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agréables. Il se rapproche de 1 ’honnête-homme.
jj=CT II y a même des occaíìons où galant - homme Schonnête-komme font synonymes. C’est ainsi que nousdisans , vous pouvez confier votre affaire à un tel ;c’est lin galant-homme. Nous dilons de même dequelqu’un qui s’est trouvé dans une circonstance dé-licate, où fa vertu, fa probité a été à l'épreuvc, qu’ils’est comporté en galant-homme.
tsT Nous disons quelquefois la même chose d’un hom-me qui a montré du courage dans l’occalion. Se con-duire, sc tirer d’affaire galamment , en galant-homme.Dans ces occasions, ce terme désigne un homme ca-pable de procédés nobles.
fst On dit qu’une femme est galante , pour dire qu’elleest dans l’habitude d’avoir des commerces de galan-terie. La femme galante n’est pas la même choieque la femme coquette. Une femme galante , dit laBruyere, veut qu on l'aime : il lustit à la coquette d’ê-tre trouvée aimable, & de palier pour belle. Celle-là cherche à engager ; celle- ci se contente de plaire.La première palle succellìvement d’un engagementà un autre : la seconde a plusieurs amusemens tout-à-la-fois. Ce qui domine dans l une c’est la passionSc le plaisir ; Sc dans l’autre, c’est la vanité & la lé-gèreté. La galanterie est un foible du cœur, ou peut-être un vice de la complexion 1 : la coquetterie est undérèglement de l’eíprir. La femme galante se faitcraindre ; Sc la coquette se fait haïr. L’on peut tirerde ces deux caractères, de quoi en faire un troisiè-me , le pire de tous.
ffcT La galantctie dans une femme ajoute à la coquet-terie. Un homme coquet au contraire est quelquechose de pire qu’un homme galant. L’homme co-quet Sc la femme galante vont affez de pair.
fjgT Dans la conversation familière, on dit quelque-fois : vous êtes un galant-homme , pour marquer àquelqu’un la satisfaction qu’on a de ce qu’il a fait.Vous seriez un galant-homme , si vous me faisiez ceplaisir-là.
|£CF Ce terme s’applique souvent à certaines choses quel’on considère comme agréables & bien entenduesdans leur genre ; c’est ordinairement la fuite du dis-cours qui en détermine la signification. Une fêtegalante , un habit galant. Rubans , noeuds galans.Une grotte galant rajustée par tout ce qu’on peur ima-giner de plus gracieux. . ' .
Ce mot vient du vieux François Gale , qufsigni-fie réjouissance Sc bonne chère , qui vient de Gallare ,c’est-à-dire, boire beaucoup, & se réjouir à la modedes Prêtres de Cybèle , qu’on nommoit Galli : d’ati-tres disent de Galéola , qui éroit une coupe faite enforme de galée ,d’où sont venus aussi les mots Ao gail-lard Sc de régaler. D’aurres le font descendre du motLatin elegans. Les Espagnols disent aussi gala, pourdire, enjouement , bonne humeur, réjouissance, pro-preté , ajustement.
fJCF GALANT, s. m. signifie la même chose qu’amant :celui qui s attache à une femme , qui lui rend desfoins, qui feint ou qui restent de la passion pour elle.Amans , amator. Une femme qui n’a qu’un «alant ,croît n’être point coquette: celle qui a plusieurs ga-lans , se croit simplement coquette. Galant désigneordinairement un amant favorisé. Il ne manque sou-vent à un ancien galant auprès d’unc femme quil’attache , que le nom de mari. C’est beaucoup, &il servit mille fois perdu fans cette circonstance.
Il me semble, dit M. l’Abbé Girard , que le motde galant dans un sens ou il est synonyme avec amantsn’est plus si en usage qu il etoit autrefois, & que ce-lui-ci s’est seul empare de la place. En effet, il n’estplus employé que dans les vers familiers.
A? Cette préférence vient lans doute des idées acces-soires qui caractérisent ces deux mots, & qui repré-sentent un amant comme quelque choie de plus per-mis & de plus honnête que \t galant. Car le pre-mier parle au cœur, Sc ne demande que d erre aime ;le second s’adresse au corps, & veut ctre favorisé. Onpeut être l’un Sc l’autre sans aimer véritablement,& uniquement par des vues d’intérêt. Une laide fille,
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qui est riche , est sujette à trouver de tels amans ; Scune vieille femme qui paie, peut avoir de pareils ga-lans.
fJCT Un homme devient \amant òleinc personne qui luiplaît : il devient le galant de celle à qui il plaît. Dansle premier cas, il peut n’avoir aucun retour : dans lesecond , il en a toujours. Les galans font plaisir auxdames, & fournissent matière à la cronique ícanda-leuíe ; elles te le donnent par choix, & veulent qu’ilssoient diícrets. Une femme adroite Sc prudentefait mettre son galant au rang des amis de sonmari.
Galant , signifie encore Amoureux,qui desite passion-nément une choie. Cupidus , studiosus. Vous êtes legalant des Mutes. Costar. Quoique Plutus (le Dieudes richelles) soit pâle & défait, il a bien des galans.Ablanc.
On dit aussi, qu’un homme est un galant , pourdire , ÍCT que c’est un homme éveillé, Sc à qui il nefaut pas trop se fier.
On appelle un vett-galant, un jeune homme tain& vigoureux, qui est propre au plaisir. Ce mot porteaussi avec toi une idée de hardiesse.
On appelle un Colera morbus , un Trousi-galant ,parcequ’cn peu d’heurcs cette maladie emporte tonhomme.
On appelle aussi galant, des nœuds de rubans quiservent à orner les habits, ou la tête des femmes. 7 e-nia , vitta. Une garniture, une touffe de galans. U estvieux.
Galans. Terme de Confiseur. Ce sont des pelures de ci-trons , ou d’oranges tournées.
Le \\\cï.zme.galant, est le titre d’un livre fjCF dontM. de Vizé a été le premier Auteur ou Collecteur :livre que la Bruyère , juge trop rigoureux, mettoitimmédiatement au-dessous du rien. Voye\ Mer-
cure.
0CF GALANTERIE , s. f. Terme qui se prend , ainsique galant , dans disterentes significations. On peutla considérer dans l’eíprit Sc dans le cœur. La gais'fterie de l’efprit, est une certaine politesse danslçj'prit Sc dans les manières. Elegantia, urbanitas. EH econsiste à dire des choses flatteuses d’une manies*agréable. La galanterie Françoise vaut bien l’urba-ni té Romaine. Rien n’est plus ridicule que certain*' contemplatifs pleins de vanité, qui forment unelanterie bourgeoise & pédantesque, qu’ils produisentcomme le modèle de la véritable. G. G.
IsF Galanterie , se dit dans le même sens de l’em'prestement qu’on t les hommes de plaire aux femme*par des íoins agréables, par des discours flatteurs. Lgalanterie auprès des dames sied bien à un jeu"^homme. Mais combien voyons-nous de jeunes g e squi vont de ruelle en ruelle distribuer leur galarie enjouée, fans avoir aucun dessein formé?fjCT La galanterie considérée dans le cœur, déí>gn £commerce amoureux. C’est, dans 1 homme, unetrigue avec une ou plusieurs femmes : dans la *5,^me , une intrigue avec un ou plusieurs hommes. L ‘bandonnement de Henri IV aux femmes étoit te ’qu’on ne pouvoit pas même lui donner le nompunir & de galanterie. Mez. On peut trouver ^femmes qui n’ont jamais eu de galanterie jrare d’en trouver qui n’en aient jamais eu q uLa Roch. uC h
Lol galanterie dans une femme semble ajouter qque chose à la coquetterie. La Br. „ f 0 uS
fCP Dans ce sens galanterie est un terme bonnetlequel on couvre le libertinage. aV eC
$fT Galanterie ,dans une signification synoiss' - j C fAmour. Voye\ au mot Amour les nuance*distinguent. _ nS & 3tf '
st? On appelle livres de galanterie , les Rom ^ jetf-tres ouvrages qui font propres à corromP rncísc. Je
$3“ On entend encore par ce terme des préseo*» ç’ e {ltirs bijoux qu’un homme fait à une sest"^^; k*dans ce sens qu’on dit qu’un homme rattjours des galanteries aux dames.