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dages qui tiennent les mâts cie hune dans leur as-siette, & qui secondent les aubans. On les appelleaullì Galaubans & Galans.
GALÉE. En termes d'Imprimerie, est la planche quisert à poser les lettres à mesure qu’elles font arran-gées par le Compositeur, avant que de les imposerpour en faire les formes; & on dit, travailler en ga-lée j lorsqu’on compose tout de suite sans faire desdivisions de pages.
Galée lignifioit autrefois galère. Voye\ Ménage fur lemot galère. Et advint que où le fleuve devant le Roise trouva une galée de Genevois , en laquelle il neparoilloit que ung fou, lequel quand il vit que leRoi fut au droit de leur galée, il commença à sif-fler ; & tantost veez cy íortir de la soulte de leurgalée j bien quatre-vingt arbalestriers bien équippés,leurs arbalestriers tendus, & le rraict deflus. Join-ville. Et alors allèrent monter en galée, & à leuren venir en France. Id. V Amiral des galées. Id. Onécrivoit autrefois gallée & galée.
Quelques-uns (Filins Gyraidi, lib. de Navig. C.12. Schcfferus demilt. nav. L. 3, C. 3,) prétendentque ce mot vient du Latin Galea, qui signifie un cas-que, pareeque c’étoit autrefois la coutume de repré-senter un casque sur ces sortes de vaisseaux. Il y aplus d’apparence que nos Historiens ont pris ce nomdes Grecs du bas Empire. L’Empereur Léon s’en sertdans son Traité de la Guerre, & la Etincelle AnneComnènc dans son Alexiade. Quoi qu’il en soit, nosAuteurs François ne s’en servent pas avant les Croi-sades , & tous s’en fervent depuis. On donnoit aullìaux galées le nom de vaisseaux longs, de navire àbec. De galée est venu Galion, Galéode, Galéaffe,&c.
Guichard prétend qu z galée & galère vient de hbl jqui signifie donner la figure ronde : cette significationdétruit plutôt la conjecture de Guichard qu’elle neletablit; car les gros vailleaux & les flûtes appro-chent bien plus dc la figure ronde que les galères,ou les galées, comme on difoit autrefois, qui fontd’une construction plus subtile, & qui sont beau-coup plus longues à proportion de leiír largeur.
GALÉES, Ifnel & Carolant. Ces mots étoient en usageavant du Belloy. Je les ai trouvés non - seulementdans Marot, mais auísi dans plusieurs Poëtes fort an-térieurs, dans Amadis de Gaule, ct ailleurs. Carolantvient de Htalien carolare, qui signifie danser; & If-nel vient de fnello, joli mot de la même langue ,qui signifie agile, léger, gentil. Le Cavalier Marinemploie plusieurs fois ce mot dans son Adonis, &en différentes significations. Biblioth. Fr. T. IX, p.iS. Voyez l’explication de ces mots dans le Tomecinquième du même ouvrage, p. 76.
GALEFRETIER. f. m. Homme de néant qui n’a, ni feu,ni lieu. On ne s’en sert qu’en termes de mépris, &pour faire injure. Il nous a présenté pour caution ungalefretier. C’est un terme populaire.
Ce mot vient de galefrotier, à scabie fricanda ,íelon Henri Etienne; ielon d’autres, de gallojero,
îVrVir ’Unifie un gueux. MÉNAGE.
GALEGA. L m. C est une plante qui pousse plusieurstiges a la hauteur de trois pieds, cannelées, vidées,rameuses. Ses feuilles font semblables à celles de lavelfe,mais plus longues, attachées par paires le longd’une cote rerminee par une feule feuille, ayant enson extrémité une manière de petite épine molle ,d’un goût de legume. Ses fleurs naiílent en épies, lé-gumineuses, blanches ou violette-blanchâtres. jj J eui -ìuccède des gousses grêles & rondes, qui renfermentdes semences oblongues. Cette plante croît aux lieuxhumides & gras. Elle est íudorifique; elle résiste auvenin. On s’en sert pour la peste, pour l’épilepsie,pour la morsure des serpens ct pour les vers. Leme-ry. O11 s’en sert aussi pour les nevres malignes, &les maladies du cerveau. On cultive aullì 1 e ga-lega dans les jardins à cause de la beauté de son port.On en cueille la fleur, on la broie dans un mortier,ct on la met en digestion dans du vin blanc, pendantcinq ou six jours ; ensuite on la distille au bain dc
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j sable, ct on donne Ion eau depuis une once jusqu’àquatre. On emploie aullì la plante en décoction &en tiíaisne. Les Italiens le mangent en salade. C’estun spécifique contre le mauvais air,
GALÈGUE. f, m. & f. Natif, ou originaire, habitantde Galice en Espagne. Gallecus, Gallaicus. Ce nomest peu usité dans notre langue, & vient de l’Efpa-gnol Gallego. Les anciens Gallegos, ou Gallègues,occupoient la partie septentrionale du Portugal, avectoute la Galice, laquelle a conservé leur nom.
GALEJON, ou GALAJON. s. m. Nom d’un canal queC. Marins tira du Rhône à la Méditerranée. Gale-jona fojfa, anciennement sofa Mariana. Il commen-çoit à quelques lieues au-dessous de la ville d’Arles& il aboutissoit à un petit golfe > qu’on appelle leport de Galajon, & qui est entre les embouchuresdu -Rhône & dans la mer du Martigues. Ce canal aété bouché par les sables.
GALEM. Nom de lieu. Galem, ou, selon 8. Jérôitie,Galim. Il en est parlé en Isaïe, X, 30, & dans laVersion Grecque, Jos. XV, 60. On ne volt rien ences deux endroits qui marque la situation de Galem.Eusèbe & S. Jérôme le placent dans le voisinage d’Ac-caron.
GALEMBOLOU, ou GHALLEMBOULOU. Nom d’u-ne baie de 111 e de Madagascar, située fous le /7 d.3 0 min de latitude , & peu éloignée dc la longuepointe appellée Voulovilon. Hist. de Madag. ch. ç.De la Croix, Relat. d’Afrique, T. 4.
GALENDÉ, ÉE. adj. Vieux mot. Entortillé, ajusté,orné.
GALÈNE f. f. Terme de Mythologie. Nom d’une nym-phe, fille de Nérée & de Doris. Galene. Voyez Hé-siode Théogon. v. 244. Ce mot est Grec, & signifiesérénité.
GALÉNIQUE. adj. de t. g. Qui appartient, qui a rap-port à Galicn. Galenicus, a. La méthode Galénique.La science Galénique, pour dire, la Médecine. LaMédecine ou la méthode Galénique , est une métho-de de traiter les maladies fondée fur les principes deGalien, fur les principes qu’il a établis. Ceux quilasuivent sont appelés Galénistes. On a souvent donnedans ces derniers temps un sens plus étendu à cemot, & l’on oppose la méthode Galénique à lá me-thode & à la pratique des Chimistes. Blanchard ,Harris.
fî 3 “GALÉNISME. f. m. On se sert de ce terme pourdésigner la doctrine de Galien, célèbre Médecin del’antiquité, Auteur d’une théorie & dune méthodeparticulière, & qui a eu un plus grand nombre departisans que le père mêmè de la Médecine.
ífT GALÉNISTE. adj. pris substantivement. On désignepar ce terme les Médecins attachés à la doctrine deGalien, ou de ía secte. Galeni discipulus, feci at ot-
GALÉNISTE, ou GALÉNITE. s. m. & f. Est aullì unesecte de Mennonites, ou d’Anabaptistes, qui ontembrassé la plupart des erreurs des Sociniens, ouplutôt des Ariens, touchant la divinité de J. C. G&'len& feclator. Les Galénistes font grands Tolerans ,aulîì-bien que les Arméniens. Ce font les autres Men-nonites qui les ont appelés Galénistes, du nom deGalénas, Médecin d’Amsterdam, qui étoir très-élo-quent , ct qu’on accuse d’avoir été entièrement So-cinien. Jovet , T. I,p. 413, 414• Il faudroit lesappeller Galénaftes, plutôt que Galénstes ; l’ana-logie seroit mieux observée, & l’on éviteroit l’am"phibologie.
GALÉOPSIS. Voye\ Chanvre bâtard.
GALÉOTE. f. m. Devin, Prophète, homme qui f 31tprofession de prédire l’avenir. Galeota, ct en Gre cTa\tlra. Les Galéotes étoient autrefois une efpeeedc devins chez les Siciliens, comme nous l’app rcnle Géographe Etienne. C’étoient les Interprètes desprodiges. . e
Bochart, Hiero^. P. I, L. IV, C. y, croît quece mot vient dc l’Hébreu , gala, qui reponrevelaré. Galeota dans des Auteurs plus récens, tde la basse Latinité, a un autre sens , il se P rciupour galérien, rameur d’une galère. ' ' nT /ç