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Grand-coup. Vieux adverbe qui s'est dit pour beau-coup. Multum *
Grand-çoup avoient de perleriezEt dç nouvelles broderies.
Voye% Guillaume de Saint-Anpré dans la nou-velle Histoire de Bretagne , p. 730.
Grand cramoisi de Lille. Terme de Fleuriste. Œil-let dont le nom porte la couleur Sc le lieu de fa nail-íance : son blanc est admirable, tant il est fin ; íaHeur large , tracée de gros panaches non confus.
11 grène, Sc ne crève pas ii on lui laine íix boutons.Morin.
Grànd-cyrus. Lçs Jardiniers Fleuristes appellent ainsiun œillet qui porte une belle Heur t ra ce e d un grospanache incarnat-plle fur un fin blanc bien détaché jil est sujet au blanc & à la pourriture ; il ne crève passi on lui lai Ile cinq boutons* Morin. *
Grand-écaille. Poisson de l’Amérique, auquel on adonné cc nom, pareeque les écailles font grandesconune des pièces de trente fous, diminuent à pro-portion qu’elles approchent de la queue ou du mi-lieu d u ventre. Il a le dos rond, le ventre gros , laqueue large, & a deux ou trois pieds de long. Cepoiston est bon, & a la chair blanche, ferme Sc graille.Le P. Labat.
Grand-Étendard* Terme de Fleuriste. Nom dune tu-lipe. L t grand-étendari est tanné, rosé Sc jaune blan-chissant. Morin*
fCF Grand-gosier* Poiston* Kcye% Gojier.
GRAND-INCARNAT. Moye% INCARNAT.
Grand jour signifie un temps où la lumière du jourest grande, où il 11’y a plus de ténèbres, ni d'obscu-rités. Aux mois de Juin & de Juillet, il fait grand jourà Paris dès trois heures du matin* Dies adulta y luxmagna. Il le dit aussi pour le public, le monde* Semontrer au grand jour , paroîue en public , prodirein publicum , 'fn lucem ; dare se in conspeclum. Ilsfurent fc préparer dans 1 obscurité d’un désert à souf-frir avec moins de danger le grand jour 3 où ils dé-voient être ensuite exposés par leurs fonctions. P.Verjus.
ìsT On appelle les grands jours , des assises solennel-les, des séances que les Seigneurs ou les Rois fai-foienr tenir ou tenoient eux-mêmes de temps entemps dans certaines villes de leur dépendance, pourjuger^ des affaires criminelles Sc civiles : les grandsjours y dit Loyfeau,ont été ainsi appelés, au-lieUdegrands plaids.
Dans la luire on appela grands jours , une assem-blée ou compagnie extraordinaire de Juges tirés desCours lupérieures, qui avoient commission d’allcrdans les Provinces éloignées pour écouter les plain-tes des peuples, réformer les abus & juger les af-faires.
Comme le Parlement de Paris, à cause de son éten-due, ne pouvoir faire sentir par-rout les effets de fajustice, les Rois de temps eq temps députoient desCommissures tirés du Parlement même, pour allerdans les Provinces rendre la justice ; comme les GrandsJours de Troies, les Grands Jours de Poitiers. Co-quille définit les Grands Jours de son siècle, uneAssemblée ou Tribunal composé de Présidons, Maî-tres des Requêtes & Conseillers du Parlement nom-més par Lettres-patentes, séant dans la ville marquéepar le Roi, pour certaines Provinces spécifiées, avecpouvoir de juger en dernier ressort dc totites matiè-res criminelles, & des affaires civiles, jusqu a la con-currence de six cens livres de rente, ou de dix millelivres en capital* A? Il n c s’est point tenu de GrandsJours depuis ceux de Clermont en Auvergne en 166y.Messieurs des Grands-Jours. Etre condamné par lesGrands Jours. Les Grands Jours de Clermonr.Crande-main. Voyc\ Main.
Crande-mÉRE. Magna mater. Cybèîe fut ainsi appeléepareequ’on la regardbit comme la mère de la plupartdes Dieux, & comme représentant la terre ; qui est lamère commune de tous les hommes.
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Gr And-i.ion. (Test encore du linge ouvré qui se tire duBeaujolois, particulièrement de Raygnie.
Grand-MaÎtre* Nom de la première dignité de l’Or-dre de S. Jean de Jérusalem ou de Malte. Magnus Ma-gifter. Dans les commencemens de cet Ordre on di-íoit simplement le Maître, comme on peut le voirdans l’Histoire de Maire de M. l’Abbé de Vertot. Voy -,Maître.
Grand-MarÉciial. Nom que les Fleuristes donnentà un œillet. (Test un rouge-brun fur un blanc quin'est point fin : ses panaches ne font point entière-ment détachés; mais c’estune Heur large, ronde, Scgarnie de beaucoup de feuilles , qui sortent endôme , Sc qui grène. Il le trouve à Lille , & nécasse pas, si 011 lui laisse quàtre à cinq boutons* Mo-rin.
Grand-merci , cn parlant à ceux qui’ font quelqiiébien. Je vous rends grâces, je vous remercie* Gra-tias ago, On dit aussi g ra n d- m e r ci-p an fe , à ceuxqlii ne donnent que ce qu’ils ne peuvent manger ,ou ce qui leur est inutile. Ces phrases font du dis-cours familier. Il s’cmploie aussi substantivement*Cela ne m’a coûté qu’un grand-merci. Gratis ho chabui.
Mes beaux Pères Religieux,
Mous dtne% pour un grand merci :
* O gens heureux ! ô demi-Dieux!
Plût à Dieu que je fuffe ainsi Mar>
Quelques-uns écrivent gram-merci j mais il vailfmieux écrire grand-merci .,
GRANDMONTouGÉERTZBERG.Petite ville des Pays-Bas. Geraldi mons , Gerardi mons , Grandimontium.Elle est dans le Comté d’Alost, en Flandre , fur laDenre , entre la ville d’Ath Sc celle d Alost. Grand-mont a été fortifiée ; mais les François lont déman-telée. Maty* Vcycy de Valois, Notit. GalLp.2jç, Cet Auteur dit que nous appelons ce lieu enFrançois Gérardmond ou Gramont j mais nous nedisons que Grammont , que nous avons fait de Ge-rardmond 3 qui s’est apparemment dit autrefois.Grand-Mont, Voye\: Grammont.
Grand noir. Terme de Fleuriste. Nom d’un oeillet;C’est un pourpre fort enfoncé , grand & large : faplante est pourtant fort délicate , fa Hetìr n est pasfort détachée, ayant des mouchetures íur son blanc,qui est fin ; cinq boutons suffilenr. Morin.
Grand-par-dessus.Noui d’une dignité, d une Chargechez les anciens Gaulois. Rex , supremus GallorumDynafles. Depuis que la domination d un seul futdevenue odieuse parmi les Gaulois, on essaya quel-que temps le gouvernement de plusieurs ; mais on futforcé de rétablir quelqu’cspèce de Monarchie com-me la plus digue, íá plus tûre, & la plus excellenteforme de bon gouvernement. Ainsi les Gaulois, pourretenir tant de Républiques particulières en unebonne Sc stable union, créèrent un souverain Ma-gistiat, que Tite-Líve appelle Roi, ignòrant son vraïnom, dc que notre vieux Roínan nomme Grand-par-deJJus. Mais de peur que son autorité devenant tropgrande, il ne fut difficile de l’ôter quand on vou-droit, on régla sagement que la domination de ceGrand-par-deffus des Gaules ne duréroit qú’un an ;âpres quoi, íes Etats-Généraux fe tenoient cn la villeprincipale de la cite ou canton , qui à son tour devoirdonner le Grand-par-deffus. De S. Julien , Antiqui-tés des Bourg, p- 42 . r
On s’infcrivir en faux contre ce Grand-par-dcJJus ,Sc on accula de S. Julien davoir inventé ce SouverainMagistrat des Gaules; il répond à cettC objection dansl’avertissement de Ion deuxième Livre, oe prétendmontrer la; vérité de ce qu’il avoir avance íur cela.-1°. Par César , qui dit que le père de Vercingento-à, nomme Céíétilus , avoir eu la íouverame domi-nation de toute fa Gaule, cujus pater principatumtotius Gallu obtinuerat■ r . Par T. Live , Dec..I ,■1 . V, qui di t que les Bituriges avoient la souveraine
. puissance au temps de Tarquin le Vieux , qu’ik don-