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cette , est; un commandement pour faite bien join-dre la tournevire au cable.
GARCILUIN. Ville d’Afrique. Garciluinum. Elle estdans la Province de Cutz , du Royaume de Fez, aupied des montagnes du côté du midi, & Kir la rivièredu Zis. Elle a été fondée par les anciens Africains.Marmol. L. //A, c. 11S .
GARCIS, GARSIS ou GALAFE. Petite ville d’Afriquedans la Province de Cutz, au Royaume de Fez. Ga-las a ^ Garcis. Elle est près de la rivière Mulucan, acinq lieues de Teurerr. Elle a ete bâtie par les an-ciens Africains de la lignée des Bénimerinis, pourserrer leurs blés, & leur servir de fortereíle, lorl-qu’ils demeuroient dans les déserts; c est pourquoielle est aslìse sur un roc. Elle est dans les Cartes dela Libye de Ptolomée, à onze dégrés de longitude,Sc à trente-deux dégrés quarante minutes de latitu-de, fous le nom de Galafe. D’ Ablancourt, Marmol,L. IV, c. iop. On prend Garcis pour cette ancien-ne Galafe de la Mauritanie Tingitane. Maty.
GARÇON, s. m. Enfant mâle à qui ce nom demeurejusqu à ce qu’il soit marié. Mas, masculus. La joied’une Reine est grande, quand elle accouche d’ungarçon. Il a résolu de vivre toujours garçon.
Qn voit arriver d’ordinaire ,
Qu un mari souhaite un garçon,
Qui voudra la mort de son père ,
Pour se trouver plutôt maître de la maison.
S. Evr.
On dit, mener une vie de garçon, pour dire, vi-vre dans la liberté, lans être assujetti à aucun de-voir.
Ce mot, selon Pontanus, vient de varo, Espagnol,qui lignifie homme. Il remarque qu’on a dit autrefois•warçon , pour garçon. Il y a apparence que le nomde Baron ou Varon , chez les Gaulois, hgnifioit unjeune homme, Sc que celui de garçon en est venu.Ciiorier, T. I,p. P4-. Lipse dérive ce mot de ga-riones à garritu , c'est un diminutif de gars : c’estune injure chez les Wallons , comme à Paris le motde garce. Guichart le forme de qyi veut direun mâle, en transposant la première Sc la dernièrelettre , ce qui fait po, pour qjj. Du Cange dit qu’enla baise Latinité on appelle garcio Sc garciones, lesvalets, Sc sur-tout ceux qui suivoient l’armée. Gar-cio se trouve en effet pour valet dans Pierre de Blois,Ep. ioi, dans Rigord, de Gesis Philippi Augusi,8c dans Guil. le Breton, L. X, XI, de ía Philippidedans la vie de S. Guillaume, P. I, c. 6. Acia Sancl.Febr. T. II, p. 448 } Ç. Du Cange ajoute qu’on adonné ce nom aux fripons, aux débauchés Sc gensde néant qu’on appelle encore en quelques lieuxmauvais garçons. Garcio se trouve en ce mauvaissens, dans la vie de Charles le Bon, Comte de Flan-dre, P. IX, n. p 6. Acia Sancl. Mart. T. I, p. 174,D. Sc dans la vie de S. Théodart, ou Audart, Ar-cher de Natbonne, c. 3 , n. 24, qui est écrite avantle seizième siècle, on lit garsiones pour des brigans,des voleurs. Voye\ la Notç des Bollandistes, AclaSS.Maii, T. I,J>. 14p. D. Les Italiens A'úer\t gar-sone dans le même sens, & nous pourrions bienavoir pris d’eux le mot de garçon, comme les Grecsmodernes ont pris celui de yaç&nc. Peut - être aussique garçon n’est qu’un diminutif de gars. Martiniuscherche l’étymologie de ce mot dans plusieurs lan-gues, Sc ne prend point de parti. Il trouve aarriredans la langue Latine, les jeunes gens causent'beau-coup; dans la Chaldaique cn : , étudiant, apprenant,on occupe les jeunes garçons à étudier, à appren-dre quelque chose : dans la Françoise, garder, Scdans l’Allemande, warten , servir en observanti lesjeunes geris veulent ctre gardés Sc observés : dans laGrecque xíGt, jeune homme ; dans l’Arabe à ceRU'il dit, jv-n, jeune homme, Sc dans l’Hébraïque“riJ , le petit d'un animal, catulus.
On appelle aussi parmi le peuple Sc dans les Col-l e Ses, garçon, un valet, particulièrement quand il
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est seul à servir , Sc sans porter de livrée. Miniscr,famulus. Ce Prêtre vit tout íeul avec son garçon.
On appelle chez le Roi, Garçons de la Chambre,de la Garderobe, &c. ceux qui font destinés aux me-nus services de la Chambre, de la Garderobe, Scqui ion t au-deílous des Officiers des mêmes lieux»Garçon d’ossice est un domestique dans les maisonsde qualité, dont l’emploi est de tenir la vaisselled’argent bien propre, Scd’en rendre compte au Maî-tre d’hôtel. Garçons de cuisine, font de bas domes-tiques qui ont foin de tout ce qui concerne la cui-sine, de la tenir yfropre, de faire écurer Sc nettoyer 1la batterie, mettre le pot au feu, 6’c. Garçon deCocher, est celui qui tient l’écurie propre, Sc rendfous le (Archer des services concernant les chevaux.
On appelle auili garçons chez les marchands & lesartisans, & dans quelques autres professions, ceuxqui fervent à la boutique, Sc travaillent tous lesmaîtres. Ce Marchand, ce Tailleur a tant d c garçonsfous lui. 11 faut payer le vin des garçons. GarçonsChirurgiens. Raphaël avoir auprès de lui mr garçonqui íervoit à broyer ses couleurs. FÉlib. Garçon Bar-bier.
On appelle fur les ports, garçons de la pelle , lesvalets Sc porteurs de charbon qui se trouvent dansles bateaux pour aider à le mesurer. L’Ordonnancedéfend aux garçons de la pelle le regrat de charbon.On appelle fur les vaisseaux, garçons de bord, dejeunes garçons plus âgés que les mouises , Sc qui fer-vent comme les moufles, Sc commencent à travaillerà la manœuvre. Garçon de rivière, dans le Traité dePolice du Commissaire de la Mare.
Garçon Major, dans les troupes, c’est un Officierchoisi parmi les Lieutenans d un Régiment, Sc éta-bli fans brevet Sc tans appointemens, pour aider lesAides-Majors dans le détail du Régiment.
On dit qu’un jeune homme est bon garçon, en deuxsens contraires; l’un , pour dire que c’est un sot, ouqu’il est facile, qu’il te laisse mener comme on veUt;l’autre , que c’est un éveillé, un bon vivant, qui aimeles plaisirs.
On dit aussi qu’il fait le méchant garçon, pour di-re , qu’il menace, qu’il frappe, qu’il est brave Scdangereux. '
Le mot de garçon s’emploie dans le style familierpour celui d’homme. Le Roi le gronda comme s’il n’eutpas été le plus joli garçon du monde. Mademoileljede ... .
On dit d’un brave soldat, que c’est un brave gar-çon. On dit aussi à un homme, vous etes un bravegarçon, dans le même sens qu on dit, vous êtes ungalant homme. Acad. Fr.
On dit proverbialement qu’un homme se fait beaugarçon, pour dire qu’il se ruine, ou qu’il s’enivre, ouqu’il mange son bien en débauches, ou qu’il Rembar-rasse dans de méchantes affaires.
GARÇONNET, f. m. Diminutif de garçon. Puerulus.Ce mot ne peut se dire qu’en riant. C’est un petit gar-çonnet.
GARÇONNIERE, s. f. Terme populaire qui s’appli-que aux petites filles qui aiment à hanter les garçons.GARD. Rivière du Bas Languedoc, en France. Vardo.Le premier qui en ait parlé est Sidonius Apollinaris ,L. II, Epis. p. Il le nomme Vardo. Ruricius, X. I,Epis. j , Guardo ; d’autres Wardo. Catelle nommeen François le grand Guerdon. Communément onl’appelle le Gardon , & par abréviation le Gard. Cetterivière se divise d’abord en deux branches, dontl’une coule à Anduse, à Couder, à Cassinole, a Ri-vealta, & celle-ci s’appellele Gardon A hname, Var-do Andusenfis. L’autre baigne le Péage, le Maz-Dicu, Alais, Sc se nomme le Gardon d Alais , Vardo■dlesenfìs. Il se rejoint à Rivealta_, Sc prend le nomsimple de Gard, ou Gardon; pafle a Souillac, à S.Privât, à Vaez, à Chatillon, au 1 ont du Gard, àCabrières, Sc va so jetter dans le Rhône a Beaucaire.De Valois, Not. Gall. p. sss-
Le Pont du Gard, en Latin Gardinus Pons. Cepont est un ancien ouvrage des Romains. Il est dans