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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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quand on joue fur son gain. Il n’y a cu, ni perte,ni gain. On dit, íe retirer sur son gain, pour dire,quitter le jeu dans le temps qu’on gagne. 11 a eu cecasuel en pur gain , il ne lui a rien coûté. C’est ungain que de savoir perdre à propos. Fr. Pecuniam inloco negligere 3 maximum, interdum, efi lucrum. Ter.Il y a des gens que le désir du 'gain conduit à la gloirepar des routes obscures, & qui y parviennent enfuyant feulement l’indigence. Fel. L’avidité du gainest le relíort qui met les hommes en mouvement. S.Evremont. L’usure est un gain illicite. Ibid.

Travaille^ pour la gloire , & qu un sordide gainNe soit jamais Vobjet d’un illùfire Ecrivain.

Boit.

Un vil amour du gain inseciant les esprits ,Trafiqua du discours , 2' vendit les paroles. Id.

Ménage dit que cc mot vient de l’Allemand gvjein 3dont les Italiens ont ïût guadagno 3 & Guichard dé-rive le mot Allemand & le mot François de yy, ga-gner, comme si ce verbe Hébreu avoir jamais eu cesens. D’autres le font venir avec peu de vrailcmblan-ce, de , qui signifie la rneme chose , & gagnerde JttgS'aí»» ; mais il n’y a dans ces dérivés presqu’au-cune des radicales de leur primitif.

Gain signifie auísi victoire, avantage qu’on remportefur un adversaire, soit en matière de guerre, soit enmatière civile, Vicloria. Il faut souvent peu de chosepour causer le gain d une bataille. Une petite cir-constance donne souvent gain de cause. ‘ífT On ditgain de la partie, en matière de jeu; Fusir de cause,en matière de procès, & figurément dans les dis-putes.

Gains et épargnes des enfuis de famille , font lamême choie que ce que les Romains appeloient pé-cule. Parmi nous, tous les biens qui arrivent auxenfans émancipés, ou non, leur appartiennent enpleine propriété, pourvu qu’ils fastent voir les titresde leur acquisition; car fans cela, ces biens fontcensés appartenir aux pères, ou acquis des deniersdes pères.

§£F Gain de la dot, terme de Jurisprudence. C’est ledroit que le mari a dans certains pays & dans cer-tains cas, de retenir pour lui, en tout ou en partie,la dot de ía femme prcdécédée.

| K? Gain de survie, est l’avantage que les conjoints parmariage ont stipulé au profit du survivant, ou de l’und’eux, en cas de survie. Ainsi le gain de lurvie com-prend toutes les libéralités faites entre conjoints patleur contrat de mariage, au profit du survivant, soitqu’ellçs soient réciproques ou non. Ferr.

fCF Cc terme est particulièrement en usage dans le paysde Droit écrit, où l’on s en sert spécialement pourdésigner l’augment de dot, 8c une certaine somme,qui est stipulée au profit de la femme, en cas delurvie.

fer On appelle encore gain de survie, l’avantage quest stipulé au profit du mari, de retenir, en cas dsurvie, une certaine portion de la dot, ou une ceiraine somme sur la dot de sa femme, de sorte qu’i11 ’est tenu envers les héritiers de fa femme, qu’à 1restitution du surplus, dans le temps & de la mamère que les parties conviennent.

GAINE. f. f Etui qui a peu de largeur. Vagina, ll ídisoit autrefois des épées, aii-licu qu’on dit maintenant fourreau , dont viennent les composés déga.ner , rengainer ; 8c on appeloit auísi traîne-gaíneceux qu’on nomme encore traîneurs d’épée, fainéansbatteurs de pavé. Maintenant il se dit seulement dtétuis de couteaux, ou de quelques autres mentferrem ens.

ffc? Gaine. Etui, fourreau. Voye% au mot Fourrealeurs différences.

Ce mot vient du Latin vagina 3 selon Ménage.Vans la balte Latinité on a dit gaina. Cambden ledérive de l’Anglois gwain. Voyez les Bollandistes■dcl. SS. Mail , T. I» P- 347- Á. De vagina 3 enTome IV.

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changeant l’u en gu , & adoucissant d’abord le g dela leconde syllabe , comme font les Grecs dans Ca-logeras , 8c ensuite le changeant en i comme danscaloyer 3 de Calogeros , & enfin réduisant les deuxìi en un seul, s’est fait gaina 3 8c de-là gaine en no-tre langue ; les Italiens disent auísi gaina.

Gaîne de flame, terme de Marine, le dit. d’une es-pèce de fourreau de toile dans lequel passe le bâtonde la flame. Gaines de girouettes 3 font des bandesde toile par où l’on coud les girouettes au fut. Gai-ne de pavillon 3 est une bande de toile cousue à toutela largeur du pavillon, dans laquelle font les rabans.IJCTG aine, en Architecture.C’est la partie inférieure d’u-ne statue, d’où paroît sortir la tête ou une plus grandepatrie du corps, comme d’une espèce dégainé. Laplupart des anciens termes antiques n’étoient qu’unetête qui sortoit d une gaîne. Gaîne descabellon , c’estla partie ralongée qui est entre la base & le chapiteau,8c qui se fait de diverses manières, & avec des or-nemens différons. Voye% Scabellon.

§CFGaÎne , en Botanique, vagina. On se sert de ce termepour exprimer certain fruit dont la figure approchede celle de la gaîne d’un couteau.f£P On s’cn sert aussi en parlant de certains pétales 8Cde plusieurs nectars qui forment une gaine , dans la-quelle passe le pistil, ainsi que des feuilles qui en-tourent les tiges dans une certaine longueur par leutbase.

On le dit en général, des enveloppes de différenteschoses qui ressemblent à une gaîne , au moins en cequ’elles font plus longues que larges. La gaîne que ladure mère fournit à la moelle du dos. Journal de

GA1NESBORROW. Voye\ Gainsboroug.

GAÍNIER. f. m. Ouvrier qui fait toute forte de gaînes8c detuis, soit pour des couteaux , ou autres ferre-rnens , soit pour de la vaisselle d’or & d’argent, deslunettes , des instrumens de Mathématique , ou au-tres choses qu’on veut conserver. Vaginarum opì-fegc 3 concinnator. On trouve dans la basse Latinitéj gamarius. Voyez Act. SS. Maii 3 T.l,p. 3 4 S>C.&

j P' 347 \A. Il y a à Paris un corps de métier deGaî-

\ niers , fourreliers & ouvriers en cuirs bouillis, établi

líi 1U.

ni

par une urdonnance de l année 1313 . — . ,

travailler que fur ducuir bouilli écru > non tanne , ...corroyé, appliqué & collé fur édifie, gomme par-dessus, lans aucune couture à deux chefs, comme por-tent leurs statuts.

GAINIER. f. m. Arbre appelé autrement, Arbre de Judée,Ardre de Juda. Sihquaflrum 3 Arbor Judaica. Il croiterProvence & en Languedoc, & il est de moyenne gran-deur. Ses branches font garnies de feuilles, qui font alternes, arrondies, vertes en-dessus & eh-deílous. Se:fleurs qui naissent du tronc & des grosses branches, paroissent au premier printemps avant les feuilles, 8c sonlégumineuses , purpurines , aigrelettes , & suivied’une gousse à deux cosses, qui renferment plusieursemences taillées en forme de rein, & qui a la figurd une gaine de couteaux : ce qui a fait donner à cearbre le nom de Gaînier.

GAINSBOROUG ou GARNSBOROUG. G enesboruviaBourg d’Angleterre, situé dans le Comté 8c a.ì’occident de la ville de Lincoln, fur la frontière du Comtide Nottingham. Maty. De Lîle écrit Ganesburgcomme les Tables de Spéed, Cambden, Gaines-borrovj , quoique dans fa Table du Comté de Lincoin il y ait Ginsburg. Du reste , ces trois Geo graplies mettent Gainsboroug furie Trent au nord-oueíde Lincoln, 8c non pas au couchant, comme aty8c je ne trouve nulle part Garnsboroug • .

GAJOLA. Petitesse de la mer Toscane^ ,ç) 0 Á a, ?jsciennement EupUa. Elle est dans le Golfe de N apies, entre Naples 8c Pouzzol. Matv.

GAIOLE. s.f.CW Vieux terme qui sigmhoit ce qu ;nous appelons maintenant cage. On e trouve ans N;cot, auffi-bien quegaioler, pour ne,, a i er & caqueter comme un oiseau en gaiole , cest-a-dirc , e

GAiIeNFELD. Bourg du Cercle de Bavière en Aib

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