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magne. Caìsenfdda. U est situé sur la petite rivière{film, à une lieue du Danube, Sc à deux de la villed’Ingolstat. Quelques Géographes prennent ce bourgpotu' le Vallatum de l’ancienne Vindélicie , que d hu-ttes mettent à Feillembach, village de la même con-trée. Matï.
GAISTING. Gaistinga, anciennement Auguflana Cas-tra. C’éroit autrefois une petite ville de la Vindé-licie , maintenant ce n’est plus qu un village de laBavière , il est près du Danube, au levant de Ratis-bonne. Maty.
GAIVE. Voye? GAYVE.
G A JURE. f. f. Terme de Coutumes. C’est la mêmechoie que gagerie de rachat. Voye\ ce mot.
GAJURE. Voye\ Gageure.
G A L.
GAL. f. m. Il ne se dit qu’en cette phrase populaire ,avoir le gai, c’est-à-dire, avoir l'avantage. Vincere.Cette expression métaphorique est prile d'un jeu desenfans, où ils appellent gai le but vers lequel ilspoussent une balle. Celui qui atteint le but gagnele gai.
GAL. f. m. Nom d’homme. Gallus. Saint Gai, pre-mier du nom, Evêque d’Auvergne , sorti d’une fa-mille très-qualifïée Sc fort ancienne dans les Gau-les , naquit vers l’an 489 dans la ville à qui l’on adepuis donné le nom de Clermont. Baillet , 1. deJuillet. Il en fut fait Evêque en 527 , & mourut versl’an p54, âgé de 65 ans, dont il en avoit pallé 27 dansl’Episcopat.
S. Gal. M. de la Chapelle écrit toujours A. Gall.Voy. let-tre 9 e d’un Suisse. Ville de la Suisse. Fanum A. Galli.Quelques-uns disent Sangallum. Elle est dans le quar-tier qu’on.nomme l’Abbaye de A. Gal, à trois lieuesdu lac de Constance. Cette ville 11’est pas fort gran-de ; mais elle est bien bâtie, propre , bien peuplée ,Sc riche par son commerce, & principalement parses manufactures de toiles. L’Abbaye de A. Gal oc-cupe un des quartiers de la ville ; mais elle a son en-ceinte de muraille particulière, Sc la porte de la villepar laquelle on y entre, est fermée d’un côté par lesofficiers de l’Abbaye, Sc de l’autre par ceux de laville. L’Abbaye de S. Gal , du Diocèse de Cons-tance, est de l’Ordrc de S. Benoît. L’Eglisc en fut dé-diée l’an 8 35. L’Abbé de A. Gal est Prince de l’Empire.Voyez Francise. GuilUmannus, L. II, C. 2. Helvetia,Sc les Sainte Marthe.
La ville de A. Gal est une République , indépen-dante de l’Abbé : elle est divilée en six compagnies,qu’on appelle Tribus; les Tisserans Sc les Gentilshom-mes marchent de pair, & forment la première de cesTribus. On élit de chacune de ces Tribus douze per-sonnes , qui composent le grand Conseil, en qui résidele droit de la Souveraineté : il y a encore un Sénat, oupetit Conseil, composé de vingt-quatre Sénateurs, Scde trcûs Bourgue-Mestres ou Consuls, qui expédient, s tl . a V cs en première instance. La ville de A. Gals allia, lan 1454, avec les Cantons de Zurich , deBerne , de Lucerne de Zuits, de Zug Sc de Glatis.Elle embralla la Reformation l’an 1 çac, dmnisretemps, l’Abbé n’a plus fait fa résidence dans l’Ab-baye , mais à Wyle, petite ville de Thurgow. Voyezfur cette ville & fur cette Abbaye , Georg. B rudus,T. II, Civitatum; M are us, C. / p. Franc. Guillima-nus , Helvetia, L. IV, C. 2 , de la description de laSuisse par Simler.
L’Abbaye àeS.Gal,Sangallenfìs provincia , contréede la Suisse, qui n’est ni Canton , ni sujette des Can-tons , mais alliée de quelques-uns. Ce pays, en ycomprenant le Comté de Toggembourg, qui en est unedépendance, est renferme entre le Lac de Constance,de Thurgow, Sc les Cantons de Zurich & d’Appen-zel. Il contient deux Souverainetés distinctes, celle del’Abbé de A. Gal, Sc celle de la ville, dont la pre-mière est la plus considérable en étendue Sc en nom-bre de sujets. Les Abbés de A. Gal ont pris en 1226la qualité de Princes de l’Eropire , qu ils portent en-
GAL
core aujourd'hui; ils font: assez puissans, Sc tout leurpays est fous la protection des Cantons de Zurich, deLuzerne , de Zuits Sc de Glatis, depuis l’an 145a*Un des Conseillers de ces Cantons fait la fonction' de Capitaine Général du pays de cet Abbé, il assisteà tous les jugemens qui s’y rendent, & il retire lamoitié des amendes. On le change tous les deux ans.Au reste , l’Abbé de A. Gal possède plusieurs terresdans le Thurgow, & en d’autres quartiers, qui fontfous la souveraineté des Cantons, Sc il fait fa résidenceordinaire à Wyle, dans le Thurgow, comme on l’adit ci-dessus.
L’Abbaye de A. Gal dans le Thurgow à un milledu Lac de Constance, a été ainsi nommée à cauíè queA. Gal, Irlandois de nation, Sc Disciple de S. Co-lomban , se retira en ce lieu , dans le septième siècle,Sc y bâtit un petit Monastère , qui après ía mort, quiarriva l’an 646, fut appellé la Celle de A. Gal. LesFrançois s’étant rendus maîtres de ce pays en 710 , uncertain Waltraun à qui appartenoit cette solitude »pria le Comte Victor, Gouverneur du pays, de don-ner cette celle à S. Othmar, ce que ce Comte accordal’an 720 , Sc en demanda lui-même la confirmationà Charles Martel, Maire du Palais , qui l’accorda, àcondition que S. Othmar v établiroit les observancesrégulières, & ce Prince érigea pour cet ester cettecelle en Abbaye, dont S. Othmar fut le premier Ab-bé. Pépin, à la prière du Prince Carloman son frère,assigna à cette Abbaye des revenus considérables.Grosbert élu Abbé en 816, fit exempter par l’Em-pereur Louis le Débonnaire son Abbaye de la juri-diction des Evêques de Constance ; Sc depuis cetemps-là ce Monastère devint puissant. Ulric d’Alt-son, que l’Empereur Philippe éleva à la dignité dePrince de l’Empire, étendit considérablement sondomaine. Il poísédoic alors Appenzel , Schvendy,Brusilow , Gontès, Nimkalbach Sc Haflem , qui sesont soustraits de son obéissance. Les terres que pos-sède présentement l’Abbé de A. Gal en. souveraineté ,outre la ville de A. Gal Sc son territoire, son WilsGonshufulza, 8 í le Comté deTokembourg, qui ren-ferment plusieurs villages,, dont les habitans font par-tie Catholiques & partie Protestans.
££? GALA ou GALE. f. m. Terme usité dans les Gazet-tes, & qui dans plusieurs Cours signifie une fête,une réjouissance.‘Un jour de gala. Un habit de gala.
GALAAD. Galaad,Mons Galaad ,Galaaditicus mons.Selon la prononciation Hébraïque Galhcd ou Gilhadou Gi/ozdjdans Josephe Galades .On prétend que c estl’Hippus de Ptolomée. Quoi qu il en soit, dans lesLivres saints, c’est une chaîne de montagnes de l’A"rabie , qui bornoit du côté du levant les Tribus d’aU-delà du Jourdain. Le mont Galaad s’étend du seP"tentrion au midi l’espace de cinquante milles, e>uenviron, depuis le Liban jusqu’à la ville de Jaër. Cen’étoit proprement qu’une partie des montagnesenvironnent la Terre-Sainte de tous cotes, Scs’appellent de differens nomS en disterens endroits, a amidi les montagnes de Seïr, au couchant Galaad.septentrion Hermon Sc Liban.
Le pays de la Terre de Galaad ou la Galaaditid c >Terra Galaad, Galaaditis. C’est le pays qui est ent\ eles montagnes de Galaad au levant, Sc le Jourdai* 1au couchant, & où étoient les Royaumes d’Og SCBasan, ou des Amorrhéens orientaux, Sc où f ure ^placées ensuite par Moïse les Tribus de Rubcn# 1 .Gad, & la demi-Tribu de Manasté d’au-delà
Jourdain. ull
Ce mot vient de higal, qui signifie un amas, ^monceau, & de ^ ed, qui veut dire témoin . y JlC& Laban s’étant fait des promesses mutuelles d e ^point passer ces montagnes pour le nuire, Sc esgne de ce traité , ayant élevé un monceau de P 1 tqui en fut le gage Sc le monument, ils dont ie £à ces montagnes le nom de Gil-ed, qu’on a P r0 ^ 1 íp.Galaad en Grec & en Latin. Voyez GenèsesXXXI, V. 21. ^ v jlle
ai-Aad. Ville de la Terre-Sainte. Galaad. Cet .etoir 1-, TVrrf* At* n 1 orient du JoUt
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