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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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GALAUBANS. Voyey Galebans.

GALAVEYS. f. m. Nom de peuple. Les Galaveys, peu-ples d’Afrique, four ainsi nommés, parceque les Co-lonies de Galas, qui avoient été chassées de leur payspar les peuples de Hondo, vinrent s’habituer íur lesterres de Veys, Sc ne sir en t qu’un peuple avec eux.Ils demeurèrent vers les sources du sieuve Mavah,à 30 ou 40 lieues de la côte. De la Croix, Relat. d’A-frique.

GALAURE. Petite rivière du Dauphiné. Galaber. Ellecoule dans le Bailliage de S. Marcellin, & se déchargedans le Rhône, à une lieue de S. Vallicr, du côtédu midi. Maty.

GALAXAUNE. s. f. Terme de Mythologie. Une desNymphes Océanides, fille de l’Océan & de Téthis.

GALAXIE, s. f. Terme d'Aíhonomie. Via laclea. C'cstainsi que les Grecs ont nommé cette longue traceblanche Sc lumineuse qui íemble envelopper le cielcomme une écharpe, Sc qui se remarque aisémentdans les nuits claires Sc sereines, principalementcjuand il ne fait pas de lune. Ce nom de Galaxiesignifie, voie de lait en notre langue, parcequ’cllereilèmble à un chemin de couleur de lait. Les An-ciens feignirent que c’étoit par-là que les Héros en-rroienr dans le ciel. Les villageois Sc le peuple nom-ment cette voie de lait, le chemin de S. Jacques,par erreur, parcequ’ayant oui dire que S. Jacques esten Galice, où vont plusieurs pèlerins, & entendantnommer Galaxie cette voie de lait, ils ont confon-du ce mot de Galaxie , avec celui de Galice. P. MÉ-nestrier Voyey Voie lactée. »

GALATIES. f. f. Terme de Mythologie. Fêtes où l’onfaisoit usage de gâteaux composés d’orge Sc de lait.Galaxia. Quelques-uns croient que ces fêtes étoientconsacrées à Apollon, surnommé Galaxius, d’un cer-tain canton de Boétiede même nom. Meurjìusex pro-di C hrejlomathia.

GALYS Sc GALOIS. Terme de Coutumes. QuelquesAuteurs qui ont écrit fur les Coutumes, diíent quece mot signifie des eípaves, ou choses trouvées dansune Juridiction, Sc qui ne font point avouées.

GALBA. f. m. Surnom de la famille Sulpicia Galba.Ce surnom étoit ancien dans cette famille; mais onne fait quel fut le premier des Sulpices qui le porta,ni les raisons qui le lui firent prendre ou donner. Onen rapporte différentes, dont quelques-unes parois-sent même opposées entre elles Sc contraires. L’uneest, qu’il étoit fort petit, Sc que Galba est le nomd’un ver extrêmement petit, qui se forme dans laviande. L’autre est, qu’il est fort gras; que ce motétoit Gaulois, Sc qu’il venoit du mo t galb, qui enGaulois signifioit un veau. On pourrait le tirer del’Hébreu jjSít, hheleb, qui veut dire graijje, & vientde , hhalab, lait. Il n’est pas difficile qu’on eûtchangé Inspiration forte du n, hhet en g, de forte queServius Galba, veut dire la même choie que Serviusle Gros, ou le Gras, comme nous diíons Louis leGros, Charles le Gras. Ceux qui prennent ce sen-timent, le confirment en diíant que kalff en Fla-mand , signifie gros, gras, Sc qu’on a appelé galbeen François, la partie de devant du pourpoint la-quelle couvre le ventre, & paroît presque toujoursenflée, meme dans ceux qui ne font pas fort gros.D’autres disoient, qu’ayant allìégé long-temps uneplace d’Eípagne, fans pouvoir sen rendre maître ,il y mit enfin le feu avec des fascines enduites d’unegomme nommée en Latin galbanus , ou galbanum,Sc que ce fut en cette occasion qu’on lui donna lesurnom de Galba• Enfin , d autres avançoient que cefut parceque dans une longue maladie qu’il eut, ilusa Deaucoup de certains remedes enveloppés dansde la laine ou du coron, Sc qu on ^ppcloh galbeum.Outre tout ceci qui sc trouve dans Suetone, Vie deGalba, c. 3. Caíîïodore dérive le nom de Galba,de la couleur pâle Sc livide de Servius, à lucido co-lore ; il y a des Auteurs qui lisent lucido pour lu-rido, ce qui peut revenir au meme sens, Sc signifierla pâleur de ceux qui font malades, qui ont beau-coup sue, dont la peau paroît lavée & frottee diiui-

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le, ce qui vient des parties huileuses de la sueurlesquelles se dissipant moins facilement que les par-ties aqueuses & fereuses, demeurent attachées à lapeau, Sc la font paraître luisante. Enfin, ceux quiveulent que le nom de Galba nous appartienne, ci-tent Suétone, lequel dit, dans la vie de Galba ,c. 2 , que ce mot étoit Gaulois. L’Empereur ServiusSulpitius a moins disputé l’Empire à ses concur-rens , qu’on n’a disputé sur son surnom de Galba.Servius Sulpitius Galba succéda à Néron, en qui lafamille des Césars cella de tenir l’Empire. Galbaétant parvenu à l’Empire, fit exposer dans son Palaisune généalogie qui le faisoit descendre par son pèrede Jupiter, Sc par sa mère, de Palìphaé. Les Galbane font rares qu’en or, c’cst à-dire , les médailles deGalba. Voyey fur cet Empereur les Rech. de Spon,Distert. XXVI. C’étoit une injure parmi les Celtesd'être appelé Galb, parceque ce leur étoit une honrqd’être trop replets. Oii dit encore aujourd’hui dansle Dauphiné, que celui-là est un bon galb, qui abeaucoup de santé .Sc d’cmbonpoinr. Mais Henri deGlariz croit que galb, en cette ancienne langue, si-gnifie un veau,& que les Gaulois appcloicnt veauxceux qui étoient gras avec excès, comme les Suissesfont encore aujourd’hui, se servant de ce meme motde galb qui leur est familier. Chorier, T. I, p. 2 j•

GALBANNONER. v. a. Extergere , purgare leviter cre-ta & aquâ. Terme populaire, qui se dit feulementparmi les Vitriers de Paris, Sc qui signifie nettoyer

t des vitres avec du blanc & de seau, fans en ôter lepapier. Galbannoner des panneaux. Je nc veux pasqu’on nettoie tout-à-fait ces carreaux, il faut feule-ment les galbannoner, une autre fois 011 les nettoieratout-à-fait.

GALBANUM, f. m. Terme de Pharmacie. C’est unegomme qui peut íe dissoudre dans des liqueurs aqueu-ses. Galbanum. Elle découle par incision d’une planteféru lacée dont elle porte le nom, qui croit en Syrie.Ses larmes font blanches, grasses, Sc d’un goût amer,d une odeur forte Sc désagréable, Le bon galbanumest cartilagineux, pur, Sc tirant à l’encens gras, quin’est, ni trop humide, ni trop sec , Sc qui a quelquegraine ou espèce de férule mêlée parmi. On le so-phistique en y mêlant des fèves concassées, de la re-fîne Sc de l’ammoniac. Le galbanum a les propriétésdes autres gommes de son espèce, qui sont échauf-fantes , pénétrantes, résolutives. On s’en sert dan*l’asthme Sc dans la toux invétérée. Il provoque lesmois, Sc hâte l’accouchement. On l’emploie aussi ex-térieurement dans le vertige, dans les suffocationshistériques, < 5 ’c. Le galbanum entrait dans la com-position du parfum, que Dieu ordonna de faire poutlui être offert dans le Tabernacle. Exod. XXX, 34 'Le Seigneur dit à Moise : Prenez des parfums, tldstacte, de l’onyx, du galbanum odoriférant, SC d el’encens le plus pur, & que le tout soit de mêm cpoids, Sc vous ferez un parfum composé avec foi* 1du mélange de toutes ces choses. Sacy.

Ce mot, selon Martinius, vient de l’Hébreu chd Abenah, qui signifi egraisse. Galbanum vient de nro'iï 1 ’chelbene, nom Hébreu de cette drogue. Bochatt »Chan. L. I, c. 36, Sc selon l’Auteur du jardin àdracines Grecques, de ^«AíaV. c

On dit qu’un homme donne du galbanum, I° [ 'qu’il promet beaucoup de choses pour en tenir p&’ou lorsqu’il amuse par des promesses inutiles.homme vend du galbanum, est un donneur d cgalb a ^num. Ce proverbe est pris de ce que pour faire t° 1T ^ber le renard dans le piège, on y met des rôties si ot ^tées de galbanum, dont l’odeur lui plaît extreM^ment, Sc. l’attire en des lieux préparés pour l’ atlsaper. De Brieux. .

GALBE. f. m. Terme d’Archi tecture , qui se dit d ^membre d’Architecture qui s’élargit doucement Pen haut, de même que les feuilles d’une sieur j ^dit alors qu’il fe termine en galbe, en formebe, qu’il a beau galbe. On le dit du contourdôme, d’un vase, d’un balustre, Sc on croit -a dit galbe, au-lieu de garbe, de l’Italien garbo, H