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jÈr fi vous faites cas de ces galanteries *
• Vous n ave\ qu a choisir j
Difpofa de mes pierreries.
Recueil de vers,
íf? On a memè désigné depuis quelque temps par cerenne des préíens d une autre nature, les fruits d’unamour malheureux, les fruits euifans d'un commercemal sain. C’estdans ce sensquon dit qu’un homme agagné une galanterie avec une femme.
if? On dit auili figurément & avec hyperbole i cetteastaire-là n’est qu une pure galanterie: res mhuh ,pour dire , de peu de coníéquence.
GALANTHIS, f. f. C’étoit, lclon la Mythologie, lafyrvante d'Alcmène. Elle rendit un grand service àfa Maîtresse pendant qu’eile étoit dans les douleursde l’enfantcmcnt. Elle soupçonna que Junon, quiétoit à la porte d u logis à genoux Sc les mains join-tes, n’y restoit que pour l’cmpccher d’accoucher. Ellesortit donc avec un viíage riant, Sc dit qu’Alcmènevenoit d’accoucher heureusement d’un fils. Junoniacrut Sc s’en alla , Sc Alcmène mit auili tôt Herculeau monde. La Décile ayant reconnu la fourbe, enchangea, de dépit, Galanthis en Belette , la condamna àfaii'c (es petits par la gueule , pour la punir parlc meme endroit dont elle s etoit servie pour la trom-per. Ovide, L. p. Mètam.
GALANTISE. í. f. V oyqr Galanterie. Galantifeest vieux & n’est plus en usage.
|KT GALANTISER. V. a. Faire le galant auprès des da-mes. Galantiser les dames. Il est vieux , ainsi que ga-lantife. Adulari, blandiri.
LÉ GRAND GALARGUE. Bourg de France , en Pro-vence , à trois lieues de Nîmes, & qui dépend de sonressort. C’est en ce Bourg que fe fait le tournesol-, seulendroit de l’Univcrs, à ce qu’on prétend, qui a cettepropriété, qu’on ne peut imiter aux lieux les plusvoisins , encore que les mêmes ouvriers qui le travail-lent, y emploient les mêmes matières. Gauthier.Hijl. de Nîmes.
AI- GALARICIDE ou GALARICTE. Voye * Galac-tite. C’estla même chose.
GALASO. Petite rivière d’Otrante, Province du Royau-me de Naples. Galesus. Elle a ía source dans l’Apcn-nin près de la ville d’Oria , & fe jette dans le Golfede Tarente près de la ville de ce nom.
GALATA. Noye% Galite.
G AL AT A. Petite ville de la Turquie en Europe. G alata ,anciennement Chryfoceras. Elle est dans la Remanie,fur le port de Constantinople , vis-à-vis de la villede ce nom, dont elle paste pour un des faubourgs.G alata est assez bien bâtie, Sc a cinq Couvcns deReligieux Latins. Elle est fur le petit cap de Galata ,que les Anciens appeloicnt Chryfoceras ou Cornu Byfandorum.
Quoiqu’on appelle Pera le quartier qui est au-dessusde Galata,Sc qui est proprement son faubourg,où fontlogés tous les Ambassadeurs Chrétiens, excepté ceuxd Allemagne, de Pologne & de Ragufe , qui ontleurs maisons dans Constantinople, je crois qu’autrerois Galata n’avoit point d’autre nom, Sc les Grecsun voulant passer de Constantinople en cette ville di-íoient iW e «. Cette ville appartenoit autrefois aux Gé-nois.
GALATE , f. m. & f. Nom de peuple. Qui est de Ga-latie. Galata , Gallo-Gr&cus , Gr&co-Gallus. O Ga-lates infenses ! qui vous a ensorcelés pour vous ren-dre ainsi rebelles à la vérité; Port Royal. L’Epître deS. Paul aux Galates. Les Galates font un peuple del’Asie mineure -, ils avoient été convertis à la foi parS. Paul : mais peu de temps après de faux Docteursles séduisirent, leur persuadant, comme dit S. Au-gustin, que l’Evangilc ne les sauvoit point, à moinsqu’ils ne fe fissent circoncire, Sc pour détruire dansleur esprit ce que S. Paul leur avoir enseigné, tâchantde le leur rendre suspect, en disant qu’il n’étoit pointApôtre. Ce fut pour prévenir les mauvais effets desdiscours de ces faux Docteurs, que S. Paul écrivit
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la lettre aux Galates. On croit communément qu’ellafut écrite Fan y5 ou y 6 de Jesils-Christ,
Les Galates étoient originairement de ces Celtesou Gaulois qui brûlèrent Rome, & après avoir pillél’Italie pasièrent en Asie, & s’y établirent.
Les Grecs changèrent le nom de Celta en Galata.Telle est l’origine de ce nom- Il y en a qui croient quele nom de Galates vient de celui de Galli , Gaulois ,pareeque l’on nomma Galates , ces Gaulois qui ferépandirent en Asie fous la conduite de Brcnnon, Scrétablirent au long du Pont Euxin , entre la BithynieSc la Cappadoce , dans un pays qui fut appellé Galatiede leur nom.
GALATHÉE ou GALATÉE, f. f. Nom d’une Nymphe!marine. Galathea, en Grec iH«. La Nymphe Ga-lathée étoit fille de Nérée Sc de Doris. Héiiode, Théo-
gOJI , V. u .
Le nom de Galatée vient du Latin Galatea, for-mé du Grec -/«a.«.tíis : y«xa, lait , est la racine de cemot. La blancheur de cette Nymphe lui fit donnerle nom de Galatée. Eustathius est d’un autre senti-ment íur lc quarantième de l’Iliade , p. / 131. Il croiequ’ellc fut ainsi appellée, parcequ’elle donnoit la tran-quillité à la mer , ou que c’étoit la mer même dontl’écume fait blanchir les Hots.
C’est encore le nom d’une fille d’un Roi des Cel-tes , qui, dit-on, donna son nom aux Gaulois Sc àla Gaule. Elle fut femme d’un Roi des Gaulois, qu’ondit être l’Hercule de Libye , Sc me te de Galatus.Foyej Hérodote , I. II, Ammien Marcellin, L. XV yle faux Bérole d’ Annius de Viterbe , L. V , & Dio-dore de Sicile, L. If.
Galathée est auili une ville de Thrace , dont parleGrégoire de Tours, Sc que l’on place a cent cin-quante milles ; c’est-à-dire , à cinquante lieues deBysance.
Galatée. Terme de Fleuriste, C’est lc nom d’une tu-lipe qui est panachée d’un isabelle blanchistant, avecdu jaune doré, Morin.
G ALATI. Calata , Galata. C’étoit anciennement unepetite ville de la Sicile : maintenant c’est un villagede la vàllée de Dcmona, au midi de la ville de Parti.Maty.
GALATIE. C’étoit anciennement une grande contréede l’Asie mineure. Galatia , Gallo-Gr&cia , Gr&co-Gallia. Elle étoit bornée au levant par la Cappado-ce , au midi par la Pamphilie , au couchant par lagrande Phrygie, la Bithynie Sc le Pont, Sc au nordpar le Pont-Euxin. Ce pays prit son nom des Gau-lois , qui, après avoir brûlé la ville de Rome , allè-rent s’y établir parmi les Grecs qui y étoient dé j a,Sc qui portoient Les noms de Phrygiens Sc de Paphla-goniens. Ce pays étoit divisé en trois contrées laPaphlagonie , la Galatie propre .& l’isaurie. Maty.La Galatie etoit le pays qu on nomme aujourd’huiChiancare. P. Lubin. Maty, comme on le va voir,prétend que le Chiancare n’est que la Galatie propre.De Tillemont écrit Galatie.
Galatie propre. Partie de la Galatie , qui étoit aumilieu des deux autres, ayant la Paphlagonie au nord,Sc 1 Isaurie au midi. Galatia propria. Ses peuples ori-ginaires étoient lcsTroêmes, les Proscrliminitains,les By cènes Sc les Orondiccs. Les Gauloisblirent parmi eux, portoient les noms de Tectofca-ges, de Tolistobogiens, de Voturesd'Ambians. Poy.
Galate Sc GallogrÉce. Aujourd’hui on appe e a
Galatie propre le Chiangare. Sa ville capitale, qu onappeloit anciennement Ancyre, est maintenant An-goury, nom formé par corruption au mot n Y e *Ce mot vient du Latin Galatia , qui c e mocGrec yuAarlx , écrit en caractères Romains.GALATINE. f. f. Vieux mot. Gelee a manger.
If? Ce mot est en usage dans ces phrases : faire d une
chose la galatine, & P*?* la ce qui
lignifie, faire de froides railleries, & payer dans lafuite, ces plaisanteries. Si vous revenez a résipiscen-ce , vous paierez la galatine. ( Vos mauvaises plai-santeries Iur l’article des Saints.) M. le Camus, Evê-que de Déliai, écrivant contre Drelincourt.