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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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retranche l’article qui n’est pas là à fa place. Sc atraduit généalogie de Jesus-Christ.

Génération signifie aussi un peuple, une race, sur-tout dans les traductions littérales de l’Ecriture-Sain-te, dans lesquelles on est accoutumé à voir le motAe génération presque par-tout où le Latin porte ge-neratio, Sc le Grec ymà , ou ywms. Une générationméchante & ;llí " : ‘ : Tie, demande des miracles, &on ne leur en 1 u point voir, dit Jesus-Christ. Lesgénérations des hommes p astent , il en vient d’autresen leur place ; mais la terre demeure toujours. Ec-•clésiaste.

On dit par manière de raillerie ou d’injure, en par-lant d’un père & de ses enfans, lui & toute fa gé-nération. Acad. Fr.

Génération se dit austì de l’âge ou de la vie d’unhomme. On fait des baux emphytéotiques à troisgénérations ou trois âges d’homme. Les biens malacquis ne pasteur pas à la troisième génération. Dieuvenge Sc punit les péchés des pères fur leurs enfansjusqu’à la troisième & quatrième génération. En cesens, les Historiens comptent une génération pourtrente ans ou environ. Hérodote met trois généra-tions pour cent ans, Sc ce compte se trouve ordi-nairement assez juste.

Génération passe quelquefois pour une succession detemps. De génération en génération , c’est-à-dire ,de siécle en siècle.

Génération se dit des Monastères qui ont été établispar un autre Monastère, Sc qui en dépendent, &ce mot est en usage en ce sens au moins dans l’Or-dre de Cîteaux. Generatio. On dit filiation au mêmesens. L’Abbaye de Cîteaux a six filles immédiatesqu on appelle de fa génération , qui en ont produitd’autres, & fa filiation s’étend en France, en Espa-gne, en Savoie, en Flandre, en Angleterre Sc enDanemarck. P. Hélyot, T. c. 33. Entre lesfilles de la génération de Cîteaux, l’on compte l’Ab-baye d’Obaline , qui a été chef d’une Congrégation.Idem. L’Abbé de Cîteaux nomme quatre Définiteursde ía génération spéciale, ensuite les quatre premiersAbbés, chacun cinq Abbés de leur génération 3 dontil choisit quatre de chacune, qui, avec les quatrequ’il a choisis de ía génération , font le nombre devingt Définiteurs. Idem. L’Abbaye de Clairvaux aquarre-vingt-une filles de fa génération. Idem. chap.

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Génération. Terme de Géométrie. Il se dit de laformation d’une ligne, d’un plan ou d’un solide parle mouvement d’un point, d’une ligne ou d’une sur-face. La génération de la cycloïde, de la spirale, &c.On n’a d’ordinaire les lignes courbes que par desrnouvemens composés que l’on imagine dans.d’au-tres lignes. On dit de même génération d’un solide,d un cylindre, d’un cône, <S ’c. Voyez GénérateurGe terme de génération est fort en usage dans la'c a- hermétique; il signifie dans cet art, pu-tréfaction , corruption, ouvrage de la pierre lorsqu’ilest parvenu au noir.

GÉNÉREUSEMENT, adv. D’une manière noble Sc gé-néreuse. Generose , fortiter. Un conquérant doit trai-ter généreusement les vaincus & leur pardonner.

(fT GÉNÉREUX, EUSE. adj. Qui a l’ame grande &noble, Sc qui préféré 1 honneur à tout autre intérêt.Celui qui lait uler de ses avantages, le relâcher deses droits en faveur des autres, Sc leur accorder au-delà même de ce qu ils font en droit d’cxigcr delui. Voye\ GENEROSITE. Generosus _, nobilisj magna-nimus , sortis. Homme genereux. Ame généreuse.Cœur généreux. Parole , action, mort genere use.

f£F O11 appelle d’ordinaire généreux , tous les senti-mens où il parcît quelque grandeur dame, commede mépriser la faveur Sc les honneurs. M. Esp. Au-guste fit une action généreuse , en pardonnant à sesennemis. La gloire que l’on acquiert par un procédégénéreux , est plus douce que la vengeance. L hom-me vraiment généreux fait dérober juíquau sacrificequ’il fait.

Quoi ! faut-il qu un dessein fi grand , fi généreux,Passe pour le transport d’un esprit amoureux ?

Rac.

AI” Ce mot est quelquefois synonyme de vaillant.Alexandre étoit un Prince généreux qui affrontoichardiment les plus grands périls.

fCF II signifie aussi libéral. Liberalis , benignus. Mécèneétoit fort généreux envers les gens de lettres. Cethomme aime à donner , à soulager les malheureux :il a l’ame généreuse. Voyez Générosité.

§3“Généreux se dit aussi de quelques animaux, pourdire hardi. Un lion généreux , un aigle généreux } Scpoétiquement un généreux coursier.

GÉNÉRIQUE, adj. de t. g. Qui appartient au genre.Genericus. Il y a des diftérences génériques , Sc d’au-tres spécifiques.

|Cf E11 Grammaire on divise les noms en appellatifs& en propres. Voye% ces mots. Les appellatifs íe íou-divisent en noms génériques , qui conviennent à tousles individus de différentes espèces ; Sc en spécifiques,qui conviennent aux individus d’une feule espèce.

AI” GÉNÉROSITÉ, s. f. Sentiment noble Sc sublimequi élève l’homme au-dellus de lui-même, & luifait exécuter des actions vertueuses, que le sacrificede ses propres intérêts rend difficiles Sc impratica-bles aux âmes communes. Generositas } animi magni-tudo. La générosité que la justice ne dirige pas, estle mouvement d’une ame véritablement noble, maismal réglée. S. Evr. On a placé la générosité entreles plus excellentes vertus; car il 11’en est point quidemande une plus grande force d’ame, ni qui trouveplus de répugnance dans notre esprit. M. Esp. Il nefaut pas, dit cet Auteur, donner le nom de géné-rosité à toutes les actions éclatantes Sc extraordinai-res , comme on fait communément. La générositéest, à parler proprement, cette vertu magnanimequi fait qu’on use bien de ses avantages, Sc qu’onne íe venge point d’un ennemi vaincu. Cela est gé-néralement vrai ; mais la générosité , en donnant àce mot fa vraie valeur, s’étend encore à d’autres ob-jets. Elle tient de la grandeur d’ame, ce sentimentnoble, qui nous montre le beau, & nous y fait ten-dre avec empressement : de l’humanité, ce tendreintérêt que nous prenons au fort de nos semblables,Sc de la bienfaisance ou de l’humanité manifestéepar des effets reels. sz générosité ne í e borne pas pré-cisément à remplir les devoirs que Ia raison nou*dicte, ni à faire ce que les autres font en droit d’exbg;er de nous. Elle va plus loin : elle nous fait sacri-fier nos propres intérêts, Sc accorder aux autres aU-delà même de ce qu’ils pouvoient attendre de nous*Dans tous les cas c’est la vertu des grandes âmes.

AT La générosité restreinte à un objet pécuniaire p r en®le nom de libéralité. Elle doit se proposer le ioula-gement des malheureux. Mais les malheureux n ctrouvent guère de générosité dans leurs amis; la mau-vaise fortune les écarte. Dans la distribution des bien-faits, il faut moins d’éclat que dc générosité. La vrai®générosité doit épargner à un ami la peine secretequ’on sent toujours à expliquer ses besoins. Cet artd'être généreux n’est pas commun.

GÉNÉROSITÉ. Generositatis Ordo. Ordre de Chevalerie, créé en 1663 , parCharles-Emile, Prince Elec-toral de Brandebourg, dont il fit Grand-Maîrrc loffrère, qui fut depuis l’Electeur Frédéric III, P U1Roi de Prusse. Grégorio Léti parle de cet Ordre dan^ion Histoire Généalogique de la Maison de Branabourg : il en rapporte les règles, Sc dit quene diffère pas beaucoup de celle de Malte. Ge a Praine a été honoré de l’Ordrc de la Généros líe ‘GÊNES, ou GENNES. Ville d'Italie, Capital dc *JgRépublique qui porte son nom, Sc située ínr y Sde la mer Méditerranée, environ à vingr-í®H " cde la ville de Milan, du côté du midi. Genna. c ^ville est fort ancienne ; elle a environ deux 1CU ? S ;. ^circjiit, bâtie en amphithéâtre, & pleine de ^mens magnifiques, qui lui ont acquis le titre de G®

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