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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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G Á I

siécle, succe (leur de Julien & prédécesseur de Sym-maque, fut un Prélat d’une grande piété. Gai an élu

GAI

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gaieté aux larmes

par le peuple d’Alexandrie pour Evcque de cette. ville, & concurrent de Théodose, Moine hérétique,que ('Impératrice Théodora avoir fait élire pour lemême Siège, fut hérétique auiïì lui-même, & chefdes GaÏanites a u sixième siècle. Je ne. fais pourquoiquelques-uns de nos Auteurs font cet j consonne,

& disent Gajan Sc Gaj anites.íjfT GAI AN, ou Auriol. s. m. Turdus. Poision de merdu genre des tourds, dont la couleur est rougeâtre,avec des taches noires.

GAÏAN 1 ENS. Foyc? GaÏanites. C’estlamême chose.GAÏANITES. Nom de secte, branche des Eutychéens.Gaianïta. Cette secte étoit plus ancienne que Gaian,ou Gaïen, dont elle prit le nom, Sc dont nous ve-nons de parler. Elle suivit les erreurs de Julien d’Ha-licarnasse, chef des Incorruptibles & des Phantasti-ques. Ensuite ils prirent, ou on leur donna, le nomde Gaïan, qui se mit à leur tête. Ils nioient queJésus Christ après l'tin ion hypostatique, fût sujet auxinfirmités de la nature humaine. Foye\ Léontius leScholastique, De feclis , Act. X, Sc Baronius à l’anJ3;. Les Centuriateurs de Magdebourg qui en par-lent, Cent. FI 3 C. j, p. 3°73 appellent celui dontils prirent le nom, Gain, Gainus, &non pas Gaïan,Gaianus; fur ce pied-là il faudroit dire Gainite,

Sc non pas Gainite-, mais dans Léontius de Bizan-ce, qu'il en faut plus croire que Flaccius IllyricusSc ses collègues, il y a toujours Gaianus Sc Gaia-nita. Voyez A cl. F & AB. X, de feBis.

GAJANLAS. í. f. Nom de certaines racines dont leshabitans de la Province d’Ambosine, ou Alt» Terrad’Amboíï, font une boisson fort agréable, en les fai-sant cuire dans l’eau. Cette boisson leur tient lieudu vin de Palme qu’on n’y recueille pas. Dapper,Defcrip. de l’Afriq. p. $ i j.

GAJAZZO , ou CAJAZZO. Ville du Royaume de Na-ples", dans la terre de Labour , fur une colline prèsdu Vulturne, entre Capoue Sc Télèse. Maty. Ga-ja%\ò est ancien, mais peu considérable.aujourd’hui.

Il y a un Evêché. Une carte de De Fer l’appelle Ca-ra^Oj mais mal. Gajacia, ou Galatia.

GAIDHAB, ou AIDHAB. Ville située fur le bord dela mer rouge. Quelques-uns la mettent au nombre des villes d’Egypte, Sc d’autres entre celles de('Ethiopie,

GAIDUROGNISSE. Petite île de lanter Méditerranée,près de la côte méridionale de l’ile de Candie, aumidi de Girapétra. Quelques Géographes prennentcette île pourTancienne Létoa , que d’autres mettenta Chistiana, Cufogniíla & Lafogniisi, trois petitesiles qui font fort près l une de l’autre, au levant deGaidurognìjfe.

GAIEMENT. Quelques-uns écrivent GAIMENT, adv.D’une manière gaie Sc joyeuse, de bon courage. La-te , hilariter, festive. Se perdre gaiement par la ga-lanterie, se perdre tristement par l’envie Sc par l’or-gueil. La Br. Ces ioldats aìloient gaiement à l’assaut.GAIETÉ. í. f. Humeur agréable qui cherche à lire. Hi-laritas. Je n’appelle pas gaieté tout ce qui excite àrire ; mais un certain charme , un air agréable qu’onpeut donner a toutes fortes de sujets, même les plusícrieux. La Font, Si un honnête homme raille quel-quefois^, fa gaieté ne tend qu’à donner de la joie àceux-mêmes quelle met en jeu. Ch. de M. Les jeu-nes gens se moquent du sérieux des vieillards, qu iosent se montrer dans des lieux où il n y a que dela galanterie Sc de la gaieté. S. Evr.

La joie est dans le cœur, la gaieté est dans les ma-nières. L’une consiste dans un doux sentiment de l’a-me , l’autre dans une agréable situation d’esprit. Syn.Fr. '

La gaieté est opposée à la tristesse , comme la joiel est au chagrin. Il arrive quelquefois que la posses-sion d’un bien, dont l’espérance nous avoir causéheaucoup de joie, nous procure beaucoup de cha -S r ìn. Il ne faut souvent qu’un tour d'imagination,

pour faire luccédcr une grandequi parodient les plus amères.

Gaiete se dit auilï des paroles ou des actions folâtresque disent ou que font les jeunes personnes.

Ce font de petites gaietés. Ce n’est qu'une gaieté.Ronsard a appelé quelques-uns de ses petits Ou-vrages des gaietés, pareequ’ils traitent des chosesgaies, ou des folies de jeunesse. Juvenilia, musa ju-veniles.

|fT En parlant du style d’un Auteur qui écrit d’une ma-nière agréable Sc enjouée, on ditqu’il y a de la gaietédans Ion style.

|stT On dit d’un Cheval qui a du feu, de la vivacité,qu’il a de la gaieté.

On dit de gaieté de cœur, pour dire fans sujet,

(c propos délibéré. Il est malhonnête d’aller que-reller un homme de gaieté de cœur, pour dire lansíujet. Ecrire de gaieté de cœur. Voir. La Comédieest une tentation recherchée de gaieté de cœur. Nie.GAJETTE, ou GAËTE, ou GAÏETE. Ville du Royau-me de Naples, située fur le golfe de Gajette dansla terre de Labour, entre Naples &c Terracine. Ga-jette est une des plus fortes places du Royaume deNaples. Elle a un beau port défendu par deux for-teresses, qui font aux deux côtés de Ion entrée, 8cun Evêché, auquel on a uni ceux de Mola Sc de Main-turne. Maty. Gajette étoit autrefois dans le paysqu’on nommoit Campanie, ou Campagne d'Italie;elle est située fur un promontoire, partie fur sonpenchant, & partie dans la plaine. C’est une clef duRoyaume de Naples du côté de l’Etat de ('Eglise. Leport de Gajette est grand, Sc à l’abri du promon-toire. L'un des châteaux qui le défendent, paroi textrêmement ancien par dedans. On dit qu’il a íervide mausolée à L. Minucius Plancus. C’est Ferdinand,Roi d’Arragon, qui a fortifié Gajette, Sc qui a faitconstruire l’autre grand château au haut du Promon-toire. On voir dans-le Château de Gajette le tom-beau du Connétable Châties de Bourbon. Long. 3 rd. 12 m. lat. 4.1 d. j 0 m.

Le golfe de Gajette, Cajetanus, ou Formianussinus. Ce golfe qui prenoit anciennement son nomde la ville de Formies, & qui porte aujourd’hui ce-lui de Gajette, est une partie de la mer de Toscane.II est renfermé entre leí îles de Ponza, de S. Ma-ria, de Ventotiana, & d’Ifchia au midi, & les cô-tes de la terre de Labour au nord. Maty.GAIGNAGE. Foye-ç Gagnage.

GAIGNE, f. f. Terme de Coutumes. Gain , profit. Im-crum. Gaigne coutumière, c’est ce que le survivantdes conjoints par mariage, a, selon la Coutume, desbiens du prédécédé. Gaigne est corrompu de eaiirGAIGNIÈRES, ou faiseuses d’étuis. 1 '. f. pi. Espèce d’Â-beilles.

GAIGNON. f. m. Vieux mot. Le petit d’yne bête.

Là font les dolentes femellesQui le lait ont en leurs mamelles,

Dont elles paijjent leurs gaignons.

GA a I vec A AW^ í7//Z a 6 ^-, P f,V te VÌlle de France > ou bourgdor f 7 e A dans 1 Albigeois, contrée du Ltmgae-

u , u ]e J rarn > au ~dessous de la ville d’Alby. S.Michel de G ail lac , c’est une Abbaye de Bénédictins;qui est à Gaillac. Sainte-Marthe , de Vallois, Notit.Gailhar. p. ji s . M. Corneille écrit Galkacmal Long. rç d. 3 o m. lat. d. <0 m.

n faut distinguer Gaillac dans l’Albigeois,Gaillac dans le Querci, où le Roi Pépin fonda unmonastère à l’honneur de S. Quentin, ainsi que le P.Mabillon la dit dans ses Annales des Bénédictins alan 8iz, n . 3. L’Abbaye de Gaillac en Albigeois,Galhacenfis Abbatia, n’est pas si ancienne; on n’entrouve aucune mention avant l’an 97Z. Personne nedoute, dit le P. de Sainte-Marthe, que cette Ab-baye ne fût dès le commencement de l’Ordre de S.Benoît ; fur la findu onzième íiecle elle fut soumiseà la Chaiíe-Dicu , & cn ij;6, elle a été sécularisée.C’est aujourd’hui un Chapitre composé d’un Abbé

mars

de