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noient im Roi aux Celtes, Sc qtie c’étoit Ambigit.C’est-à-dire, selon de S. Julien que c’étoit leur tourde donner le Grand-par-desus. 3 0 . Enfin, Strabon ,L. IV j dit que les Cités élifoient dans les premierstemps un Chef, dont l’autorité duroit un an, Voye%cet Auteur, p..f4Ó & s 47 • Ou reste, quoi qu’il ensoit de ce Magistrat, j’aimèrois àutant f appeler Roiavec Tite-Live , que Grand-par-defjus , avec l'Ari-te ut du vieux Roman que cite de Saint-Julien ; caroù cet Auteur a-t-il pris ce nom 5
Grand-Pont, ou Ponte-Grande. Grandi pontium,anciennement Athyra , pluriel. C’est une petite vil-le , autrefois Epiícopale , maintenant Archiépisco-pale. Elle est dans la Romanie , fur la mer de Mar-mara , entre la ville de Sélivrée, & la rivière d’AquaDolce.
GRANPRE. Bourg avec un château. Grandi pratum. Ilest dans la Champagne , fur la rivière d’Ayr , entre laville de Rheims Sc celle de Stenay.
GRAND PRÉ. Ville de France , en Champagne , auDiocèse de Rheims , Sc dans l’Election de Sainte-Menehout, fur la petite rivière d’Afr , qui fe jetteà deux lieues au-délions dans l’Aisne. Grandi pra-tum.
Grand préaux. Terme de Jardinier-Flcuriste. Œilletqui s’appclle autrement Paon Royal : il est un violetâ blanc, qui porte une grolïê fleur; le panache est fortSc détaché, il grène, auili fa plante est robuste, íujettepourtant à la gale , ou aux taches de couleur de gris-fale. C’est aisez de quatre boutons fur ion maître dard.Mqrin.
Grand-Prêtre. f. m. Summus Sacerdos , summusPontifex. Ost appelle Grand - Prêtre le premierPontife des Juifs. Les Romains avoient aullì unchef de leur Religion qu’ils appeloint Grand-Prêtre ,Pontifex Maximus. Voyez Prêtre.
Grand-Prieur. Nom que les Fleuristes ont donné à unoeillet. C’est un violet poupré fur un blanc de lait: laHeur est fort ronde, large, Sc tracée de gros panaches;il nç crève point ; ta plante est forte, & ion verd ad-mirable , qui donne toujours espérance d’en voir sor-tir une belle fleur, pourvu qu’on ne lui laiiíe quequatre à cinq boutons fur son principal montant.Morin.
Grand-Raisin. Sorte de papier.
Grande-Rose, Grande-Venise. f. f. Ce font deuxfortes de linges ouvrés qui te manufacturent cnFlan-dre & en Balle-Normandie.
Grande-selve. Grandis fylva } c’est-a-dirc , grandeforet. Ce lieu est dans le Languedoc, du Dioccíe deToulouse , près d’unc grande foret, situation qui luia fait donner ce nom. Grand-selve est célébré par uneancienne Abbaye de même nom , dont parle S. Ber-nard, épître 242. Le Moine Geoffroy, au troisièmeLivre de la vie de ce Saint, Guil. de Puy-Laurent,dansíaChronique ,c. jq. L’Abbaye de Grand-selve futfondée , ou plutôt unie à Clairvaux, l an 1144; carclic étoit de l’Ordrc de S. Benoît. Voye% les Sainte-Marthe , GalL Chris. T. IV , Sc de Valois ,Not.Gall. au mot Grandis fylva.
Grand-Teint ou Bon-Teint. C’estainsiqu’òn nommelaCommunauté des Maîtres Teinturiers, à qui il n’estpermis que d’employer les meilleures drogues pourfaire les bouillons de leurs teintures, Sc mettre lesétoffes en couleur. Ils font ainsi nommés, par opposi-tion aux Teinturiers du petit-teint, qui peuvent feservir de drogues moins bonnes.
Grand-turc. Terme de Fleuriste. Nom d’un œillet.C’est un incarnat pâle fur un beau blanc : le panacheest fort gros, mais confus ; la fleur n’en est pas large ;il pourroit palier pour un morillon : fa plante est aiîezdélicate, ne crève pas en lui laissant quatre boutons.Morin.
Grand-vé. Nom d’un passage dangereux de la Baise -Normandie, à l’endroit où la rivière de Vire fe jettedans la mer. Grande vadum , Magnum vadum. VoyezVé de S. Clément.
GRANDAM. f. m. Sc indéclinable. Terme de Relation.
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Veríet, ou vers chez les Indiens» Versus. Un g'ràn-dam contient 32 syllabes. Voye\ Védam»
GRANDAT. f. m. Voyey Grandes se.
GRANDÉ. Grande île , ou île Sacrée. En Italien, 1 ’/-fol a Grande , ou l ’Isola Sacra » AJjts , Infula Sacra.C’est une petite île de la Campagne de Rome. Elleest formée par les deux embouchures du Tibre, entrela ville de Porto Sc celle d'Ostie, Si à quatre lieues dèla ville de Rome»
Grandé. Voye\ Rio Grande.
Grandé. île. Voye\ Grossa.
GRANDELET, ETTE, adj. Majusculus , grandiuscu-lus j diminutif de grand » Cette femme a déja des en-fans allez grandelets. On ne ledit que dans le dií coursfamilier*
GRANDEMENT, adv. Multum , valdè. La rivière estgrandement crue , débordée. Il íe trompe grande-ment.
fCT Quand il signifie beaucoup , il est dù style familier,il signifie aussi avec grandeur , penser , agir grande-ment.
Grandement aéré fait de granditer 3 qxn fe trouve dansSidonius Apollinaris , & qui est fort fréquent pourvaldè dans Saint Ambroise. Pasquier , Rech. X-VIII j c. 4. Grandement a été fait comme tous les ad-verbes en ment d o. grandis , Sc mens , mentis, grandi-mente.
GRANDERSHEIM* Grandersheimum. Nom de liendans la Principauté de Wolfembutcl, à trois lieuesd’Eymbek, Sc à six de Gostar, dans í’Evêché d’Hil-desheim. Il est célèbre par une Abbaye de Chanoi-neífcs , l’une des plus considérables d’Allemagne*Yepès la met au nombre des quatre Abbayes Prin-ce (les , où l’on ne recevoir que des filles de Princes»Elle fut fondée vers l’an 852.par Lutolp le Grand ,Duc de Saxe & Ode la femme , Sc trois de leurs fil*les en furent successivement Abbelses. Cette Abbayeembrasta l’hérésie de Luther au seizième siècle, lors-que route la Saxe en fut infectée. Voye% le P. HÉ'
lyot , T. VI, c. s S-
GRANDESSE. f. f. Qualité d’un Grand d’Efpagne»Majoratus. C’est la même chose que Grandat. CeFavori mit la Grande fe dans fa maison. L’Acad. I*y en a qui aiment mieux grandese , les.autrcs son*pour grandat. Le premier de ces mots est le plu*usité. Dom Alfonfe Carrillo a fait un savant Traitede la Grande fe en dix diícours Espagnols.
fìCT GRANDEUR. 1 . f. Magnitudo. Etendue de ce qMest grand. Voyeg ce-mot. La grandeur dune cham-bre , d’un jardin, d’unc forêt, d’une province. Cesdeux hommes íont de même grandeur. C’est le des-tin des Empires de fe ruiner par leur propre grandeur,loríqu’elle est excessive.
Grandeur, est proprement un terme de Mathémati-que. Car la Mathématique a pour objet la grandeur*Toute quantité étendue, s’appelle grandeur. D& tílqualibet magnitudine potes afumi major. Quelq* lCquantité que l’on fuupofc , on peut encore en íuPspoíer une plus grande , plus étendue. Monsieur Pis-tet appelle grandeur littérale ou algébrique une gran-deur exprimée par lettres, Sc grandeur ntiinériq 00 '
. une grandeur exprimée par nombre ; grandeur rom-pue est une fraction ; grandeur complexe ou comp 0 'íée, est une grandeur formée par multiplication^grandeur incommensurable, est une grandeur qm n ,point de rapport de nombre à nombre avec 1 0111arbitraire. c0
tfT En Mathématique on définit la grandeur ,
qui est capable du plus on du moins, d’augm _tion Sc de diminution ; ainsi tout ce qui a <■ fleu-ries est une grandeur. Par exemple, les trois m j csfions de l’étend'ue, c’est-à-dire , les longu°^L„.surfaces , les íolidités des corps font des f ra poids,Le mouvement, la vitesse , le temps, j l0 tion *&c. font des grandeurs. Mais suivant cC \ lC rs puis*l’infini & le zéro ne feroient pas des grande , n jque l’infini n’est pas lufceprible d’augm 011 ‘ gra! idâufle zéro de diminution. On dit pourtant un e &