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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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Or vien à vos Empirer e s gentis,

Que vous ailliés vôtre fié garantir,

Se vos nelfaites, mal enJ'ome baillis,

Et tuit Baron doivent de vos tenir,

J 3 en parlerai 3 ce dit le Roi Pépin,

Qui que je faille, vos ne dois je faillir.

Garantir un fief, a encore une autre lignificationdans les Coutumes, & cette exprcllìon y est employéepour marquer que loríqu’un fief etoit divilé entrefaîne 8 c les puînés, f aîné leul faitoit hommage auSeigneur pour lui 8 c pour les puînés, & garantis-sait, par cet hommage, le fiel entier au Seigneur.Garantie de fief, est 1 hommage rendu au Seigneurpar ún aîné pour íes puînés. Cette garantie n’a lieuque pour le tiers du fief ; car tous les puînés ensem-ble , ne peuvent avoir dans le pays où cette garan-tie a lieu, que le tiers des fiefs, tandis que l’aîné,outre l'on préciput,en a les deux tiers. Garantir deprofit & de rachat, le dit d'un aîné qui fait hommageau Seigneur pour les portions de fief que ses puînéstiennent de lui, fans qu’ils paient aucun rachat, nià cet aîné, qui garantit pour eux, ni au Seigneur féo-dal. Cela s'appelle en quelques Coutumes , porterfoi & garantie. Fidem pro alio proflare, obsequiumexhibere.

On dit proverbialement, on peut garantir du mal,mais on ne sautoir garantir de la peur.

GARANTI, IE. part.

GARAS. 1 . m. Greffe toile de coton blanche, qu’on tiredes Indes Orientales, particulièrement de Surate.GARATROINE. f. f. Pétrification. Foyer Craupau-dine.

GARAZU ou GARASU. Bourg ou petite ville du Bré-fil, dans l’Amérique méridionale. Gararçua. Ce lieuest dans la Capitanie de Pcrnambouc, à fix lieuesd'Olinda, du côté du nord. Quelques-uns RappellentIguruzu ; mais Garaiu en est le véritable nom.

GARB. C’est le nom que les Maures donnent à une es-pèce de saule, salix, qui croît dans l’Arabie. Roy.cité par James.

GARBE. f. f. Apparence extérieure d’une chose. Spe-cies. U n’est plus guère en usage que dans le burles-que. Cet homme a bonne garbe, pour dire, abonnemine.

Turban en tête & large barbe,

Gaillard, frais, & de bonne garbe. Div. de Sç.

Ce mot vient de garbato, qui est fort elegant enItalien ; & Pafquier dit qu’il étoit nouveau de Iontemps. On dit austì en Italien huomo __ di garbo.

GARBE. f. m. Terme de Marine qui lignine la cons-truction d'un navire, fa figure, fa constitution. Cha-que nation a une manière particulière de construireles navires ; c’est ce que l’on nomme le garbe. On1 appelle autrement gabarit. Peut- être dit-on gabaritfur l’Océan, & garbe fur la Méditerranée. Un vais-seau nous donna la chaste , 8 c nous força de cou-rir : nos mariniers reconnurent à son garbe qu’ilétoit Turc & de Salé. CardinaA de Retz. Une pe-tite frégate que nous voyions devant nous, étoitTurquesse, comme elle en avoir le garbe. Idem.

GARBELAGE. f. m. Terme fort usité à Marseille. C’estune espèce de petit droit de quatorze fous par quin-tal , qui fe compte parmi les frais qui fe font pourles marchandises qui s’envoient dans les Echelles duLevant.

GARBIN. f. m. Terme de Marine. C’est le nom qu’ondonne fur la Méditerranee au vent íudouest, qu’onnomme autrement Aforo, Lebechio, vent du cou-chant d hiver, Iudouest. Dans les Provinces méri-dionales de France, comme en Languedoc, on ap-pelle garbin, un certain petit vent frais qui s’elèvevers midi dans barrière saison, fans lequel il feroitimpossible aux Moissonneurs 3 c aux Vendangeurs deVavailler,

G A R

Ménage dit que ce mot vient de l’Arabe Garbi,qui lignifie Occident.

GARBON. 1 . m. Terme de Fauconnerie. C’est le nomque l’on donne au mâle de la perdrix, qu’on appelleaullì le coq , mas perdrix.

GARBGU 1 L. I. m. Vieux mot. C’est, dit Ménage, lamême chose que grabuge. De l’Italien garbuglio ,trouble, brouillerie , confusion. Il y a un peu de gar-bouil entre Mesdames de Belin & Bully, ( femme dufameux Ligueur Bu st y le Clerc) à l’occaíìon que l’u-ne ayant lâché quelque mauvais vent pfeudo catho-lique , Madame de Belin dit tout haut à la Busty :allons, Procureuíe, la queue vous fume, vous ve-nez ici parfumer les croix de Lorraine. . .. SatyreMenippée, in oclav. ijop & 1711, tom. 1, p. 30,S r.

GARÇAILLE. Foyei Gars.

GARÇAILLER. v. n. Hanter les garces 8c les mauvaislieux. Scorta & meretrices adire.

GARCE. f. f. Femme prostituée 8c de mauvaise vie. Me-retrix , scortum , poflibulum. Terme odieux qui ne fedit point parmi les honnêtes gens. U s’est trouvé unenation chez qui on prostituoit des garces à la portedes temples, pour assouvir la concupiscence. Mont.Ce mot n’est devenu odieux que depuis quelquetemps; en plusieurs Provinces, fur-tout en Breta-gne , on le dit encore pour signifier une petite filleou servante de chambre, puella, ancilla. On trouvegarda en ce sens dans le procès-vcrbal de la vie 3cdes miracles de S. Yves, c. j, n. 38. Acla Sancl.Maii, T. IV, p. JS3 • On appelle en Latin corrom-pu garjìo 8c gainons,, les femmes qui hantoient lesfripons & les débauchés, 8c qui vivoient à la ma-nière des garçons. Autrefois gars 8c garce, a signifiégarçon ôc fille nubiles.

Le mâle eft gars à quatorze ans ,

Et la femelle efi garce à dotcçe.

Voye% Gars.

On dit en Bretagne la garçaille, pour dire, unetroupe de petits enfansr, garçons 8c filles. Une mèredit toute ma garçaille, c’est-à-dire, tout ce quej’aid’enfans, soit garçons, soit filles, ou comme 011 ditencore en ce pays-là, soit gars, soit garces. On ditaustì les garçailles, 8c même garçaille pour un feu!enfant.

Ce mot vient, selon Guichart, de -u, qui signi-fie, dit-il, scortari, mais il n’a pas fait réflexion quele mot dc garce est plus ancien dans la langue Fran-çoise , que la signification obscène qu’il a.

GARCETTE. f. f. Disposition de cheveux abattus 8Ccoupés au niveau du front. C’est une manière dontles femmes 8c les filles fe fervoient, il y a quelquetemps, pour fe coëfter.

Ce mor vient de l’Efpagnol garcetas, qui fe trou-ve dans Covarruvias, qui signifie proprement de splumes de héron à faire des panaches. Du Cang edit qu’un Roi d’Arragon défendit aux Sarrazins de-voir d ts garcettes, 8c voulut pour les marquer qu’n seussent les cheveux tondus en rond.

Garcettes , en termes de Marine, font de petites cot-' des faites de vieux cordages qu’on a détressés, f el )'vans à ferler les voiles, & à d’autres usages.tresse garcette est celle qui est au. milieu dc la ver-gue, 8c qui sert à ferler le fond de la voile. L esg af 'c et t es de ris, font des garcettes grosses par le 111 'lieu, 8c qui vont en diminuant par les bouts. Leutusage est dc prendre les ris des voiles lorfqu’il la 1trop de vent. Les garcettes de voiles ont une boucle à un bout, & vont en apetissant de l’autre. Le ususage est de servir à ferler les voiles. Les garcettede cable íont de grosses tresses avec lesquellesgarnit & on fourre les cables pour les couvrirles conserver. Garcettes de tournevire, font- eefqui fervent à joindre le cable à la tournevire, q uJ ^on lève l’ancre, elles font d’une égale grosseur P*tout. Garcettes de bonnettes, font de petites cor ^qui amarrent les bonnettes à la voile. Serre &ë a