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Ce mot vient du Grec yu/twV<«.
GYMNASIARQUE. f. m. C’étoit le premier des Offi-ciers d’nn Gymnase, & celui qui en avoir la surin-tendance. Cymnasiarcha. C’est lui que Plaute appelleGymnafii Pr&feílus. Bacchid. Aci. III , Scen. 3 3 v.20. Ce Gymnafiarque régloit tout ce qui regardoit lapolice du Gymnase : il avoir juridiction sus les Athlè-tes & fur tous les jeunes gens qui venoient y appren-dre les exercices; il étoit le dispensateur des récom-penses & des châtimens ; & pour marque de son pou-voir sur ce dernier article, il avoir droit de porter unebaguette, & d’en faire porter devant lui par ses Be-deaux , toujours prêts à exécuter ses ordres, lorsqu’ils’agissoit de punir ceux qui contrevenoient aux loixathlétiques.
Il paroît même que cet Officier exerçoit dans leGymnase une eípèce de íacerdoce, & qu’il y prenoitsoin des choses lactées. Pausanias dit que le Gymna-Jîarque d’Olympie célébroit tous les ans l’anniversaired’iítolus.
Les prérogatives du Gymnafiarque alloient jusqu’àlui permettre de célébrer des jeux en son nom, com-me il est facile de le recueillir d’une ancienne inscrip-tion publiée par Fulvius Ursinus , où il est parlé deBâton le Gymnafiarque > qui avoit donné des jeuxgymniques en l'honneur d’Hercule ct de Mercurepour la santé du Prince , dans lesquels il avoit pro-
f >osé des prix pour les Combattans. Plutarque, dansa vie de Marc-Antoine, nous représente ce Romainau milieu d’Athènes, se dépouillant de toutes lesmarques de fa dignité pour prendre l’équipage deGymnafiarque, 8c en faire publiquement les fonc-tions. Burette , Académ. des Bell. Lett. Mém. T. /,
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Le Gymnafiarque n’étoit pas réputé Magistrat chezles Grecs. Le Gymnafiarque avoit fous lui deux Osficiers qui- l’aidoient au gouvernement du Gymnase.Le premier s’appeloit Xystarque,& l’autre Gymnaste.Voyey ces mots. Ils avoient fous eux plusieurs autresOfficiers subalternes, ou valets, pour le service oupour l’instruction de la jeunesse qu’on mettoit entreleurs mains. Le Citoyen préposé aux Athlètes s’ap-peloit Gymnafiarque , il fournilloit l’huile nécellairepour la lutte , l’un des jeux de la Bacchanale. Tour-
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Ce mot vient de yv^a'in», Gymnase, lieu d’excr-cice, & de , Gouvernement. Gymnafiarque ,celui qui a le gouvernement, l’intendancc d’unGym-nase.
GYMNASTE, s. m. L’un des Officiers du Gymnase.Celui qui enseignoit l’Art Gymnastique aux Athlè-tes. Gymnafta. On déíignoitpardifférens noms les Of-ficiers du Gymnase, destinés à l’instruction des Athlè-tes. Ils s’appelloienr Epiftats. , P&dotribœ 3 Gymnaste,Aliptí. j Iatralipta. Les anciens Auteurs emploientsouvent ces termes à-peu-près dans la même significa-tion ; cependant Galien établit une différence considé-rable entre le Gymnaste 8c le Padotriba. Le Gymnastejoignoit à la science des exercices un discernementexact de toutes leurs propriétés par rapport à la santé,au-lieu que le Padotriba , peu inquiet sur ce dernierarticle, bornoit ses connoissances au détail mécani-que de ces exercices, & ses foins à former de bonsAthlètes. Néanmoins la plupart des Auteurs confon-dent ces deux Officiers, ct Pollux entr’aimes, L.III 3 c. 3 0 j Secl. appelle Pédotribe 8c Gym-naste , celui qui presidoit aux lieux d’exercice, ct auxexercices mêmes. Acad. des Bell. Lett. T. I. Mém.p. 23s • Quoique les termes d ’ Alipta ct Iatralipta nemarquent originairement que ceux dont l’cmploi étoitd’oindre les Athlètes, ils le prennent aussi pour lesMaîtres d’exercices, c’est-à-dire, pour le Gymnaste &le P&dotriba. Voyez Cicéron , Epift. ad Famil. L.I, Ep. p 3 8c Aristote, Eth. ad Nicocl. L. //, c. 1.On ne doit pas s’imaginer que pour etre bon Gym-naste 3 il fur nécessaire d’avoir brillé dans les jeuxpublics ; on en trouvoir quantité de cette profes-sion, au rapport de Galien, qui n’étoient que derrès-médiocres Athlètes, ct que nulle victoire n’avoit
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jamais illustrés. Idem. L’antiquité nous a conserveles noms de plusieurs de ces Maîtres de Palestre, quel’on trouvera dans l’Agonistique de Dufaur, L. H»c. 6.
AY- GYMNASTÉRION ou SPELIARIUM. Endroitparticulier dans les gymnases , espèce de garde-robeoù l’on quittoit ses habits , soit pour le bain, loirpour les exercices, & où on les reprenoit ensuite.
GYMNASTIQUE, f. f. L’Art d’exercer le corps. Gym-nastica 3 Gymnastice. La lutte, la couríe appartien-nent à la Gymnastique. La Gymnastique comptenoit tous les exercices du corps. La course, soit 2pied , loi t à cheval, l’cscrime , le diíque ou le palet,la paume , l’exercice de la lance, &c. Aujourd’huinous pouvons y ajouter le mail, le balon, le vol an,la danse , la promenade, &c. On ne faisoit pointéesexercices nud du temps d’Homère. On avoit toujoursun caleçon. On ne commença à s’en palier qu’à la treu-te-deuxième Olympiade, & ce fut un nommé Orfip;pus qui en introduisit la coutume; car ayant été vaincupareeque son caleçon ou son campestre se défit ct l’cm-barrassa, il n’en prit plus, & les autres l’imitèrcnt dans .le fuite.
La partie de la Médecine qui régloit les, exercicesdu corps par rapport à la santé, s’appeloit auslì Gyf 1 'nastique. Elle traite des règles qui doivent s’obse r 'ver dans toutes sortes d’exercices pour la conservationde la santé. On dit que l’invcntion en est due à un cer-tain Hérodicus , originaire de Selymbre, ville deThrace , ou, selon quelques autres , de Tontine , enSicile. Harris. Hoífman compte cinquante*'cinqexercices de la Gymnastique. Jéiômc Mercurialis 3fait un excellent Traité Latin de la Gymnastique , in-titulé de Arte Gymnastica.
Gymnastique militaire, & Gymnastique médicinale’Ceux qui cultivoient la Gymnastique par rapport 3la guerre ou à la conservation de leur santé , n es’appeloient point Athlètes. L’on désignoit la G)#'nastique des Athlètes par différons noms : on l'app 6 'loit Athlétique : Gymnique,' à cause de la nuditédes Athlètes : Agonistique , à cause des jeux public?
( àyàntí) qui en étoient le principal objet, & à l’im'titution desquels est dû l’établistement de cette p 1 ' 0 'felîìon. Burette , Académie des Belles Lettres• s efréquent retour des jeux établis dans les princip 3 'les villes de la Grèce, est ce qui contribua leà mettre en crédit la Gymnastique des Athlètes*Idem.
Ces mots & les fuivans font Grecs , & vienne 1111de ytpiìs , nud ; pareeque pour faire ces exercicesplus librement, on quittoit ses habits, & qu’on lCmettoit ou nud,ou presque nud. Voyc{ MartiAGL. IIL 3 Ep. 67 3 8c on le frottoir dìruile. Tous ceSmots font nécessaires, & d’ufage dans des Ouvragesderudition.
GYMNIQUE, adj. Terme d’Antiquité. Gymnici'Qui appartient aux exercices du corps. Les jeux Oy’Tniques font ceux qui exercent le corps, comme j*course , la lutte. Ces mots de Gymnastique 8cGymnique ne le disent que des exercices de corpdes Anciens , & encore de ceux qui exercent tour 1corps : on ne le diroit pas de la Musique, qui n’exetqu’un organe particulier , <S’c. mais de la course ^chariots, de la danse, de l’exercice des lances,palet ou disque, & de la lutte , &c. Gymnicus • ^toient ces exercices qui se fuioient aux jeux Ov j eSpiques, Néméens,Pythiens & Isthmiens, atí iGrecs & chez les Romains , dans le Cirque, 8 e Qs’appcloient nbraôAo* en Grec, & QuinquertiuQuinquatrium en Latin. Les Athlètes íacrifioi e,, !^ a j_tes fortes de voluptés au désir de vaincre, ct • 0 jenttres d’escrime pousioient les loix qu’ils P^^^ffiatsfur ce point à ceux qui se préparoient all ^ C °[ 3e llesGymniques , jusqu’à leur défendre la vue df S .personnes , comme nous l’appvenons de S a 1,1 _sile. Académie des Belles Lettres , T. I > ^ et
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Gymnique, s. f. se dit auffi pour Gymnastique j
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