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rnantia . Sorte de divination qui se fait avec des pa-roles, lesquelles tortent, cu paroilsent sortir duventre. La Gajlromance est quelque chose de sortextraordinaire , à cause de Forgane bizarre de laparole qu’on employoit dans cette forte de divina-tion.
Ce mot est dérivé de yx<?çoiu.x>U‘c <, qui est com-pote de , ventre , Sc de g-elìiìà ., divination.
Gastromance ou Gastromantie , íe ditauih du lort qui se tiroir par des fioles a large ventre.Cette divination ridicule coníìstoir à placer entre plu-sieufs bougies allumées des vases de verre ronds Scpleins d'e-ku claire : Sc après avoir invoqué & inter-rogé tout bas les démons, on saiíoit regarder attenti-vement la superficie de ccs.vases par un jeune garçonou par une jeune femme grosse , Sc ils voyoient la ré-ponse dans les images tracées par la réfraction de la lu-mière dans le verre. (CF La forme ronde de ces bou-teilles,.& le loin que prenoit lc prétendu devin deregarder au travers du corps ou du ventre de ces va-ses, jìt donner à cet art chimérique le nom de Gaflro-manúe , des mors vaylç, ventre } Sc /uaarnà, divination.GASTROMANIE. f. f. Friandise , pasiion pour la bonnechère. Gaftromania. On ne volt point à sa table cettegastromanie d’Archestratus , qui est appelée parÀthenee O'-soîassaAcf >i, c q. s HAoíis « ©to y».5 Opso-
d&dtalus 6 ’ huellurnum Hejìodus aut Theognis , tantil apportoit de délicatesse & d’industrie à diversifier sesfautes, Mascurat. Cela veut dite utí Dédale en faitde mets, Fllésiode ou le Théognis des gens de bonnechère.
Ce mot vient de 7«<r*§ , ventre , Sc g-=aia , maniefolie , pastlon outrée.
GASTRORAPHlE. f. f. L’art de coudre le ventre , oude faire une suture pour réunir les plaies du bas-veutrè. Du Grec ■><*■?*'ç , ventre , Sc f«V“ > je couds,Ce mot vient de , ventre 3 Sc de §, couture.
fJCT GASTRONOMIE. C, F. Terme dc Chirurgie. Ouver-ture qu’on fait au ventre par une incision qui pé-nètre dans fa capacité, pour y faire entrer quelquepartie qui en est sortie , ou pour en extraire quelquecorps, du íang épanché , &c. Gafirotomia. 'fJCF L’opération césarienne est Une espèce de Gastroto-mie. Voyez CÉSarÉe.
Ce mot vient de , ventre Sc n/uta ,secoiGASUF.L. Oileam Voye% Casuel.
GASULES, f. m. pi. Soldats qui ont la garde des por-tes de Fez, dc Maroc &deTarudant, & que le Ché-ris de ces cantons-là entrerènoit pour la garde de fapersonne, Marmol cn parle, L. III, c. jo , au sujetde Laalem Gesula, montagne de Gétulic , d’où on lesavoir fait venir. C’cst ainsi qu’en Europe nous avonsdes Souverains qui affectionnent des nations particu-lières pour leurs Gardes ; comme la Cour de Rome ales Corses, celle de France a les Suisses, &c.
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GATE. Les montagnes de Gâte, GaU montei. C’estune longue chaîne de montagnes. Elle est dans l’Inde,Sc s’étend du nord au íud, cour au travers de la pres-qu’île de l’Inde deçà le Gange, depuis le Royaumede Carobaic, jusqu au Cap Comorin. Elle sépare aufhcette grande presqu’île en deux parties égales, dontTune est au couchant, Sc Faune au levant.
Gâte. Rivière des Pays-Bas , qui arrose le Liégeois Scle Brabanr, & passe à Diest & à Soutlew.
GÂTEAU, t. m. Espèce de pâtisserie ordinairementplate Sc ronde , faire avec du beurre Sc de la farine.Placenta. Gâteau des Rois. Voye% Pafqúicr, Tech.L. IV , c. p j fur le gâteau du jour des Rois, où ildécrit ce qui s’observe à cet égard. Les Amiénois fonttenus dc présenter un gâteau au Roi quand il fait sonentrée à Amiens. C’est une redevance pour le moulindu Pont Baudry, que Charles VI donna au Chapitreff’Amiens. De t a Morliere, /nticj d'/miens , p.f 4. S’il y avoir parmi les Juifs des holocaustes, c’est-a ~ d he , des sacrifices, où la victime étoit entière-
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ment brûlée en l’honneur de Dieu , on les accom-pagnoit de l’offxande d’un gâteau , afin qu’èn ces sa-crifices racme il y eût à manger pour l’homme. Pe£- 'LISSON.
ftCT Les gâteaux font differens , scion les dissérens in-grédiens. On appelle gateau d’amandes, celui quiest fait avec des amandes, du lucre & des œufs. Ilsprennent aulîï dissérens noms de la manière dontils font travaillés. O11 appelle gâteau feuilleté celuidont la pâte plicée&rcplicée fur elle-même, te sé-pare en te cuilant, & te met en feuillets.
Ce mot vient de pajlellum , diminutif de pasta ,d’où vient pâté ; Ménage. Du Cange le dérive dewastellus cu gastellus , mot de la basse Latinité,qu il dit venir du Saxon. Les Picards l’appelienc en-core watel. D’autres encore le dérivent de goisteljvieux mot Celtique ou bas Breton, qui signifie gâ-teau. Nicod le fait venir de vajîus , cjutst vaf-tellum , pareequ’un gâteau est de large etendue.
Gâteau , terme de Fonte ou de Sculpture. Ce lont desmorceaux de cire ou de terre, dont on remplit lescreux Sc les pièces des moules où l’on veut jetter desfigures.
Gâteau; Terme de Conchyliologie. Aristote donneaux coquillages la facilité de s’engendrer de race patle moyen dc ceuaìns gâteaux 3 comme celui des abeil-les , lesquels te détachent des coquillages , &rquc lesAnciens appcllentyùvsli'O. LeS huine», les buccins jles pourpres Sc les moules font de ces gâteaux , quifont une espèce de frai, ou un amas d humeur vis-queuse d une nature semblable à la semence , Sc tëllequ’cn fout les grenouilles.
Gâteau de navette , de lin , & autres graines dont ontire de l’huile par laprefìe. I oye% Marc.
Gâteau , terme d’Agriculture- On appelle gateau demiel, la gaufre où les mouches d’une rúche fontleur cire Sc leur miel.
Gâteau, en Chirurgie, fe dit d’une espèce depetit matelas fait avec de la charpie, pour couvrirla plaie du moignon dans les panfemens, après l’am Jputation des membres.
GÂTEÁu , fe dit proverbialement en ces phrases. Avoirpart au gâteau ; pour dire , avoir part dans une af-faire. On dit austì, il a trou é la fève au gâteau •pour dire , il a trouvé une bonne fortune, une bonnerencontre. Je ne mange pas mon gâteau dans ma po-che ; c’est-à-dire, je veux donner part du profit delassasse à ceux qui me Font procurée. Cn dit austìqu’il y a bien des gens à partager le gateau , quandil y a pluíìcurs perlonnes à partager une succes-sion, ou des intéressés cn une affaire qui ont part aup rosir.
G ATELIER. f. m. Nom d’une forte de poire , & dupoirier qui la porte. Le gatelier se met trop aisémenten marmelade , quand on le cuit. La Quint.
GÂTE-MÉTIER. s. m. C’est un ouvrier trop facile, Sçqui donne sa peine ou sa marchandise à trop bon mar-ché.
Gâte pâte , Gáte-plâtre , Gâte-bois , Gâte-cuir , se ditdes compagnons ignofans qui gâtent les matièresqu ils emploient -, Sc sur-tout gâte-papier, se dit parplaisanterie d’un mauvais Auteur. Tout cela est dudiscours familier.
|ìéT GÂTER. v. a. Sa principale signification estrelative à l'idée de dommage , détérioration , mau-vais état, mauvaise forme. Vastare , depopulari. Oricroit, avec raison, qu’il vient de vastare , cn chan-geant v eiif. ,
AéFOn Femploie dans la première acception, quand ondit que la nielle zgâtéks bleds, que la gre e agateles vignes, leur a fair du torr, les a endommagées.On dir de même que la gluie a gâte les cherhms,les a rendus mauvais , difficiles.
Gâter , lignifie austì donner une mauvaise forme,occasionner Un défaut dans une choie. Corrumpere ,vitiare. On a gâté ce bâtiment, pour y avoir vouluconserver quelque vieille construction. Ce Tailleurm’a gâté mon habit, il 1 a mal taille. Ce Procureura gâté mon procès par fa mauvaise procédure. Un