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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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née, on peuc aisément trouver sa génératrice. AcAd.des Sc. 1704. Hijl. p. s7-

Les Conchoïdes, les Développées, les Caustiques,les Roulètes, Sc généralement toutes les courbes ,en tant qu’elles peuvent être rapportées à une feuleautre ligne, qui est considérée comme leur généra-trice , leur directrice ou leur base, ne sauroient man-quer d’être d’un dégré relatif à celui de cette baie ,

& qui s’élève régulièrement à mesure que les di-mensions de celle-ci augmentent. Mém. de l’Ac. des

Sc. I74O y p. 2 p. .

Generatrice tangcntielle, génératrice centrale, p.3°- Toutes les fois que l’on forme des lignes oudes nombres par des mouvemens d’autres lignes oupar des opérations fur d’autres nombres fixes & dé-terminés , ces nombres Sc ces lignes Rappellent gé-nérateurs Sc génératrices y à l'égard de tout ce quien résulte. La cycíoïde étant formée par un cerclequi se meut en même-temps circulairement Sc en li-gne droite, ce cercle est appelé cercle générateur }à l'égard de la cycíoïde; Sc l’on dit que l’espace com-pris entre la cycíoïde & fa baie, est triple de celuidu cercle générateur. Ce mot s’cmploie dans toutesles occasions pareilles. De même en arithmétique,on peut appeler dans les nombres polygones, nom-bres générateurs y ceux qui composent la progressionarithmétique, dont la íomme fait le polygone.

GÉNÉRATIF, IVE. adj. Terme de Physique. Qui ap-partient à la génération. Gcneraúvus. Principe ge-neratis. Faculté générative- Cause générative. La fa-culté générative qui est dans les semences ne peutpas être connue par les hommes.

GÉNÉRATION. L f. Terme Dogmatique. Productiond’une chose, fssT changement d’une chose en uneautre, qui ne conserve plus rien de son premier état.La génération ne suppose qu’un nouvel arrangement,une nouvelle modification de parties qui existoientdéja avant de former un nouveau composé : en quoielle distère de la création qui suppose une produc-tion de nouvelles parties. Generatio. C’est une maxi-me de F ancienne philosophie que la corruption del’un est la génération de l’autre. La génération du feudans le bois. Il est fort vraisemblable que l’air sertà la génération de la plus grande partie des espritsanimaux. Lémery. Les générations qui arrivent dansla luire des temps, ne font que des explications dela production des premiers germes. Idem.

Par la vue du genre humain on connoît avec évi-dence que la génération est nouvelle. Le petit nom-bre des hommes en,est une preuve évidente. Si lagénération étoit éternelle, comme le prétendent lesAthées , la terre ne pourroit pas contenir les hommes qui y seroient actuellement ; car il est certain, Sctoutes les histoires en font foi, que le nombre deshommes augmente tous les jours. Aussi plus un peupie est ancien, plus il est nombreux. Donc, quandla multitude des hommes ne s’augmenteroit que d’unhomme chaque siècle, ou même chaque million desiècles, il est évident que pat la fuite des généra-tions, la terre devroit être entièrement habitée, Scles hommes devroient y être les uns fur les autres,puisqu’une éternité est une étendue sans limites. Ilfaut donc - nécessairement reconnoître un premierhomme. 11 ne sert de rien de dire qu il arrive desaccidens Sc des désordres, qui font que la nénémtion> quoiqu eternelle, ne multiplie pas à l’inimipuisque nonobstant ces accidens &r ces désordresqui arrivent de temps en temps, la terre s’est tou-jours peuplée depuis 3000 ans, par exemple, qui estle temps dont nous pouvons parler avec plus de certitude. Abbadie.

ífét Cette preuve qu’apporte Abbadie de la nouveautéde la génération des hommes, est-elle bien convain-cante ? Est-il bien certain que le nombre des hom-mes aille toujours en augmentant ì Ne peut-on pasvoir qu’il y a dans la génération des hommes, com-me dans celle des animaux, une espèce de flux &reflux qui fait que leur nombre augmente dans untemps Sc diminue dans un autre ì On scroit même

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quelquefois tenté de croire que le nombre des hom-mes est plus petit qu’il ne l’étoit dans des siècles an-térieurs. Cette diminution est sensible en Espagne ,en Italie, &c. Que sont devenus ces anciens peuplesfi nombreux, les Chaldéens, les Babyloniens, les As-syriens, les Perles, les Mèdes, les Egyptiens, lesGrecs, les Romains, les Juifs mêmes, quoiqu’ils oc-cupassent un fi petit pays ;

Stcnon, grand Anatomiste, depuis Evêque in par-tibus, oncle du célèbre M. Wïnslow, est Auteur dusentiment de la génération par les œufs. M. Leusve-noeck prit le parti des vêts. Sc ses raisons. Sc sonautorité firent preíque évanouir 1c système des œufs;mais M. Malpighi lui donna de nouvelles forces, ScM. Valisnéri le remit tout-à-fait à la mode.

|C? Les Anciens pensoient que plusieurs animaux pro-venoient de la corruption. Par un préjugé vague sorla corruption & la génération , ils prêtoient à unevile matière le privilège infiniment honorable de pro-duire des animaux Sc des plantes. Attribuer à un fruitaigri, à de la chair corrompue, à de la vase, du li-mon , la gloire de produire un infecte qui en pro-duira d’autres semblables à lui, c’est dire que le mou-vement peut organiser un corps, peut préparer uncerveau , peut en faire partir des nerfs , peut fairejouer des muscles, peut construire un poumon, uncœur , un estomac, des viscères. Lc Philosophe quienseigne gravement la possibilité de ces générations,ne semblc-t-il pas avoir une disposition parfaite àrecevoir la Cosmogonie d’Epicure ìfCF Toutes les expériences modernes concourent ànous désabuser de cette ancienne erreur. Le micros-cope nous montre tous ces insectes, dont on attri-buoit l’origine à la corruption , sortant des œufs quiles contenoient. Il n’y a plus de plantes dont ií nenous fasse voir les graines; le champignon même ala sienne, & le fumier qui peut le nourrit, n’est plusle principe deía génération. Voyez Graine, Semen-ce, Plante, Animal, &c.

On dit en Théologie, que le Pcrc Eternel a pro-duit son verbe de toute éternité, ab sterno , par voiede génération. Démontrez-moi la génération éternelledu Verbe dans le soin de Ion Père, ... & je souí-crirai fans réserve à tous les articles que vous meproposez à croire. P. Catrou, Jésuite, rapportantles paroles d’Akébar.

Le mot de génération, quand on parle du Verbe,forme dans Fesprit une idée particulière. Cette pro-cession s’appellc génération , pareeque le Verbe, envertu de fa procession qui íe lait par la voiedcl’en-tendement, est semblable à celui dont il tire son ori-gine, Sc comme dit Saint Paul, qu’il est la figure oul’image de fa substance, c’est-à-dire, de son être desa nature. De-la vient qu’on appelle la seconde per-sonne de la Sainte Trinité, Verbe & Fils.Génération se dit plus particulièrement de la pro-duction des choies végétantes, & sor tout de Factiondes animaux qui leur fait produire leur semblable.On dissout les mariages quand Fun ou Fautrc desparties est inhabile à la génération. Aristote a écritcinq Livres de la génération des animaux. QuelquesPhilosophes modernes ont prétendu , après M. Per-rault, qu’il ne sc fait dans lc monde aucune nou-velle génération , que Dieu a tout créé d’abord; Scque ce que nous appelons génération, n’est autrechose qu’une, augmentation des petites parties ducorps des semences qui en croissant se développent.Chez les anciens Romains les Dieux preçcles a lagénération, étoient Priape, Vénus, lc ^rne aFécondité. Voye^ Vossius, de Idolol. Li \ P il , c.4 . Harvey , Anglois, a fait un excellent Tiaite, deGeneratione Animalium, Sc Nignsoh, des Considé-rations sot la génération-

Génération se dit aussi de la genea ogic & de la fuitedes enfans nés d’une meme tige. Le Livre de la gé-nération de Jcfus-Çhnst est le commencement de FE-vangilc de S. Matthieu. II est impropre dans ce sens :les Traducteurs du nouveau Testament ont traduitla généalogie de Jésus-Christ; Sc le P. Bouhours a