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GAG
gages, ou otages à leurs Seigneurs. Ces otages, ougages-pleiges de duel^ ecoicnt des Gentilshommesde leurs pareus ou amis. Si celui qui avoir donnegages-pleiges étoìt vaincu, ìl payozt úne amenderéglée. On diioit pleigcr un tenant, pour dire, lefaire son gage-pleige de duel. Cette amende des vain-cus a commeneé à Lorris en Gâtinois, comme 1 aremarqué feu M. de la Thaumaffière, & a donneorigine à ce proverbe si usité, les battus paient U a -jnende, comme dans la Coutume de Lorrisi
On appelle mort-gage , ou gage-mort, celui donton laiíïe jouir un engagisté, eníoz'té qu il profite deSfruits, lans les imputer fur la dette; & vij-gage,celui dont les fruits íont eomptes íur le principalde la dettè, qui diminué à proportion; ou commeditPomey, celui qui s’acquitte en reprenant sonfonds. Dans plusieurs Coutumes les pères avantagentquelques-uns de leurs enfans par des morts-gages,en leur donnant la jouissance d’ilne cerre jusqu’autemps qu’un autre enfant le puilíc racheter pour uncertain prix. Pomey prend aussi mort-gage, pour lajouisiànce d’un bien, à condition dé la rendre aubon plaisir de celui qui l’a donné. Fiduciaria posfes-Jìoì Juris fiduciarii h créditas. Donner tin bien à ti-tre de tnort-gáge. Tenir une hoirie à titre de mort-gage. Pomey appelle auffi gage-mort } celui qui a sesfonds engagés à titre de gdge-mort, & ne s’aeqtúttede rien; il prend encorè gage-mort pour h gage qti’ondonne pour la délivrance du bétail pris en dommage.. -Pignus redimendo captivo pecoris pauperiei sache,nomine. ;
On a appelé contre-gage , une espèce de représail-les que quelques Seigneurs ont prétendu avoir droitde prendre pour leilr fureté ,■ quand on leur avoirfait quelque tort.
ifiT Daiis une contestation entre deux oti plusieurs per-sonnes, oû l’on est conventi que celui qui fera con-damné paierá une somme ou quelqu’autre chose àl’autre j ce que l’on consigne, te que l’on met ehmain tierce, s’appelle gage. Depofitums Mettre desgages entré les mains de quelqu’un. Garder les gages.|}Gr On appelle auffi gages , le salaire qúe l’on donneaúx domestiques par an pour paiement de leurs ser-vices. Payer, retenir les gages de ses domestiques.Gagner de gros gages. Dans ce sens il ne se dit qu’aupluriel. Salariumì
Casier aux gages, c’est ôtèr à quelqu’isn son em- 'ploi, & lés appointemens qui y font attachés.
On le dit auffi au figuré, en parlant de quelquesautres disgrâces. Il avoir beaucoup d’accès auprès duPrince, de ce Ministre ; mais depuis quelque» temps,il est c aJfc aux gages. II est du style familier. Acad.Fr.
fjGT On lé dit encore des appointemens ou récompen-se annuelle que le Roi donne aux Officiers de famaison, aux Officiers de justice & de finance, 6c.Pramià, mercedes; autrefois salaria 3 stipendia, an-nona. Le gíand Chambellan a tant de gages. Payeurdes gages.
|Cr On dit proverbialement à quelqu’un qui se mêlede donner son avis fans qu’on le lui demande, quéles conseillers n’onr point de gages.
Gages & augmentations d c gages. DroitS attribués-•aux Officiers de Finance , ptìtìr íaison de leurs ga-ges, ou pour quelque supplément de Finance qiffilsònr donné au Roi. Lorsqu ils font en exercice, ilsse paient dcleurso^e.r par leurs mains; & lorsqu’ilsifont hors d’cxcrcìcé, ils les reçoivent par íés mainsde letír compagnon d-Office.
Dans les Loix Palatines de Jacques II, Roi de Ma-jorque , imprimées par les Bollandistes dans le III e ’T. des A cl a SS. cfù mois de Juin au titre De f alliis,n. i, on lit gagium i pour les gages des Officiers duPrince. Si absentes à Curia sua gag'ta & quitaûonesreciperent.
Oages intermédiaires. Terme de Finance. Ceuxqni font dûs au Roi, depuis le jour du décès d’unOfficier, jusqu’au jour de la réception du nouveaupourvu. Lc Roi accorde ordinairement les gages in-
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termediaires à la veuve ou aux héritiers du défunt;pourvu qu’ils aienr la précaution de les demanderdans les íix mois.
Soldats a gages ménagers: C’éroiènt autrefois eh'Flandre , íous Louis XI, des hommes qui dévoientêtre prêts à marcher anx premiers ordres du Prince;qui pasioienr cn revue tous les mois dans les lieuxde leur demeure; mais qui, jusqu’à ce qu’ils fussenten campagne S ne recevoient qu’nne très-petite paie.Minimi stipendii milites. Il assembla tous tes soldatsd gagés ménagers, ainsi qu’on parloir en Flandre. P.Daniel, Hijl. de France, T. II, p.'s$<pr;
GAGEMENT. f. m. Prise à gage. C onduEiio. On le ditauffi pour la saisie de gage. Pigneratio , pignorisademptio. U te trouve dans Pomey , mais il n’est guèreen usage cn aucun de ces deux tens.
.. Dans la Coutume d’Orléans, gagement signifie l’o-bligation & l’hyporhèque des biens d’un débiteur; obligé. Gagement de bataille, s’est dit autrefois pourI gage de bataille.
j GAGER. v. a . Donner dés gages, deS appointemens àquelqu’un, pour en tirer quelque service, pour exer-cer quelque charge. J)are inercedem, mercede con-• ducere. Le Roi gage assez bien ses Officiers, il n’en-tend point qu’ils fassent des.exactions. Un Suisse doitêtre assidu à la porte, il est gagé pour cela.
IjCTGAGERÍÎgnifie auffi,‘parier, convenir avec quelqu’uhfur une contestation que celui des deux qui fera con-damné,paiera à l’autre une certaine somme, ou au-tre choie. Doyey Gageure. Pignore certare , conten-dere , sponsionem facere. y ocàez-voìis gager cem écas ,gager le dîner de la compagnie? Je gage que si, quenon. On dit auffi familièrement, gage que si, gageque non. Acad. Fr. Gageons. Vous n’oseriez gager:
U y en a qui dérivent lc mot de gager pris dansle sens qui vient d’être expliqué, du Grec , íevanter, se faire vasose ,
Gager, en termes de Palais, se ait à l’égard des té-moins pour les contumacer Sc les obliger à venirfaire leur déposition. Capto pignore multare, coer-cere , cogere. Ces témoins ont fait défaut fur l’assi-gnation , pour le profit il est ordonné qu’ils ferontgagés de 20 livres, de ioolivçcs; c’est-à-dire, qu’iispaieront cette peine, s’ils ne comparaissent au pre-mier jour.
On dit auffi en style cse Notaire entouslescontrats,qu’un tel promet & gage de fournir & payer tant.Gager est auffi, faire une saisie & arrêt de meublesfans transport, pour assurance d’une dette, en atten-dant qu’on obtienne condamnation pour fes vendre.Auferre pignora, pignerari. Il a été dit que les meu-bles qui ont été ci-devant gagés & exécutés, ferontvendus,
Gager , cn ternies de Coutumes ; signifie auffi, pren-dre , gage & assurance, comme on fait quand onprend des meubles par éxecution. Il signifie auffi payer,consigner, ou faire des offres réelles. Judicatum sol-vi pendere , satisdare. Ainsi on dit, gager l’amende:Gager Sc offrir le rachat au Seigneur, pour ertìpc-I cher 1 a saisie. Rachat gagé est un rachat payé.
| v , ^ ns * ancienne Coutume de Normandie, gagerta soi, c est offrir de faire ferment,' E'offer de fairele serement est appel le gager de le.y, dit Rastal. Ga-ger z fi ici un nom sobstahtif: La loi, suivant cetteCoutume, n’étoit gagée qu’èn simple action person-nelle de fait ou de droit, qui se nonunoit dessine.Gager partagé, signifie dans la Coutume de Norman-die , offrir en jugement partage à fes frères pûmes.Aurrefoìs gager s’est dit pour saisir. A
On dit en proverbe, j’y gagerois ma vie, ma te teà couper, qui est la gageure d’un fou.
GAGÉÉE. part; Outre les significations qu n tire deson verbe, il a celle-ci dans la Coutume de Nor-mandie, ou clameur gagée, & clameur de boursegagée , sc dit quand celui, qui est assigne en retraitacquiesce, & déclare qu'il est prêt de recçvoir sosiremboursement, auquel cas il doit etre fait dans lesvingt-quatre heures en or ou argent monnayé ayant-cours.
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