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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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gue , n’entrcnt point dans les livres ; c’est bien aísczpour eux d etre soufferts dans la conversation , oudans une lettre enjouée. Bouh. AblanCourt a pour-tant dit : dans la Gaule de César , il y avoir ungrandissime nombre de villes. Mais ce terme nepeut entrer, totit au plus, que dans un discours simple.Refl.

GRANDMONTAIN. s. m. Quelques - uns écriventGrammontin. Jean l’Evêque , Religieux Grandmon-tain , avoir fait une Apologie pour prouver que tonOrdre étoit fous la règle de S. Augustin. Ses raisonscroient que S. Etienne , Fondateur de cet Ordre , enavoir eu un pour modèle qu’il avoir vu en Calabre ,& qui étoit de l’Ordre de S. Augustin ; que ce Saintavoir été pendant un temps Disciple de Gaucher, quiétoit Chanoine régulier ; que les Grandmontains fontappelés Clercs, & non pas Moines; que depuis lePape Jean XXII, ils se sont qualifiés Chanoines ré-guliers , Conventuels, Collégiales Sc Stables ; quedans l’aísemblée des Grands-Jours, qui se tint à Tours,on donna un de leurs Monastères où le relâchements’étoit introduit à des Religieux réformés de l’Or-dre de S. Augustin ; Sc enfin que depuis 1145 jusqu’àprésent, les Grandmontains se servent au chœur desurplis Sc de bonnets carrés, & que pendant untemps ils ont porté des aumuces. Dans ses Annalesil se rétracte, & dit que l’Ordre de Grammonr ayantété Erémitique, est devenu Cénobidque ,8c qu’il estmaintenant mixte , ayant une règle qui lui est parti-culière. P. Heeyot , T. VIIy c. 34.

Grandmontain Réformé. L’Ordre de Grandmonts’étant beaucoup relâché, Dom Charles Frémont,Religieux de cet Ordre , entreprit de le réformer, Scd’y faire observer la règle primitive, qui avoir étémitigée par Innocent IV. Secouru d u Cardinal deRichelieu, il commença sa réforme le 4 Août 164a,malgré la résistance de l’Abbé de Grandmont, quinéanmoins lui accorda enfin une obédience pour seretirer au Prieuré d’Eipoilses, près de Dijon , avecDom Joleph Baboul, Religieux du même Ordre,qui fut le premier qui embrasa la réforme. LouisXIV leur donna des Lettres - Patentes ; la réformes’étendit ; Dom Frémont fit des Statuts, Sc mouruten 1689. Sa reforme s’est maintenue dans les mai-íons ou il 1 introduisit de son vivant ; mais depuis famort elle ne s’est point étendue. P. Hélyot , T. VII,c. //.

GRANDO, s. m. En François grêle. Petite tumeurdure, ronde, mobile Sc transparente comme un grainde grêle, qui se forme à la paupière supérieure.Grando , inis , f. est un mot Latin qu’on a retenu enFrançois. Col de Villars. Voye^G rele.

GRAND’ŒUVRE. s. m. Prononcez Grant-œuvre. Ter-me d’Alchymie. C’est la pierre philosophalc. Lapisphilosophicus. Ce Magistrat s’est ruiné à travailler auGrand-œuvre. Voyez Œuvre.

GRANGE, f. f. Lieu où l’on ferre &c où l’on bat lesblés. Area. La travée du milieu de la grange est Paireoù l’on bac les grains ; les autres servent à serrer leblé qu’on a battu.

Grange , en plusieurs provinces de France, se prendpour route une Métairie. Villa. Il y a plusieursSeigneurs qui Rappellent de la Grange. Je m’envais à ma grange , c’est-à-dire , à ma maison deschamps.

On dit proverbialement que les Batteurs fontbien près de la grange , quand on voit un hommepresser une femme de prés, ou quand un jeunehomme couche dans la chambre voisine de celle d unefille.

Ce mot vient de grania , vieux mot Latin : c’est lesentiment de Bovillius , qui dit qu’on devroit écriregranje, pour conserver plus de caractères de l’écy-mologie. Grania vient de granum , pareeque lesgrangesío nt des lieux pour mettre, pour conserver lesgrains, les biens de la terre, les blés que nous ap-pelons grains, comme on peut le voir au mot Grain.Voye\ les Indices OnomaJUçi des Bollandistes. Ap-

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paremment que de grania , en faisant l’i consonne,on a dit granja , puis granjia, &i grangia. Les Au-teurs de la baise Latinité ont dit aulïï grangia. Mé-nage. D’autres le dérivent de granica , comme duCange.

GRANGEAGE*. f. m. Manière de donner une terre àferme, ou à louage. La donner à grangeage , c’estla donner à un Laboureur pour la cultiver , à con-dition de partager avec lui les fruits qu’elle produi-ra, fié? à la charge par le Fermier de faire les fraisde ^exploitation.

GRANGIA. Village d’Italie. Grangia. Il est dans le ter-ritoire de Calai, partie du Montferrat. Les Anciensl’appellent Carbantia , Carcantia.

GRANGIER. f. m. D’autres disent Granger. Métayerqui a soin de recueillir les grains, & de les terrerdans la grange. En Latin Grangiarius , comme onle trouve dans les titres & monumens de la balle La-tinité.

GRANICAIRE. f. m. Nom ancien d’un Office dansl’Eglise de Saint Martin de Tours. Granícarius. LeP. Lobineau, Hïjì. de Bret. T. II, p. 330 , rap-porte un Bref de Grégoire IX, adrelle au Doyendu Mans, & à Maître Raoul, Granicaire de SaintMartin de Tours. Et ce Père remarque dans son Glos-saire que ce mot vient peut-être de Greigneur. Voyezce mot.

GRANIQUE. Petite rivière de la Natolie , en Asie.Granicus. Elle a sa source au mont Ida, vers lesrivières de l’ancienne Troye , & se décharge dansla mer de Marmara, au levant de Lampsaco. C’estau pastage de cette rivière , qu’Alexandre le Grandremporta sa première victoire sur les Perses, qui,dit-on , y perdirent cent mille hommes. Maty.

GRANIT, f. m. Sorte de pierre très-dure, rude & malpolie , qu’on appelle ainsi , à cause qu’elle a quantitéde petites taches qui font formées de plusieurs grainsde fable condensés. Granites. U s’en trouve en Egypted’une grandeur prodigieuse. Elles font presque aussidures que le pomhyre, & ont de petites taches gri-ses, verdâtres, fur un blanc sale. Les Egyptiens s’enservoient pour éterniser la mémoire des grands hom-mes; ce qu’ils faisoient en marquant leurs actionspar des caractères qu’ils prenoient foin de faire graverfur les aiguilles ou les pyramides que l’on élevoitfurleurs tombeaux. On voit des colonnes de cette pierrequi ont plus de quarante pieds de hauteur. On ap-porte aussi d’Fgypre une autre pierre appelée Granitviolet, à cause qu’elle est tachetée de violet & deblanc. Il y a un Granit d’Italie qui a de petites tachesun peu verdâtres. Il est moins dur que celui d’Egyptc,& fur-tout quand on le travaille dans la carrière, où ilest beaucoup plus tendre, Sc plus facile à tailler, queloríqu’il est dehors. Il y a encore un Granit vert>qui est une espèce de serpentin mêlé de plus petitestaches vertes & blanches. Le Granit de Dauphine,dont on a retrouvé la carrière, est une espèce de cail-lou fort dur.

GRANITELLE. adj. Qui ne se dit qu’en le joignantau mot de marbre. Marbre granitelle, est le nomqu’on donne au marbre qui resiemble au gra-nit.

fp* GRANITZA ou GRANITIA. Petite ville de Grè^ce , dans la Livadie , allez près de Livadia, Il y aun Evcque Grec, suffragant d’Athènes.

GRANIUS, GRANIA. Nom d’une famille Romaine.Granius , a. La famille Grania étoit Plébeiennf”Il y a un Granius IIVIR de Calagure ; c ' e ^”fj a st-re , de Calahorta , en Espagne, dans les ni^^.les d’Auguste. Vaillant , Num. Imp. Ton 1 - ’

p. 32.

GRANNE ou GRANNUS. f. m. Terme d’Antisi 1 ^Surnom d’Apollon, qui se lit dans une i n ^jgLo-trouvée en Ecosse , près de Muffelhorow, d; lllS jq a .thian , ou Lothien, ou Lauden, Sc rapportée arpler dans ses Commentaires fur l’Apocalypse cCambden,.Seorssij/i. 6 S p. Elle porte: ^pQLLlNI