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GUE
Guérir , se drt aussi des puillances surnaturelles. S. Mainguérit de la gale; S. Eutrope de l’hydropisie; S. Lau-rent du mal de dents. L’ombredc S. Pierr c guérisoitles malades. On ne sauroit guérir avec des enchan-temens.
Guérir, se dit non-seulement au firaple , maisencore au figuré , & s’applique auili souvent auxmaladies de l’esprit & de l’imagination, aux pas-sons, &c. qu’aux maladies du corps. On guérit quel-qu'un, on se guérit du jeu , de l'ambition, d uneerreur.
' Le temps qui guérit tout 3 guérira vos douleurs.
Go n.
ÌGuerir , en ce sens, signifie aussi , qimtfcr, se défairede quèlque chose. Se. guérir du ridicule. S. Evr. Sóguérir de fausses opinions, d’une prévention. Id. Quivous o guéri du libertinage ? M. Scud. Quand on n’apas aller d’empire fur foi pour íe guérir de les foi-blcsses, il faut avoir la discrétion de les cacher.Bell. En amour , celui qui est guéri le premier, esttoujours le mieux guéri. La Roch. Avec un peu debon sens on le guérit l’esprit de bien des choses.S. Evr. Un esprit vain s’applaudit, en se prétendantguéri des erreurs d’un peuple crédule. Le Cl.
bilis j medicabilis. La fièvre tierce est plu s guérs ableque la quarte.
GUÉRISSEUR, s. m. Qui guérit. On voit dans cetteville , (Valladolid) dit le Docteur Sangrado, deséchappés de l’Ecole de Paracelse, des adorateurs duKermès, des guérijjeurs de hazard , qui font con-sister toute la science de la Médecine à lavoir pré-parer des drogues chimiques.... Giiblas, T . IV »
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Ce Sangrado, dont il est tant parlé dans cet ingé-nieux Roman, n’est autre que feu M. Eíccquet, cé-lébré Médecin de Paris, Auteur du Brigandage de kMédecine , & de beaucoup d’autres livres de la pro-fession.
GUÉRITE., f. f. On disoit autrefois Gante. Cest engénéral un petit lieu de retraite dans les forteressespour mettre les sentinelles à couvert : c’est plus par-ticulièrement une tourelle de pierre ou de bois fur lesbastions revêtus, qui est bâtie fur les murs d’une vil-le , d’un château, pour y loger une sentinelle. Specu-\la > On disoit autrefois échauguette. Les guérites dot*vent être à l’épreuve du mousquet. Guarita dans labasse Latinité.
Et tenoit le Moujlier qui étoit bien fermes ■,
Et de bonnes garites étoit bien garitez.
Chron. de B. du GuesciI
Sitôt que fur un vice ils pensent me confondre ,
'C’cjl en m’cn guérissant que j;esài leiír répondre.
Boil.
L’amour ejl mal guéri quand il l’ejl par la haine.
Corn.
On dit proverbialement que la mort horts guéritde tous nos maux , qu’un homme est guéri de tousses maux; pour dire , qu’il en est délivré. On dit,qu’une choie ne guérit de rien , lorsqu’elle ne rendpas une affaire meilleure , qu’eilc ne Pavanée pas.On dit aussi , qu’on ne sautoir guérir dfe k peur. Ondit aussi, de quoi me guérira cela ? On dit aussi d’unhomme foible 8c inutile , que c’est un Saint qui neguérit de rien. On dit, Médecin ,guérìs-toi toi-rnê-me, par une sentence tirée de l’Evangile, &en pro-verbe on l’applique à celui qui reproche à un autredes défauts dont lui-même n’est pas guéri,
GUÉRI, IE, part. ,
GUÉRISON, f. f. Recouvrement de la santé. Sanitas,sanatio. La plupart des guérisons íe font par la natareplutôt que par sart. On ne fait d’ordinaire entrevoiraux malades le danger où ils font qu’à travers quel-ques feintes espérances de guérison. Fl. M. Peliffon a :repris Malherbe pont avoir dit, rendre la guérison ;c’est une expression impropre : on rend la santé ; mais :non pas la guérison. MÉn,
fs-7 On dk aussi procurer une guérison, 8c faire unecure. Le root de guérison a plus de rapport à la fauté& a 1 état du malade qu’on traite , celui de curecn a plus au mal & a 1 action de celui qui traitele malade. La cure est belle : la guérison est prompteSc parfaite. On dit de toutes les deux qu’elles fontfaciles ou difficiles. Syn. Fr. La guérison a non-íeu-lemenr rapport aux maux opiniâtres 8c d’habitude,comme la cure , mais encore aux maladies légères8c de peu de durée. Plus le mal est invétéré , plus laeure en est difficile. C’est souvent plus à la force dutempérament, qu’à l’cffet des remedes qu’on doit saguérison. Voyez CuRE.
Guérison , au figuré , se dit de 1 esprit , de l’ame, 8cdu cœur. On ne doit penser qu a la guérison des bles-sures de l’ame. Arn. Pour achever ma guérison , neme parlez plus de l’ingratc que j’ai si ardemment ai-mée. Vill. Il faut au moins qu’ils fassent enfortcqu’elle soit courte : (la colère) de crainte que sielle duroit, elle ne leur fît des blessures profondes,
8c que la guérison n’en devînt plus difficile. Ab. de laTrape.
.GUÉRISSABLE, adj. m. 8c f. Qu’on peut guérir. S ana -..
Ce mot a la même origine que guérir, de l’Alle-mand waren , qui signifie conserver. Covarruvias ditque c’est un raor Arabe , qui vient de gar ou garaiqui signifie un trou , une sose, On pourroit avec beau*coup de vraisemblance íe dériver de gaYitè, mot déla balle Latinité, qui veut dire gardntin Le P. Lotbineau au Glollì de son Hist. de Bret. croit qué eémot, qui dans les vieux titres s’exprime en Látistpar gant a ,> gàriis,, feu circulas meenium urbis ,qui le prend pour l’enceinte des murs d’une ville, peutvenir de garth , qui signifie cn vieux Breton promoti'toiremontagne.
Guérite , est aussi une tèrrasse, ou un petrt dongeon»ouvert de tout côté , qui est élevé au-dessts d’un bâ-timent pour découvrir de loin.
On étend souvent la signification de ce mot, & ottle dit de tout lieu élevé, d’où 1 on peut découvrir kpays circonvoiíìn»
Je veux comme un autre StilitcMe guinder dans tine guérite :
Là , content & loin du tracas ,
Méprisant, comme il le mérite >
Le monde & ses trompeurs appas ,
Je le verrai du haut en bas.
P. Du CeiV®»
On dit proverbialement, gagner la guérite ; pstfdite, s’enfuir 8c chercher quelque lieu de lurete;GUERLANDES. f. f. pi. Terme de Marine. Ce íont despièces de liaison cintrées, qui se mettent au-dedai 1 *du vaisseau à travers de l’étrave, servant à fortifie8c entretenir la rondeur de la proue. On en met jk'qn’à trois au fond de cale , deux entre les écubie rS >8c unç fur le second pont. Les guerlandes doiven cavoir la même épaisseur que les baux. Quelque» 01on écrit & on prononce guarlandes 8c guirlandes.GUERLIN* f. m. Terme de Marine. C’est un
eabieau qui sert à rouet ou remorquer les vaille* 1 ^8c à d’autres usages. On l’appelle aussi hauseregrelin. <
GUERMENTER. ( se ) Vieux mot, qui signifie se P^ ^dre. C’est la même chose que guémenter. V°y eZmot.
v je guermentancu»
Des maux que nos deux cœurs entas f' .
AlaiM s '* 1
GUERNESEY, Voye% Gernesby.GUERNÉZIAISE. s. m. Nom que l'on donne entagne à uny espèce dç Us, 8c que le P. Feuff