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ques-uns mettent à la fin , y est fins nécessité; la Poésieì’a conservé pour la commodité* ëc cependant il nefiait pas un très-bon ester dans ce vers.
Qui ne rend point desoinsn’ejl guères amoureux.
Vau.
On le met quelquefois dans le fehs de presquepoint j ëc alors on le joint toujours avec que. II n’ya guère que lui qui fût capable de faire cela, fc’est à-dire , il n’y a presque que lui. Acad. Fr. ■ ^
Ménage le dérive de l’Italicn guare , ou de l’He-breu gara 3 qui signifie retrancher ; mais dans fiesObservations fur la langue Françoise , il avoue qu’ila oublié de remarquer dails ses origines qu e guèrea été formé d’avarè , en patiant par les degrés quisuivent avarè 3 varè , guarè , guère. La ressemblanceqú’il y a dans la signification de ces deux mots , a tansdoute déterminé M. Ménage à croire que le motFrançois descend du mot Latin.
GUÉREC. L nu Nom d’homme. Varocus. S; Guérec,Confesseur, Disciple de S. Tugal. Chast. T. I, p.67 S. C’est de ce nom qu’est venu celui de Lockirec 3pour Loc-Guéret 3 ou Guérec 3 qui est le lieu où cesaint Disciple de S. Tugál de Tréguier avoir com-mencé un Monastère , ëc où après fa mort son corpsfut porté de Landernoc , au Diocèse de Léon , où ilétoit mort. Idem*;?. 678. Lockirec 3 oxxLoc-Guéret ,est Lócus Viroci. Cordemoy écrit Guérech3 & le P.Lobineau aussi;
GUÉRESTIO. Le golfe de Guérefiio. Guerefìius 3 Elai-ticus sinus. C’est une partie de l’Archipel, entre lescôtes de la Natolie ëc les îles de Mételin , & Schio.Ce golfe prenoit autrefois son nom de la villed’Elée des Pergainéniens * qui étoit íur ses bords.Maty.
GUÉRET. f. m. Terre qu’on avoir laissé reposer, ëcqu’on a fraîchement labourée pour l’enscmencer enla même année. Ce mot signifie proprement uneterre labourée à la charrue , qui n’est pas encore en-semencée. Les guérets se levent en Mars; Un Fer-mier est oblige de lever les guérets 3 encore qu’ilquitte fa Ferme à la S; Jean, avant que les terrespuissent s’enfemencer. On prend ce mot en Poésie,pour champs, campagnes propres à porter des grains,ensemencées ou non.
D’abondantes moissons les guérèts sónt couverts-.
S. Évr.
Leí épis dorent tiós guérèts;' Ràcan.
On dit proverbialement ; ce qùi n’est bon enMars , est bon en guéret ; pour dire , que ce quin’est pas bon dans un temps , est bon dans unautre : oii que ce qui n’est pas bon à l’un , est bon àl’autre.
Ce mot vient, selon Saumaise, de vervaclum j quisignifie en Latin la même chose , où de veteretum ,qu’il faut lire au-lieu de vervaclum y comme veut Sca-liger ; d’autres soutiennent qu’on disoit autrefois ga-ret 3 tanquam campus aratus. Du Cange le dérive devegri 3 ou de varech , qui dans la basse Latinité ontsignifie des champs mal cultivés y &c dans un autre lieuil le dérivé de wqreclum.
GUÉRET. Ville de France, capitale de la MarcheWaraclum , Gueretum, Garaclum. Elle est située àla source de la rivière de Gartcmpe , entré cette ri-vière ëc la Creuse, à quatorze lieues au nord-est deLimoges, s ers le couchant. Gueret est le siège d’uneElection^d’un Présidial , d’une Maréchaussée, &d’une Officialité. Maty. Guéret a commencé parle Monastère que Lothaire, Comte de Limoges, ybâtit, en l’honneur de Saint Pierre , vers h fin duseptième siècle , & dom Saint Pardoux fut premierAbbé. Long. nj d. q 2 m. lat. 4.6 d. 10 m.
Dé Valois, Notit. Gall. p. Ó2ç 3 dit, que les' La-tins ont appelé Vervaclum , un champ qui s c reposedepuis long-temps , qu’on ne laboure point deTome IV.
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puis long-femps, un champ en friche. Il croit quéc’est là le premier nom de ce lieu ; qu’ensuite deVervaclum on a fait Veracium 3 Varaclum ò Wdr ac-tum 3 ëc Garaclum 3 d’où est venu Gueret.
fjCF GUÉRLTER. Terme d’Agriçulrure , usité dansplusieurs provinces , & qui signifie la même choseque lever le guérets , donner le premier laboùr auxjachères.
GUÉRÉTOIS. Territoire de Guéret. Ville de la Mai>ehe. Pagus Varaclenfis , ou Garaclenfis. Le Guéré~t ois.
GUÉRÉTOIS, OISE. f. m. ëc f. Qui est de Guéret;Waraclenfìs _> Garaclenfis. S. Sulpice Guérétois estUn lieu du territoire de Guéret. S. Pardoux Guérétoisest le premier Abbé du Monastère dont nous avonsparlé au mot Guéret.
GUERGUÉLA. Ville de Numidie , en Afrique, à centquarante lieues d’Alger , au midi. Guerguela. VoyezMarmol , L. V3 c. s7’
GUÉRIC oU GUÉRY. Voyei GÉry.
GUÉRIDON, f. m. Meuble de chambre qui sert à por-ter des flambeaux, des vases, &c. Pluteus. Il est com-posé d’un pilier ou colonne de bois ou d’avgent, en-tre deilx pièces rondes, l’une par bas pour le soutenir,& l’autre par en haut pour porter ce qu’on met des-sus. On prétend que le mot de guéridon a été apportéd’Afrique par les Provençau^íD es guéridons à têtes deMaures. Mascur.
IsT On appelle aussi guéridon dans les manufacturesen foie , une machine semblable au meuble de cham-bre , mais dont le plateau est divisé en petites cases,dù l’on place les efpolins qu’on est obligé d’ôter dedessus l’étofte qiiand on ne s’en sert pas.
O11 appelle quelquefois dans la Marine du nom deguéridon 3 ce qu’on nomme autrement ecope , efico-pe 3 ou escoupe 3 c’est une pelle creuse , qui sert ajèttcr l’eau qui entre dans les chaloupes. On donneaussi le même 110m à une autre forte de pelle quisert à jètter par dehors de l’eau fur le Vaisseau, &à mouiller les voiles. C’est un brin de bois creuse àUn bout, le reste est un manche fort long.
GUÉRIN. s. m. Nom d’hómme. Garius. Le tombeailde S. Guérin est à Clermont. Voye\ les Notes du Pré-sident Savaron fur les deux Livres d’un Anonyme, deSanclis 3 Ecclefiis & Monafieriis Claromontii,3 que cePrésident a imprimés dans ses Origines dè Clermont.Voyeq p; 345;
GUÉRIN. f. m. Nom d’homme. Varinus. En Valais, leVénérable Guérin 3 de 1 Ordre de Citeáux, premie-remeìit Abbé d’Antecombe * puis Eveque de Sion, àqui S; Bernard donne de grandes loùanges dans unelettre qu’il lui écrit. Chast. Martyr. T. 1 3 p . ço.C’est la deux cens cinquante-troisième lettre de S.Bernard, où la vie du Bienheureux Guérin est presqueentière. Ce nom propre est devenu le nom de plusieursfamilles.
GUÉRIR, v. a. Rétablir un malade , lui rendre la santé;Sanare. îfT Cé terme exprime le passage de l’étacde maladie à l’état de santé, soit par le secours de laMédecine, soit par les forces de la nature. Sanare.Guérir un malade ; le guérir de la fièvre , d’un malqui paroissoit incurable. Tous les empiriques ievantent de guérir de la goutte. Voye\ Gueri-son. ....
fKF Guérir, v. n. Recouvrer la santé, paner e ctacde maladie à l’état de santé. Sanari , y a et fi m * mrecuperare. Il est malade , mais il en guérira ien ot.J’espère guérir de cette maladie. V; TI
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malade qui commèncc a ie guérir 3
Tf mot vient. Mot. Ménage. *^Allemand oûFlamand warea , q ai signifie, garder , sauver, con-servai prétend que ce mot vient de vanare
{ ct sc que Fetat du malade change quand d -' ui,et le dérive de curare , qui signifie la
S e ct sc en Latin. On trouve dans la basse La-tinité guarire , guérir. Voyez Acia SS.Jun. T.p. 627e Fa
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