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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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G Y M

GUY

En termes de Grammaire , on appelle lettre gut-turale , celle qui fe prononce du gosier. Son guttu-ral. Le G & le Q font des lettres gutturales. La lan-gue Espagnole Sc la langue Allemande ont beaucoup .de lettres gutturales. La langue Françoise n’a pointd’aspiration forte , ni de ces lettres que les Doctesnomment gutturales. Bouh.

GUTTUS, f. m. Nom purement Latin, dont les Anti-quaires font obligés de fe servir , parceque nous n a-vons point de nom François qui y réponde. Guttus.C’étoit un vale dont le Sacrificateur fe fervoit chezles Romains pour prendre le vin des sacrifices, &le répandre goutte à goutte , d ou lui venoit le nomde Guttus , dit Varron, L. IV. De Ling. Lat. VoyezVigenère fur Tite-Live, T.Iyp. 1227. Le vaseque cet Auteur donne pour le Guttus , Sc qu il afait graver, est celui qu’on volt fur les médailles Scd’autrcs monumens antiques, qui s’alonge d’un côtéen couloir , ou en canal, comme pour faire tomberle vin.

GUTZKOW- Petite ville de la Poméranie Suédoise ,contrée du Cercle de la haute-Saxe. Gutskovia 3 Gut-zov 'tum. Elle est capitale du Comté de Gut\kow 3 Scsituée fur la rivière de Pêne, au midi de Gripfwalde,Sc à l’occident d’Anclan. Mat y.

Le Comté de Gutsow , Gutskovienfìs Comita-tus j petit pays de la Poméranie Suédoise , enHaute-Saxe. IÍ est borné au sud par le Duché deStétin j au levant par la rivière de Pêne , qui le sé-pare de l’île d’Ufédon ; au couchant par le Duchéde Bard, Sc par celui de Meckclbourg : il a au nordla mer Baltique. Ses lieux principaux font Gut\-kow } capitale , Gripív/alde, Loitz & Laflân. Maty.GWODAN ou GWOTAN. Voyei WODAN.

GUY.

GUY. Noyé ç Gui.

GUYABO ou GUYAVA. Voyc[ GuayAva.

GUYER ou GIAER. Petite rivière du Dauphine enFrance. Guja 3 Guivia. Elle prend fa source à lagrande Chartfeufe, coule le long des confins de laSavoie, arrose le Pont de Beauvoifin & S. Genis, &fe décharge peu après dans le Rhône. Maty.

GUYPUSCOA. Voyt\ Guipuscoa.

GUYTIS. f. m. Arbre du Brésil, dont il y a plusieursespèces'. Le premier est nommé Guytìs-Iba. Il estgrand, rameux , Sc surpasse le chêne cn hauteur,solidité Sc durée. Son écorce est grise ; ses feuillesfont rangées alternativement, oblongues, lanugineu-ses , ayant presque la figure d une langue. Son boisest employé par les Menuisiers. Ses fleurs lont dispo-sées comme un long épi, petites Sc jaunes. Son h uitest plus gros qu une pòmme , rond , mais inégal Scbossu , brun , rempli de pulpe molle , jaune, odo-rante , d’un goût doux & agréable, sentant le painnouvellement cuit. On l’appelle Guyú-coroya. Il ren-

, ferme un noyau gros comme un mus d’oie & de lamême figure ; & une amande blanche. .

Le second est plus petit que le premier; mais il estplus beau. On l’appelle Guyti-toroba. Ses feuillesressemblent à celles du Noyer , d’un vert agréableépaisses & lisses au toucher. Il porte beaucoup defleurs aux extrémités de ses rameaux. Elles font bel-les , grandes comme celles du tilleul , Sc de la mê-me odeur, jaunes. Son fruit est gros comme uneorange, mais de la figure d’une poire, inégal en fa su-perficie , de couleur purpurine, jaunâtre quand il estmûr, d.’un goût doux. Son noyau est gros comme unenoix grise luisante.

Le troisième est plus menu Sc plus bas que les pré-cédent Ses feuilles font oblongues, luisantes , gar-nies en-deflous de laine blanche. Ses fleurs font blan-ches Sc petites ; ses fruits, de la grosseur d’un œufde poule, font jaunes, peu charnus , Sc d’un goûtdoux» Son. noyau est ovale, velu & gros commehne noix, renfermant une amande seche, amère& astringente.

Tome IV.

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G U Z.

GUZ. f. m. C’est l’aune dont on fe sert à Mocha pourmesurer les longueurs. On l’appelle aussi Couit.

GUZARATE. Royaume. Voye\ Cambaye. On dit aussiGu\urate. Voyez cemor.

GUZUNTINA. Nom d’une partie du Royaume d’Al-ger, en Barbarie. Numidia nova. Elle comprend lesRoyaumes- dc Bugie & de Constantine.

GUZURATE. Royaume des Indes. La capitale de ceRoyaume est Amadabat, située parles 2.3 dégrésdelatitude , & les 1 i!S dégrés 30 minutes de longitude.Le Royaume de Gu^urate est abondant en grains ;011 y fait des toiles d’or Sc d’argent , Sc des étoffesde loie ; on y travaille en orfèvrerie, Sc en joyaux detoutes sottes.

‘ G Y.

GY LES NON AINS. Ga'icum Nonnarum 3 Ga'icumMonasterium. Ce lieu est dans le Gâtinois fur le Loin,à trois lieues de Moníargis. Il est ainsi nommé Gyles Nonains , parcequ’il y a un Monastère de No-nains , cest-àdire , de Religieuses ; Sc Gy s’est faitde Gàicum 3 Gaie , G ay , Gy. Dom.Morin, dansson Histoire de Gâtinois, écrit Gii. A quatre lieuesde Montargis est le bourg de Gii , où est un Prieuré& Monastère de Religieuses de l’Ordre de Saint Be-noît , qui dépend de l’Abbaye de Farmoutier en Brie.Ce lieu est fort ancien. Morin. Le Prieuré a hautejustice, moyenne Sc basse. Idem.

G Y F.

GYFHORN. Petite ville, avec un beau château. Gyf-hornia. Elle est dans le Duché de Lunebourg, enBasse-Saxe , au confluent de l’ifa dans 1 Aller, au le-vant de Zell, Sc au nord de Wolfcnbutel. Maty.

G Y G.

GYGÊS. f. m. Nom d’un faux dieu. Gyges. Hésiodedans fi Théogonie , v. 149 6* suiv. dit que Gygcsétoit fils du Ciel Sc de ía Terre , qu’il avoir centmains Sc cinquante têtes; qu’il étoit puillant, qu ilfe brouilla avec son père , que Saturne en colere lelia Sc Fenferma fous terre , que Jupiter le délivra ,qu il lui confia Sc à fes frères Briaree Sc Cottus , lagarde des Titans dans le Tartare. Voyez lí. v. 668734. Voflius , de Idolo/. £• III /■ 2. 3 dit que cestrois frères font des vents, que le nom Gygès vientde ce qu ils étoient renfermés fous terre ; car -/«•«"«signifie obscur 3 ténébreux.

G Y M.

GYMNASE, f. m. Lieu d’exercice, lieu où l’on fait desexercices du corps. §CT Ce mot fe dit des édificespublics chez les Grecs & chez les Romains , où ceuxqui vouloienr s’instruire s’exerçoient à lutter, àjetrerlc disque, Sc à d’autres jeux propres à fortifier lecorps. Gymnafium. On les nommoit ainsi à causede la nudité des athlètes, palestres , à cause de lalutte, Sc quelquefois thermes , chez les Romains ,parceque l’appartement des bains en faifoit partie.Les Gymnases ou Palestres étoient des espèces d A-cadémies entretenues aux dépens du public. La lesjeunes gens étoient fous la direction de di eicnsMaîtres , qui employoient les moyens les p us ef-ficaces , pour leur endurcir le corps aux Huguesdes jeux publics. Burette , Ac. des 1 . L. 1 . 1 , p.

Si l’on en croit Solon dans Lucien ,Anachars &Cicéron, de Orat. L. U > «• * ou J r s les Grecs ontété les premiers qui ont eu des Gymnases ; Sc en-tre les Grecs, les Lacédémoniens ; après eux les Athé-niens. Vitruve décrit fort au long , I. XV, c. r r 3comme les Gymnases étoient construits, Sc la formequ’on leur donnoit.

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