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fut ordonné Prêtre Sc rais à Eischtct ou Aifchtet,nu Palatinat de Bavière. Quinze mois après en 741 ,ce lieu fut érigé cn Evêché, & S. Guillebaud en futsacré Evêque. Il mourut le 7 Juillet Tan 686 ou 687,âgé de 87 ans. Id.
GUILLEDIN. s. f. Cheval hongre d’Ângletcrre qui val’arable. Les courtes pour des prix se font sur des guil-ledins. En Latin Mannus totularius Anglicus.
Ce mot vient de l’Anglois gelding, qui signifie uncheval hongre y Sc qui a été formé de tagelde, quilignifie châtrer.
| f? GUILLEDOU, s. m. Terme familier & populaire,dont on se sert pour exprimer les parties de débau-ches, principalement pendant la nuit. Courir le guil-ledou j c'elì aller íouvent, pendant la nuit , dans deslieux de débauche.
Ménage croit que ce mot vient de gildonia, quiétoit une eípèce d ancienne Confrérie qui a encorelieu en quelques endroits d’Allemagne, où l’on fai-soit quelques festins Sc réjouissances; & comme cesassemblées étoient licencieuses, ou pouvoient serviede prétexte à d’autres débauches, on a appelé lesdébauchés des coureurs de guilledou.
GUILLÉE.s. f. f'óyqr .GuilÉe.
GUILLELMIN, INE. adj. Qui se dit d’une des bran-ches de la Maison de Bavière. Guillelminus, a. LaMaison de Bavière est divisée en deux'branches, dontPune poílède le huitième Electorat Sc le Palatinat duRhin, & l’autre est celle de Bavière, dont le Duc aété élu Empereur en 174a. La première s’appelle labranche Rodolphine, Sc la seconde la branche Guil-lelmine.
GUILLELMITE. s. m. Religieux de l’Ordre de S. Au-gustin. Les Religieux de l’Ordre des Augustins fontappelés Ermites de S. Augustin-, Sc comme il y enavoir anciennement de plusieurs sortes , selon les di-verses Réforlnes de l’Ordre de S. Augustin (com-me les Guillelmites, qui prenoient leur nom de S.Guillaume de Malâval, Sc les Jeanbonites, de S. JeanBon de Mantoue Sc autres) en l’an iaj6, AlexandreIV unit toutes ces Congrégations ensemble, Sc n’enfit qu’une, leur ordonnant de porter un même ha- .bit & un même nom. Injlitution des Ordres Reli-gieux, art. 46.
S. Guillaume de Mal aval, qui se retira dans la val-lée de Malaval, où il mourut, après avoir demeuréquatre ans dans ce désert, y donna commencementà l’Ordre des Guillelmites. Cette vallée s’appeloitl’Etable de Rhodes ; on lui a donné depuis le nomde Malaval ou Maleval. Elle est dans le territoire de ;Sienne, dans le Diocèse de Grosséto, à une lieue Scdemie environ de distance presqu’égale entre les vil-les dc Châtillon, de Pescaire, de Buriano Sc de Sca-rino. Ce fut en nyy qu’il se renferma dans cettesolitude. L’an ny6,un de ses disciples" nommé Al-bert , fe joignit à lui. Il mourut le dixième Févrierde 1 année suivante 11/7. Après ía mort, Albert &■Renaud continuèrent la vie solitaire Sc pénitentede Saint-Guillaume, & quelques années après,,divers autres s’étant joints à eux, il s’y fit un Mo-nastère dont l’Oratoire fut tiré du nom de Saint 7Guillaume, à cause des miracles qui le faisoientà son tombeau, sur lequel fut ensuite bâtie fine grau-,de Eglise par Grégoire IX, qui, dans le teqips qu’ilétoit Légat cn Toscane, sous le nom de Cardinal Hu-golip, en 12.17, avoir été témoin du conçours quis’y faisoit. Cette Eglise, nommée S- Guillaume, futdepuis érigée en Eglise Abbatiale. Les Religieux quien sortirent, Sc dont se forma un Ordre , qui déten-dit en France Sc en Allemagne, cri furent nommés,Guillelmites, non pgs du nom d u Saint, mais d u nomde son Eglise.
Grégoire IX leur donna la regie de S. Benoît ; cequi fut confirmé par Innocent IV, & ce qui empê-cha qu’ils ne fuíTent réunis, comme beaucoup d’au-tres Ermites, à l’Ordre des Ermites de S. Augustin.Les Guillelmites, qui avoient toujours suivi la règlede S. Benoît, ne voulurent point être incorporés avecles Augustins, lorsqu’Alexandrc IV réunit plusieurs
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Ermites, Sc en forma l’Ordre de S. Augustin. Ilsdemandèrent au Pape de pouvoir toujours demeurerdans leur mçme état, fous la règle de S. Benoit Scl’institut de S. Guillaume; ce qu’il leur accorda parune Bulle donnée à Agnanie l’an I2j6. P. Hélyot,T. III, c. 3. Urbain IV leur confirma cette grâce,Sc Clément IV les maintint aulìi contre les entrepri-ses des Augustins. Les Guillelmites obtinrent du Con-cile de Baie la confirmation de leurs privilèges. CetOrdre n’a plus qu’cnviron douze maisons en Flandre.P. Hélyot, T. If, c. / S.
Les Guillelmites font plus connus fous le nom deBlancs-Manteaux. Dicl. des Arts.
GUILLEM. Nom d’homme. Guillelmus. On dit par cor-ruption, S. Cuillem du désert, pour S. Guillaume,c’est S. Guillaume, Duc d’Aquitaine, que l’on nom-me ainsi. Voye% Guillaume.
GUILLEMET, f. m. Terme d’Imprimerie. Citation stnota. Ce font de petites virgules doubles, & quel-quefois renversées, qu’on met. en marge Sc à coted’un discours, pour marquer qu’il 11’est pas de l’Au-tcur du texte de l’ouvragc. Guillemet a été dit d’unnommé Guillimet, qui en fut l’inventeur : quelq ueS "uns disent guimets. MÉn,
03 “ Cette espèce de caractère est ainsi figuré ». Q UC1 'ques-uns fe servent de l’italique pour ces sortes d in-dications.
GUILLEMETTE. Nom de femme. Guilelma oulielma, Guilielma, comme dit Bollîus. Là secte dçGuillemette de Bohême parut à Milan daris le trei-zième siècle. Guillemette fe contrefit si bien toutefa vie, que, malgré ses impiétés, elle mourut enodeitfde sainteté l’an 1300, ainsi que porte la Chroniq liede Donat Bolsius, Sc non pas l’an nái, comme on adit dans le Moréri, & elle fut enterrée comme llllCSainte par les Moines de Cîteaux. Guillemette ave?André Séramire avoient un lieu souterrain, où ils assembloient toutes sortes de femmes, veuves Sc ma-riées , & de jeunes hommes. Guillemette, habilisen Prêtre, montoità l’autel,y récitoit plusieurs pn e 'rcs, après lesquelles on mettoit, par ordre dc Gmlemette, les chandelles fous le boisseau, Sc l’on con 1 'mettoit toutes sortes d’impudicites. Toutes les fer-mes qui venoientà ces astemblees, qu’on tenoit aval 11le jour, étoient aussi ordonnées Prêtresses, Sc pof'roient la tonsure cléricale. Ce fut un Marchand d?Milan, nommé Curad, qui ayant suivi un jour bfemme dans ces assemblées, découvrit toutes ces abo'
■ minations. Ayant doriné un repas à ceux de ses P 1 'rens, de ses amis Sc de ses voisins, dont il avoir v íjles femmes dans l’alsemblée où il s’étoit trouvé, 11décoëffa fa femme, & persuada à tous les autres d c* 1faire autant chacun à la sienne, & leur montra •tonsure cléricale qu’elles portoient. Il donna avis atout à Matthieu, Prince Sc Vicomte de Milan : Usquisition fit saisir André Séramitc, quí dans la q^ etion avoua qu’il y avoir onze ans que ces abonM 1 ^rions duroient. André Sc plusieurs autres couvain 1 - 11 .
des mêmes crimes, furent brûlés avec les os de
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lemette que l’on déterra. C’est ce qu’en rapporMl’an 1 zoo, la Chronique Bollîenne, écrite eIlVíl ^ eiòq ans après. Ruricelli n’accusc Guillemette qu c ,fanatisme, Sc le procès fait^par l’Inquisition, ne P AÍ ^point de crimes d’impureté. Ces malheureux sou^noient que Guillemette étoit le Saint-Espritqu’elle n’étoit morte que selon la chair ; qu’elstsusciteroit avant la résurrection générale, Sc 11,0 v0 ;troit au ciel à la vue de ses disciples; qu’clle ? f claissé un vicaire en terre, que c’étoit une b e Ln-de l’Ordre des Humiliés, nommé M. .. , fie-freda célébrerait la Messe fur le tombeasi dc ^ fL - e jmette, qu’elle ferait élevée fur la chaire de Nqu’elle éloignerait tous les Cardinaux, &q 11 c iatreroit que quatre Docteurs qui composeroien 1 1 ^
nouveaux Evangiles. Les disciples de Gni^ rcc ôte,lébroient fur son tombeau, le jour de la 1 ^ ^ }
celui de sa mort arrivée le jour dc S. Bart 1 -£ re
Sc celui dc la translation dc son corps du cjrndc Milan au couvent de Caravalle.