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gagner de quoi se nourrir & se vêtir en filant 8c cnchantant. On dit-, auill dans le même sens, gagnerson pain à la lueur de son corps.
Gagner un Œillet. Façon de parler usitée parmi lesFleuristes , pour dire que de la semence qu on a fai-te, il est venu quelque bel œillet nouveau. J’ú gagnécette année deux ou trois œillets. Voye\ La Quinti-nie Sc Morjn.
ftCrGAGNERl’épaule d’un cheval,terme de manège, quisignifie corriger par le secours de l’art quelque défautdans cette partie.?
fjCT Gagner la volonté d’un cheval, autre terme demanège , c’est triompher par la patience & par ladouceur, d’une opposition marquée & d’une résií -tance véritable de la part de l’aniínal.
On dit cn termes de Marine, gagner an vent, ougagnerìt vent ou le destus du vent, pour dire , pren-dre l’avantáge du vent fur Ion ennemi, ou simple-ment prendre l’av-antage du vent. Nous rangeâmesle petit rocher à la portée du fusil pour gagner auvent. Frézier. Il nous importoit plus qu’à eux degagner à Lest. Id. Avoir gagné, se dit d’un vaisseaupar comparaison à un autre vaisseau,lorsqu’il a mieux,, cinglé que cet autre vaisseau, qu’il s’en est approché,qu’il l’a dépassé.
Gagner se dit proverbialement en ces phrases, qriibien gagne & bien dépeníe, n’a que faire de boursepour serrer son argent. On dit des hommes & deschevaux, qu’on leur a bien fait gagner leur avoine,quand on les a bien fait travailler. On dit qu’on ga-gne la gageure, quand on est venu à bout de ce qu onavoit entrepris. On dit aussi gagner le taillis , gagnerla campagne, gagner la guérite, gagner le haut, 8cgagner au pied , pour dire, s'en fui r. On dit aussi ,jouer au coquimbert, ou qui gagne perd. On dit aussiironiquement, je gagne gros en cette affaire-là, pourdire , j’y perds au-lieu d’y gagner. On dit encore ,n’est pas marchand qui toujours gagne , pour direque tous les marchands font sujets à perdre. Ondit aussi que du dérober au restituer on gagne trentepour cent, c’est-à-dire, qu’on ne restitue jaitiais tout.
GAGNÉ, ÉÉ. part. Outre toutes les significations 8ctous les usages de, son verbe, il a encore un usageparticulier avec le verbe donner. Ainsi on dit donnergagné, cedere , pour dire ,'quitter , céder , ne vou-loir point avoir de contestation. Je vous donne gagné ,pour dire, je vous le quitte, je confesse que vous-, avez l’avantage fur moi, j’abandonne la partie. Vi~cijli ou viceris.
On dit aussi proverbialement, il croyoit avoirville gagnée pour dire, il croyoit être maître decette affaire. Crier ville gagnée, c’est crier, íe vanterque l’on a remporté l’avantage.
Ce mot de gagner vient, selon Icquez, des an-ciennes langues du Nord. Genge beon cn langue An-glo Saxone, veut dire, avoir avantage, réussir ’,gein-gur, en langue Irlandoise , signifie la même chose ,gageinan , en langue Gothique, signifie gagner .D autres encore ont prétendu que ce mot est Gothique, & qu on dit ganar en cette langue, comme cnEspagnol , & dans le meme íeos. Il y a beaucoupd’apparence que les Goths ont porté ce verbe cnEspagne, 8c que de-là dans la fuite il a passé enFrance.
GAGNERIE, ou GAIGNERIE. f. f. Terme de Coutu-mes. Toute forte de biens provenant de la terre. Om-ne genus fungum. ...
GAGNEUR. L w> Ce mot veut dire qui gagne, quia gagné, qui a remporte; mais il ne se dit pas seul,& même il ne se dit guère.
Ce gagneur de tant de batailles. Von.
GAGNON. s. m. Chien, mâtin. Gloss. des Poés. du*•> Roi de Nav. Ce mot ne se dit plus. .
GAGO. Royaume de la Nigritie cn Afrique. Gagum.Il a au couchant celui de Mandinga, au midi laGuinée, au levant le Royaume de Gubcr, 8c au nordle Niger, qui le sépare du Royaume des Agades, 8c
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G A I
de celui de Tombut, lequel en dépend, comme Ras-surent quelques Voyageurs'. Gago aune ville capitalede même nom, qui est assez grande, mais qui n’estpas des mieux peuplées.
GAGUEY. í. m. Arbr.e de la nouvelle Espagne, dontle fruit a la forme d’une figue, quoiqu’ilne soit pasplus gros qu’une noisette. 1.1 est au dedans entière-ment comme une figuè blanche , plein de petitsgrains 8c d’un fort bon goût, La décoction de ícs ra-cines humecte la langue de ceux qui ont la fièvre,adoucit la douleur de poitrine, & évacue la bile 8cle flegme. On cuit trois onces de ícs racines avectrois livres d’eau, jusqu’à ce que la moitié soit con-sumée.
GAGUI. s. f. Terme populaire, qui se dit d’une som-me qui a de l’enjouement & de l’embonpoìnt. Il a, épousé une grosse gagui qui a bonne mine.
Ménage dit, qu’il ne sait d’où ce mot vient : peut-être degagi, qui signifie femme en langage Nubien,& qui nous a été apporté par ces Nubiens, ou Bo-hémiens, qui font venus en France.
GAI.
ffé? GAI, AIË, adj. Hìlafis. Il se dit proprement d’unhomme qui est d’une humeur agréable, & qui pré-sente toujours des idées riantes. Triste est supposéde gai. L’homme gai n’est point un mauvais plai-sant, ni un plat bouffon qui fait rirej dest celui qusdonne un air agréable à tout ce qu’il dit, même auxchoies sérieuses. On le dit aussi de plusieurs choie®qui font plaisir, qui donnent de la joie. A la Còuttout est couvert d’un ais gai, Sc vous diriez qu’onne songe qu’à s’y divertir. Boss. Il avoit l'humcuCgaie, complaisante, & propre à se fairé aimer. BouU.Il est bon d avoir une humeur gaie Sc enjòiiée; maisil faut modérer fa gaieté 8c íou enjouement. Bell.La contenance d’un Philosophe doit être gaie 8c pai-sible. Mont. Tempérez toujours ce que la correc-tion a de rude, d’un air 'gai 8c souriant,'pat des pa-roles honnêtes, 8c par une protestation sincère queLamifié feule vous engage à ce que vout fdites BouU-£CT C’est par l’humeur qu’on est gai, par le caractèred’eíprit qu’on est enjoué,8c par les façons d’agir qu’onest réjouijsant. Syn. Fr. Unhomme gai veút rire. Unhomme enjoué est de bonne compagnie. Un hommeréjouijsant fait rire. Il convient d’être gai dans le®divertíssemens.
fíCT On dit qu’un appartement est gai, lorsqu’il est bienpercé, clair 8c cn bel aspect-,fKF Un temps gai, c’est un air serein & frais. Un vetfgai est un vert qui n’est pas foncé, la couleur d’unvert naissant.
(R? Couleur gaie en Peinture, ne se dit guère qií’ eI1parlant d’un paysage, pour exprimer la sérénité d el’air qui règne dans un tableau.
U^J'Gai, en Musique, répond à l’allegto des Italie 115 *Voye% Allegro.
fìCT Gai, en termes de Blason, sc dit d’un cheval nj?& lans harnois. On dit un poulain gai, lorsqu’il c .ainsi représenté furies écus, montrant quelque v1 'vacité. Nudus, acer.
IJCF On appeloit autrefois la Poésie, la science gtiU-Ménage, après Pontanus, dérive ce mot dú Fmand gai, ou du Hollandois gouw, signifiant la ^me chose. . ^
Du Cange dérive ce mot de gaium; qui en V1Latin, signifioit une forêt fort épaisse, pareequ^ ^toit un lieu gai où l’on prcnortle plaisir dé lìi-ct 1 ®
8c de la promenade. Ce mot, quand il sc dit de® ? j.sonnes, vient, selon quelques-uns, du nom ^ ^ ntseau quon appelle geai, pareeque ceux ss",gais parlent 8c se remuent beaucoup, 8c ress 111par-là à cet oiseau. , ££tre
Il y en a qui écrivent^auf-, avec uff u, ma lSorthographe est contraire à Fufage. ■
GAi s’emploie aussi adverbialement. A\\on^ê.
GAIAN, ou GAÏEN. f, m. Nom d’un hdmm c -nus. Gàian XXI, Evêque de Jérusalem au deu- -