unetnaifon de se pourvoir même íans bail, pár simplegagc'ïe fur les Meubles de les locataires pom J furetéde les loyers, au titre des arrêts, exécutions Scga-geries. Cette lailie fe fait fans transporter les meu-bles hors de la maison. Gagerie de rachat,- où ga-geure i è’est l’oft're réelle que le valsai sait au Seigneurféodal du droit 8c du profit de rachat.
GAGEUR, EUSE. adj. Celui qui gage. Sp'ónsof, spon-sione certaris. ■ ll est: malhonnête à un gageur qui estbien allure d’une choie dc prendre l’argent.
fp* GAGEURE, f. f. (On prononce gajure.) Sponsio.C’est proprement une convention lur une chose dou-teuse 8c incertaine, en conséquence de laquelle ondépose en main tierce, les gages qui doivent appar-tenir à celui qui gagnera la gageure.
On fait ausiì des gageures par simples promessesréciproques, ou qui ne font point accompagnées degages;
$3“ Les gageures ne font permises en France que quandelles font faites pour choses honnêtes & licites. Ellesne produiíent point d’action au-deflùs de cent li-vres, que quand elles font écrites. Il faut encorequelles soient faites par personnes qui peuvent agir8c contracter, 8c que les deux parties loient égale-ment dans le doute fur le fait dont il s’agit. Fairegagner, perdre une gageure , la gageure < Soutenir lagageure.
On dit figurément, soutenir la gageure, pour dire jpersister, persévérer dans une entreprise, dans uneopinion où l’on s’est un p fois engage.
On dit que gager fa tête à coUpcr, c’est la gageured’un fou.
Il fe prend quelquefois pótír lá chose gagée; Quandme paierez-vous ma gageure? Acad. Fr,
GAGHÉTI. Foyer; Kachéti,
GAGIE. f. f. Selon d’Herbelot, Bibl. Or: p. 358 , col. 1 .C’est la même chose qu’AcAciA. Foyer; cè mot.
GAGIER. f; m. Marguillier d’un village. JEdituus. LesGagìers d’une telle Paroisse ont procès contre leCuré.
Gagier s est dit autrefois pour Koríîrìie soudoyé, sol-dat enrôlé 8c aux gages d’un Seigneur. Conscriptusmiles.
GAGIÈRE. Terme de Coutumes, C'est un mort-gage
t qui ne s’acquitte point de ses issues & de les fruits.Dans les Coutumes de. Lorraine, gagiere signifie uneforte de biens qui en terrains cas íont meubles, &en d’autres immeubles.
Ce mot de gagiere vient de gagerià , qui fe trouvéèn cette signification dans le ch. 3 . Extra de f cudis:
GAGISTE, f. m. Mercede conductus. 11 lé dit decelui qui est gagé de quelqu’un pour rendre certainsservices, lans être son domestique. U est Gagiste desComédiens.
On le dit dans le même sens dans les Cathédra-les 8c Collégiales des Chantres qui font à gage. Pro-curer aux Bénéficiers 8c gagistes du bas Chœur ,une subsistance convenable, & augmenter le nombredes aagstes• SarRAzin. Il faut nécelïairemcnr ajou-ter au bas chœur fa gagistes pour soutenir la Psal-modie. In. . j
GAGLIANO. Bourg de la vailee de Demora, en Si-cile, Gaglianum, anciennement, G alaria , Galari-na , Galarma. Il est situe au lommet d’une monta-gne, à cinq lieues du Mont-Gibcl, du cote du cou-chant. Maty.
GAGNABLE.adj.Terme de Coutumes. 1 erres gagnasses,font des terres sauvages, ou lauvees de la mer. #3"Onentend proprement par ce mot des marais dellechesSc d’autres terres qu’on gagne à force de culture &de travail. Duuamel, Voye\ ci-après Gagnages.
GAG
Dans quelques livres on trouve gaignable pour gaâgnable.
Ce mot signifie quelquefois simplement, labou-rable, qui peut être labouré. Arabilis. Et jouirontde la terre gagnable dudit parc. Lobin. Hst. deBreuT. II, p. ójç. Voyez les étymologies du mot Ga-gnage. Gagnable peut fe dire dans le style ordinaire8c familier, pour qui peut être gagné; Cette partieH’étoir pas gagnable. Is ludus fuit ut nequirem vin-cere \
GAGNAGES. f. m. pi. Terres labourées où vont paî-tre les bestiaux. Pascua , arvum jrumentaiium. Vò'y.Micot, Quelquefois ce mot signifie les fruits qui pro-viennent de la terre, quelquefois les terres mcmeSdont on perçoit les fruits: On trouvé quelquefoisgaignages pour gagnages.
Le mot de gagnage viens, selon quelques uns, d UMot dc gain, lucmrn , qui s’écrivoit autrefois guaing,pareequ'on tire du gain des terres lab'òhrables. Mrs.Guyet 8c Ferrari dérivent ce mot dé vas, vadis .D’autres le font venir de winen, mot Allemand,ou de l’Anglois, winne; 8c comme les mors degains, regains, gagnages , & gagneris, fe prennentpour les fruits de la terre, 8c les mots de gagnages8c gagneries pour les terrés fhêmes que l’on cultive& dont on perçoit lés gains 8c regains, il y a ap-parence que de winne, qui signifie un laboureur*on a fait winnen, gagner; 8c que de ces mots, ertchangeant le w en F, ce qui est fréquent dans no-tre langue, on a fait gain 8c gagnage. Ajoutez acela, que dans Fleta , Matthieu Paris, à autres Au*gloiS, il y a toujours Wancgium, pour ganagiurn.De LauriÈre. Foyer; Skinner, in etymol. M. dc I*Thaumafficre est de ce dernier sentiment, 8c pré-tend qae gagnage veut dire gain 8c profit, loríquecitant différentes Coutumes, il dit, on met fa terreen gagnage par baux à tente. L’arricle 38 de l’asl-cienne Coutume de Paris portoit, que le Seigneurqui met en fa main le fief tenu de lui, aUquel il ya des terres emblavées par aucun fermier, est tendde lui rendre 8c restituer fe s fours 8c feríiences, f"veut avoir les gagnages des terres. Du Cange est dípremier sentiment, 8c dit, que ce mot vient d c g&“gnagium, ou wagnagìum , qui vient de gain, o®gaaing j vieux mot François, qui repondoit au Lá’’tin lucrum ; d’où vient qu’on appéíoit terra lucrabfles; les terres labourables. On àppeloit aussi gai"gnage, la récolté, 8c l’automne, gain, d’où est vciU*le nom de regctini
Gagnages , en termes de Palais ,- fe dit aussi des fouir*des terres emblavées, des fruits pendant pá’r les &emes. Agri fruclus. Par l’artlcle 59 de lá Coutuiu íde Paris, le Seigneur péùt prendre les gagnagesla terre par lui saisie, en rendant les labours 8cmenceS; .
Boutillíer a appelé terres gagnables, celles qu Jlabourent 8c cultivent avec grande peine, 8c ceest venu , par corruption, de ahahables, qui f 0 * 1fortes, & qu’on laboure avec ahan.
Dans le Droit Anglais, gagnage, ou gaignnst^est le droit de jouir d’un bien, dune terre. Wai' lirgtum. Ce droit dépend entièrement & abfolum 61 *de la volonté de celui de qui on tient le fonds,
Gagnages, en termes de Vénèrie, fe dit des tcr f ^chargées de grains où les bêtes fauves vont audis. Ce cerf a fait fa nuit aux gagnages, yviander, c’est-à-dire, qu’il a passé la nuit d&n$ .grains. Salnove & d’autres écrivent gaignage. vgnages, dit Salnove, ce font les lieux où s° nC . íe ,grains , où les bêtes fauves vont la nuit fe
GAGNANT, ANTE. adj. Qui gagne au jeu. L cS í y 'gnans ont joué contre les perdans, qui fo * onquittés. : elì c
GAGNE-DENIER. f. m. On donne géneraK»^ce nom à tous ceux qui gagnent leur vie patvail de leur corps, fans lavoir ou fans cxerc^ ^métier. On le donne aussi à un Officier de V* ^ c(jrest créé pour tasser & mesurer le bois dans le s 1brutes en présence des Jurés. Bajulus, ger u ^ uS ' }